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À Babylone un jour dans un songe je fus transporté

1.
À Babylone un jour dans un songe je fus transporté,
Et l'idole Bel dans sa splendeur je vis.
Des brebis, de la farine chaque jour elle avalait,
Ainsi que des tonneaux de vin du pays.
Refrain:
Mais Daniel, calme et sans crainte,
Sourit, car il voit la feinte.
Pour les prêtres, que de plaintes
Quand la lumière de Dieu vint les frapper.
2.
Le roi adorait l'idole Bel et il dit à Daniel :
« Ne vois-tu pas ce qu'il mange chaque jour ? »
« Ô mon roi, du cuivre et de l'argile, voilà ce qu'est Bel,
Il n'est pas Dieu, il n'a ni vie, ni amour. »
3.
Sous la table on avait placé une porte dérobée,
Et les prêtres venaient se servir la nuit.
Mais les cendres, qui sur l'ordre de Daniel furent semées
Dévoilèrent à tous la supercherie.
4.
Il n'y a plus d'idole Bel à Babylone maintenant,
Et ses prêtres n'ont plus besoin de manger.
Le monde est-il pour autant délivré de ces errements ?
Non ! mais on dit « l'œuvre de Dieu » désormais.
5.
« L'œuvre de Dieu », ce sont des bâtiments et beaucoup d'argent,
Jésus se contentait de peu dans la vie.
Est-ce Bel qui est revenu pour ainsi tromper les gens ?
Quel « Daniel » dévoilera l'hypocrisie ?
Écrit par Johan O. Smith (publié en 1937)Composé par James M. BlackTexte © Stiftelsen Skjulte Skatters ForlagNorway ⋅ F