Laisse le vigneron couper et trancher

octobre 2025

Laisse le vigneron couper et trancher

« Je suis le vrai cep, et mon Père est le vigneron. Tout sarment qui est en moi et qui ne porte pas de fruit, il le retranche ; et tout sarment qui porte du fruit, il l’émonde, afin qu’il porte encore plus de fruit. » Jn. 15, 1-2.

C’est quelque chose que nous savons très bien, nous en entendons parler à presque toutes nos réunions et rencontres, nous chantons « Courbe moi ! Forme-moi ! », nous avons le désir de porter plus de fruit. Nous ressentons certainement aussi souvent que nous ne portons pas assez de fruit, que nous avons besoin d’être émondés pour en porter beaucoup plus. En réalité, nous devrions donc être très reconnaissants lorsque le vigneron intervient pour nous émonder. Cela devrait être une évidence que c’est bénéfique, que cela n’a que des avantages pour moi.

Mais les Écritures nous donnent de nombreuses exhortations pressantes qui montrent clairement qu’il ne va pas de soi que nous acceptions que le Seigneur nous traite de cette manière. « Mon fils, ne méprise pas le châtiment du Seigneur, et ne perds pas courage lorsqu’il te reprend ; car le Seigneur châtie celui qu’il aime, et il frappe de la verge tous ceux qu’il reconnaît pour ses fils. […] Nos pères nous châtiaient pour peu de jours, comme ils le trouvaient bon ; mais Dieu nous châtie pour notre bien, afin que nous participions à sa sainteté. » Hé. 12, 5-11. « Mes bien-aimés, ne trouvez pas étrange d’être dans la fournaise de l’épreuve, comme s’il vous arrivait quelque chose d’extraordinaire. » 1 Pi. 4, 12.

Pourquoi est-ce si difficile ? C’est peut-être parce que le vigneron choisit lui-même le sécateur dont il veut se servir, et là, ma nature humaine n’est pas d’accord. Si Dieu lui-même m’avait parlé directement du ciel dans une vision extraordinaire, je serais certainement resté humble et silencieux, et j’aurais accepté sa réprimande. S’il avait envoyé un frère ancien en Esprit et en vérité, un apôtre, pour me montrer ce qui doit être purifié, je l’aurais sans doute aussi accepté. Mais le fait est qu’il utilise le plus souvent d’autres sécateurs. Cela peut être dans la famille, le conjoint ou les enfants qui réagissent à quelque chose, peut-être même des enfants non convertis qui réagissent avec des opinions tranchées et peu de compréhension. Cela peut être dans la société, au contact des personnes et des situations que nous côtoyons au quotidien. Cela peut même se produire au beau milieu de la fraternité, peut-être sous la forme d’une réaction d’un frère ou d’une sœur qui, dans certains cas, devrait plutôt commencer par regarder la poutre dans son propre œil. Les sécateurs sont différents. Mais ce qui m’importe, n’est-ce pas ce que le vigneron veut émonder en moi, en utilisant précisément ce sécateur ? Le Seigneur n’a-t-il rien à m’apprendre précisément dans cette situation ?

« Laisse le vigneron couper et trancher pour que ton arbre porte de bons fruits. Et à la fête, avec l’olive pressée, tu viendras, oint d’huile fraîche et bénie. » LVS n° 342. C’est ici qu’est le chemin pour porter plus de fruit, pour avoir de l’onction dans notre vie et notre ministère.