Une paix qui surpasse l’intelligence
« Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ. » Ph. 4, 7.
La paix que mon intelligence conçoit n’est qu’une illusion de paix véritable. L’intelligence peut certes poser un cadre apaisé dans certaines situations et circonstances, mais au fond de moi, dans mon for intérieur, il n’y aura jamais de paix tant que le feu dévorant n’aura pas consumé tout ce qui relève de ma propre vie. Ma propre vie, ma chair, est comme mille bouches ; elle n’est jamais satisfaite, et peu importe à quel point l’intelligence s’efforce de trouver la paix, de nouvelles bouches s’ouvrent dès que je m’assois pour laisser place au silence. Je ressens alors toutes ces mille exigences, espoirs, rêves, attentes et pensées sur tout ce qui a été, qui est et qui sera. La vie propre est en perpétuelle quête d’être satisfaite. Une seule chose peut y mettre fin : la mort.
« Ainsi donc, Christ ayant souffert dans la chair, vous aussi armez-vous de la même pensée. Car celui qui a souffert dans la chair en a fini avec le péché. » 1 Pi. 4, 1. Peu à peu, je deviens ainsi divine et je prends les choses de manière divine. Et ceci, à la mesure de ma consécration et de mon humilité, et de la grâce que Dieu m’accorde, Mt. 11, 29 et Ja. 4, 6. Je dois prendre les choses de la même manière que Paul, et rejeter tout ce qui m’empêche de courir aussi vite que possible. 1 Co. 9, 24-25 et Ph. 3, 13-14.
Le chemin se resserre, et l’allégresse que procure le fait d’être née de nouveau se heurte bientôt à une montagne de chair qui, petit à petit, doit être livrée à la mort, au lieu de me fier à la façon dont mon intelligence s’arrange pour obtenir une fausse paix. Pour cela, nous devons être unis avec lui dans sa mort, afin de connaître la puissance de sa vie ! Pour chaque instant où j’ai été vigilante, pour chaque coup porté à l’ennemi, c’est une bouche de moins qui crie. Soit je suis dans le repos, soit j’entre dans le repos. « À celui qui est ferme dans ses sentiments tu assures la paix, la paix, parce qu’il se confie en toi. » És. 26, 3.
Je veux tirer profit des circonstances que je rencontre sur les chemins extérieurs pour cheminer sur le chemin intérieur, comme Paul l’a si magistralement exprimé ! C’est une marche magnifique qui mène à la joie et à la paix véritables ! Loué soit Dieu pour la parole de vérité, et parce que la sanctification est vraiment la solution à tous les problèmes de la vie !
« Mais maintenant, étant affranchis du péché et devenus esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sainteté et pour fin la vie éternelle. » Ro. 6, 22.
« Ayant donc de telles promesses, bien-aimés, purifions-nous de toute souillure de la chair et de l’esprit, en achevant notre sanctification dans la crainte de Dieu. » 2 Co. 7, 1.
« Empressons-nous donc d’entrer dans ce repos, afin que personne ne tombe en donnant le même exemple de désobéissance. » Hé. 4, 11.
« Mais le consolateur, l’Esprit-Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit. Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous donne pas comme le monde donne. Que votre cœur ne se trouble point, et ne s’alarme point ! » Jn. 14, 26-27.