Les membres et la puissance de la résurrection
Lorsque Jésus a dit qu’il allait reconstruire le temple en trois jours, il parlait de son corps terrestre. Jn. 2, 21. Il y a une grande puissance dans la volonté du Père. La nourriture de Jésus était de faire sa volonté. Chap. 4, 34.
Jésus a inauguré une nouvelle ère, tant pour la nourriture spirituelle que pour la vie éternelle. Il dit clairement à ses disciples : « Je suis le pain de vie. … Je suis le pain vivant … Celui qui mange ce pain vivra éternellement … Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang a la vie éternelle ; et je le ressusciterai au dernier jour. Car ma chair est vraiment une nourriture, et mon sang est vraiment un breuvage. Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang demeure en moi, et je demeure en lui. » Chap. 6, 48-56. Nous voyons ici comment le pain de Jésus devient nourriture, vie et salut pour ceux qui lui obéissent. Luc 9, 22-23 et Hé. 5, 7-9.
Dans Ro. 12, 1-2, Paul évoque le culte spirituel que nous sommes appelés à rendre : « Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable (spirituel, autre trad.). … Soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait. » En rendant ce culte spirituel, où j’offre mon corps comme un sacrifice agréable à Dieu, je prends part à la même vie éternelle que Jésus a reçue. Seuls ceux qui sont les membres de son corps terrestre peuvent avoir part à cette vie, comme l’écrit Paul dans les versets suivants : « Car, comme nous avons plusieurs membres dans un seul corps, et que tous les membres n’ont pas la même fonction, ainsi, nous qui sommes plusieurs, nous formons un seul corps en Christ, et nous sommes tous membres les uns des autres. » V. 4-5. Tous les membres du corps de Jésus sont en relation avec la même puissance de résurrection par laquelle le Père a ressuscité Jésus – la tête du corps. Car la puissance de Dieu qui a ressuscité Jésus nous ressuscitera aussi – puisque nous sommes les membres de Christ ! 1 Co. 6, 14-15. C’est pour connaître cette puissance que Paul a considéré toutes choses comme une perte ; et pour la connaître, il devait aussi prendre part aux souffrances de Jésus et être rendu semblable à lui dans sa mort. Ph. 3, 7-10. « En effet, si nous sommes devenus une même plante avec lui par la conformité à sa mort, nous le serons aussi par la conformité à sa résurrection. » Ro. 6, 5.
Quelle gloire nous avons le privilège de partager en nous chargeant de notre croix et en renonçant à nous-mêmes, ou, comme l’écrit Paul, en nous considérant comme morts au péché et vivants pour Dieu ! V. 11. Nous faisons connaissance de ce qu’est la volonté de Dieu dans nos circonstances : « Ce qui est bon, agréable et parfait. » Ce n’est que lorsque notre esprit est placé dans les lieux célestes que nous pouvons mener une vie aussi élevée, en tant que membres du corps de Christ ! Dans les circonstances de la vie, je peux me considérer comme mort au péché, mais vivant pour Dieu, et lorsque Christ paraîtra, je paraîtrai moi aussi comme l’un de ses nombreux membres, tous uniques, avec lui dans la gloire ! Ro. 6, 11-13 et Col. 3, 1-4.
Quand je crois en cela, que je me nourris de la parole de Dieu et que je lui obéis, je n’ai plus jamais de mauvaise journée, car je suis alors un membre du corps de Christ ! Car qui me maltraitera, si je suis zélé pour le bien ? Personne, car tout concourt à mon bien, puisque je vis d’une manière digne de ma vocation ! Ro. 8, 28-31 et 1 Pi. 3, 13.
Quel avenir glorieux ! Croyons en vérité aux promesses de Dieu et puisons notre nourriture quotidienne dans sa Parole, dans toutes les circonstances de la vie. 1 Th. 2, 13. Cela en vaut la peine, dès maintenant et pour l’éternité, car cette nourriture nous met en contact direct avec la puissance de la résurrection !