Garder une forme de serviteur
Il est écrit dans Ph. 2, 7 : « Mais il s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes ; et il a paru comme un vrai homme. » Jésus a pris une forme de serviteur lorsqu’il est venu sur terre. Il l’a gardée jusqu’à la fin. À la fin de sa vie, dans le jardin de Gethsémané, il a prié : « … non pas comme je veux, mais comme tu veux ! » Mt. 26, 39. Pour garder la forme d’un serviteur, il a dû s’humilier lui-même, obéir à ce que son Père lui disait dans son cœur. Ph. 2, 8. Jésus a ainsi inauguré le chemin du salut, qui permet d’être sauvé de tout l’orgueil qui est entré dans la chair par la chute originelle. Jésus dit : « Là où je suis, là aussi sera mon serviteur. » Jn. 12, 26. Il y a des forces énormes dans la chair, qui nous poussent à nous élever. Si je veux garder la forme d’un serviteur, je dois être attentif à la voix de Jésus en mon for intérieur et être là où il est. Dans ce cas, je dis toujours : « Non pas ma volonté » – pas mes opinions, pas mes propres raisonnements, aucun avis sur ce que devraient être les autres, ou comment les choses devraient être, etc.
Jésus est le chef, et nous sommes ses serviteurs. Je dois garder cette attitude jusqu’à la fin. Il y a toujours des pensées orgueilleuses à crucifier. La question est de savoir si la grâce m’est faite de trouver ma propre vie. Ce n’est qu’alors je pourrai perdre ma vie par la force de Dieu.
Le combat de Jésus est décrit dans Hé. 5, 7. C’est lui qui n’a jamais commis de péché, dans la bouche duquel il ne s’est jamais trouvé de fraude. Il a combattu jusqu’au bout, et il est écrit de manière tellement bénie : « … et il fut exaucé à cause de sa piété. » Je dois vivre dans cette piété si je veux garder jusqu’au bout la forme d’un serviteur. Pour cela, je dois reconnaître qu’il existe un terrible danger, celui de perdre sa forme de serviteur.
Il y a différentes périodes dans la vie, avec toutes sortes de circonstances extérieures. Paul parle de l’abondance, de la pauvreté, de la persécution, de l’honneur, du déshonneur, etc. Mais dans toutes ces choses, il restait un serviteur de Dieu. 2 Co. 6, 4-10. La piété me préserve de quitter cette forme de serviteur qui peut me garder à travers les différentes époques et circonstances de la vie. C’est par la piété que j’ai part à ce puissant salut auquel je suis appelé. M’abaisser moi-même, reconnaître que j’ai une chair où il n’habite rien de bon. C’est seulement par la piété que je peux m’approcher de Dieu pour qu’il reste proche de moi, et que je peux être affranchi de mon orgueil. Si je vis en sa présence, je peux voir mon orgueil, et je peux l’implorer pour en être affranchi.
Il est écrit dans És. 57, 15 : « Car ainsi parle le Très-Haut, dont la demeure est éternelle et dont le nom est saint : J’habite dans les lieux élevés et dans la sainteté ; mais je suis avec l’homme contrit et humilié, afin de ranimer les esprits humiliés, afin de ranimer les cœurs contrits. » C’est en de telles âmes que Dieu peut accomplir son œuvre de salut. Je dois aussi garder cette forme de serviteur dans mon ministère dans l’assemblée, avec les amis parmi lesquels Jésus m’a placé pour les servir, et non pour régner sur eux.
Plus loin, il est question du vrai jeûne au chapitre 58. On voit ici combien il est facile de quitter la position de serviteur, combien il est facile de commencer à imposer des fardeaux aux autres, à les enfermer dans ses propres pensées. V. 6-7. C’est le culte véritable de Dieu qui me permet de servir les autres, d’aider là où il y a un besoin. « Alors ta lumière poindra comme l’aurore, et ta guérison germera promptement ; ta justice marchera devant toi, et la gloire de l’Éternel t’accompagnera. Alors tu appelleras, et l’Éternel répondra ; tu crieras, et il dira : Me voici ! Si tu éloignes du milieu de toi le joug, les gestes menaçants et les discours injurieux. » V. 8-9.
Pour un tel serviteur du Seigneur, voici les promesses des versets 10 à 12 : « … alors ta lumière se lèvera dans les ténèbres, et ta nuit sera comme le midi. » Dans cette forme de serviteur, je peux contribuer à édifier et à servir dans l’assemblée, comme il est écrit au verset 12 : « … on t’appellera réparateur des brèches, celui qui restaure les chemins, qui rend le pays habitable. » Alors ceux qui m’entourent pourront se sentir en sécurité et bénis.