Dieu glorifie les malheureux en les sauvant

décembre 2025

Dieu glorifie les malheureux en les sauvant

« Éternel ! je n’ai ni un cœur qui s’enfle, ni des regards hautains ; je ne m’occupe pas de choses trop grandes et trop élevées pour moi. Loin de là, j’ai l’âme calme et tranquille, comme un enfant sevré qui est auprès de sa mère ; j’ai l’âme comme un enfant sevré. Israël, mets ton espoir en l’Éternel, dès maintenant et à jamais ! » Ps. 131.

Apprendre la douceur, c’est apprendre à rester calme lorsque des fardeaux nous sont imposés ou lorsque nous rencontrons des tribulations dans la vie. Nous sommes alors dans le repos, avec une foi simple en notre Sauveur, qui nous mène exactement aux circonstances dont nous avons besoin pour participer à la sanctification que Dieu a en vue pour nous. On évite ainsi beaucoup de péchés et d’agitation, qui engendrent souvent des paroles vides et irréfléchies, nuisibles tant pour soi-même que pour les autres. « Si l’esprit de celui qui domine s’élève contre toi, ne quitte point ta place ; car le calme prévient de grands péchés. » Ec. 10, 4. Nous voyons le contraire en És. 57, 20 : « Mais les méchants sont comme la mer agitée, qui ne peut se calmer, et dont les eaux soulèvent la vase et le limon. »

Les personnes douces ne sont pas faibles ; elles ont en elles un puissant esprit de victoire. C’est un esprit qui est précieux pour Dieu. Elles font l’expérience que cette confiance et ce calme renferment une grande force. És. 30, 15. « Par la lenteur à la colère on fléchit un prince, et une langue douce peut briser des os. » Pr. 25, 15.

« Que votre douceur soit connue de tous les hommes. Le Seigneur est proche. » Ph. 4, 5. Si on est conscient de cela, on reste silencieux et à l’écoute de ce que Dieu veut nous dire dans les différentes situations que nous rencontrons au quotidien. C’est dans cette attitude que vivait Jésus, et il a ainsi reçu de Dieu des paroles de délivrance qu’il pouvait donner à la femme surprise en flagrant délit d’adultère. La femme a ainsi été secourue, et les scribes ont été remis à leur place. Jn. 8, 7-11.

C’est une bénédiction incroyable que l’agitation de notre âme peut être remplacée par un esprit doux et paisible. C’est là que réside le salut de l’âme, loin de toute agitation et de toute inquiétude. Ce n’est qu’en plaçant notre confiance en Dieu et en croyant fermement en sa parfaite direction que notre âme, avec toutes ses inquiétudes, peut parvenir au calme. Il arrive des choses dans la vie que l’on ne comprend pas. Nous devrions alors suivre l’exemple de David et ne pas nous étonner des choses qui nous dépassent et qui nous semblent étranges. Cela veut dire en d’autres mots : s’humilier sous la puissante main de Dieu. Apprendre ces choses est une énorme bénédiction, tant pour nous-mêmes que pour les personnes que nous côtoyons.

Il est significatif que Jésus mette l’accent sur la douceur et l’humilité lorsqu’il nous dit ce que nous devons apprendre de lui. Nous trouverons alors du repos pour notre âme. Mt. 11, 29. Nous comprenons qu’il s’agit là de vertus fondamentales et indispensables à ceux qui veulent apprendre de Jésus. Sur cette base, un disciple pourra avancer vers toute la plénitude que Dieu a en vue de lui donner.

« Car l’Éternel prend plaisir à son peuple, il glorifie les malheureux en les sauvant. » Ps. 149, 4.