Notre responsabilité
Il y a parmi nous beaucoup d’enfants et de jeunes. Lorsque les parents présentent leur nouveau-né dans l’assemblée pour qu’il soit béni, nous nous associons volontiers à la prière adressée à Dieu à cette occasion. A cette bénédiction s’attache toutefois une responsabilité. Nous avons en effet notre part de responsabilité à l’égard de tous les enfants et des jeunes qui grandissent dans l’assemblée. Lorsqu’on tient un petit enfant dans ses bras, à ce genre d’occasion, on sait que beaucoup de choses l’attendent. L’enfant est lui-même plein d’espoir, mais on sait que des déceptions l’attendent. Dans ce monde mauvais, les enfants ne manquent pas de rencontrer beaucoup de choses qui les blessent, les font souffrir et les déçoivent. Mais quant à nous qui nous associons facilement à la bénédiction qui est prononcée sur les petits enfants qui sont présentés dans l’Assemblée, se pourrait-il que quelqu’un d’entre nous les déçoive ? Quelqu’un d’entre nous, où que ce soit, veut-il être une déception pour les enfants qui grandissent au milieu de nous ? Crions tous ensemble : Non, et encore non !
Les enfants et les jeunes s’imprègnent de la doctrine, et ils savent bien comment les choses devraient être. On a vite fait de décevoir « un de mes frères », de tromper l’attente d’un enfant ou d’un jeune. « Mes frères sont perfides comme un torrent, comme le lit des torrents qui disparaissent. » Job 6, 15. Et nous lisons encore dans le même passage : « Les caravanes se détournent de leur chemin, s’enfoncent dans le désert, et périssent. Les caravanes de Théma fixent le regard, les voyageurs de Séba sont pleins d’espoir ; ils sont honteux d’avoir eu confiance, ils restent confondus quand ils arrivent. » v. 19–20.
Pensons à ces caravanes, tous ces nombreux voyageurs, qui sont arrivés et qui ont été déçus ! Ils ont péri parce qu’ils cherchaient de l’eau et n’ont rien trouvé. Le torrent était sec. Quel sérieux et quelle responsabilité !
Chacun de nous porte une part de responsabilité dans ce domaine. Ayons de la crainte, et aimons Dieu de façon à avoir toujours de l’eau, des fleuves de bénédiction ! Ne soyons pas indifférents ! Ne décevons pas ces âmes qui nous entourent ! Oh ! que la fraternité dans chaque assemblée locale puisse être comme un torrent riche en eau, comme un nid où chacun se sent à l’abri, comme une oasis qui ne déçoit pas ceux qui y cherchent un refuge !
Et cette responsabilité ne concerne pas seulement les enfants. Elle s’applique aussi à tous ceux que nous rencontrons sur notre chemin. Ne voyons-nous pas ces « voyageurs » qui attendent de l’eau pour pouvoir se rafraîchir ? Comme c’est magnifique de pouvoir être comme un torrent débordant d’eau pour eux ! Et les uns pour les autres ! Voilà où s’exerce notre responsabilité.
Au début de l’épître aux Éphésiens, Paul prie pour que la grâce et la paix soient données à l’Assemblée. Il dit ensuite qu’il remercie et prie Dieu pour eux avec joie. Et il était persuadé que Dieu allait accomplir l’œuvre qu’il avait commencée en eux. « Il est juste que je pense ainsi de vous tous, parce que je vous porte dans mon cœur. » C’était donc juste, naturel et évident pour lui d’avoir autant de bonnes pensées pour eux tous, des pensées pures, pleines d’espérance et de reconnaissance. Et pourquoi était-ce si évident ? Parce qu’il les portait dans son cœur ! S’il m’est difficile d’avoir de bonnes pensées, des pensées positives sur mon frère, si j’ai plutôt des pensées négatives et sombres, je peux aussi bien me dire à moi-même : il est juste que j’ai des pensées négatives de mon frère, puisque je ne le porte pas dans mon cœur. Lorsqu’on sent sa responsabilité et qu’on porte les autres dans son cœur, cela a pour conséquence qu’on trouve juste, naturel et facile d’avoir de bonnes pensées. C’est là qu’est notre responsabilité, et cela nous permet de nous développer. Quand on porte les autres dans son cœur, on en retire soi-même un développement ! Puissions-nous sentir notre responsabilité.