Horten, le 29-11-1926
Cher frère, Edvin Bekkevold
Paix !

Merci beaucoup pour ta bonne lettre ouverte, que j’ai bien reçue. Je ne veux pas dire que la lettre était ouverte, mais que tu y as vidé ce que tu avais sur le cœur, de sorte que celui-ci était ouvert.

Cher frère, j’ai toujours eu une pleine conviction que c’est Dieu qui t’avait placé là où tu es à Oslo, et je suis convaincu que tu as toujours consacré toutes tes capacités et toutes tes forces à ce travail. C’est Dieu seul qui pourra te récompenser pour cela. Tu peux être certain que le travail va continuer à progresser à l’avenir, régulièrement et sûrement. Le levain doit lever et le grain de sénevé doit pousser, malgré tous les obstacles. Je crois qu’avec le temps, tu trouveras un bon soutien et de l’aide chez plusieurs des frères. Cela prend du temps avant qu’ils arrivent au repos et qu’ils trouvent leur champ de travail. Soyons un peu patients avec eux ; ils n’ont pas encore été beaucoup mis à l’épreuve pour voir s’ils sont stables dans ce qu’ils entreprennent. Le fr. Bratlie est peut-être l’un de ceux qui t’apportent le plus d’aide – après les fr. Jensen et Hågensen. Dieu t’a donné une bonne épouse, qui depuis son enfance est familière avec ce travail. Cela aussi, c’est une grande grâce.

J’ai reçu une lettre du fr. Aslaksen aujourd’hui. Il pense partir mercredi à Brevik et ensuite à Sandefjord. Le fr. Ellefsen est rentré de son voyage à l’Ouest. Il est allé de Trondhjem à Molde, où on l’a reçu avec joie. Les frères Fuglseth et Løvfald l’ont ensuite accompagné à Ålesund, où il a assisté à deux réunions du dimanche. Lundi, ils ont fait une réunion exceptionnelle parce qu’il était là. Le fr. Juliebø (junior) et un autre frère ont passé pas mal de temps avec Ellefsen à l’hôtel. Il a eu l’impression que les amis de Ålesund aspiraient à être en relation avec nous dans l’Est du pays. Ils étaient juste un peu vexés parce que G. W. n’avait pas été accueillie comme ils l’auraient souhaité. Cela passera certainement. Le fr. Ellefsen a dit qu’ils avaient eu des réunions bénies. C’était bon aussi à Moldøen. Il y avait énormément de travail de tous côtés. Le fr. Kvalheim et sa femme étaient extrêmement reconnaissants pour la visite. À Bergen, tout un groupe l’a accompagné à la gare. Il se pourrait bien qu’on ait une conférence à Molde pendant les vacances d’été. Kvalheim et Madsen trouvaient que ça n’irait pas de la faire à Bergen ou à Moldøen. Nous verrons ce qu’est la volonté de Dieu dans cette affaire. Je crois qu’il est temps maintenant que Ålesund reprenne contact avec nous.

La sœur Nancy Diesen, qui était à la conférence (missionnaire en Inde) continue à venir aux réunions. Elle est souvent à la maison pour des entretiens. Vendredi soir, c’était apparemment un jour décisif pour elle. Elle tremblait littéralement quand elle a entendu parler de l’opprobre de Christ et d’y prendre part. Mais elle est revenue hier et elle a dit qu’elle voulait prendre un jour à la fois. C’est certainement une âme profondément sincère.

En Amérique (Portland, Oregon ?, USA) le fr. Ananias Kvalheim travaille avec 6 ou 7 âmes, dont une femme missionnaire qui est rentrée de Chine parce qu’elle n’avait pas la force qu’elle trouvait qu’elle devait avoir. Cette femme est devenue heureuse et c’est l’une des plus zélées. Je connais le fr. A. Kvalheim du temps où il était à Moldøen. C’est un homme pieux tranquille, agréable et réservé.

Salue ta femme et les amis.

Salutations cordiales de ton frère

J. O. Smith