(manuscrit original non disponible)
Paix !
Merci beaucoup pour ta bonne lettre, que j’ai reçue aujourd’hui avec les lettres jointes des frères Bekkevold et Andreas Nilsen. J’ai aussi reçu des lettres de Drøbak et d’Oslo, et d’autres m’ont donné des nouvelles de Fredrikstad. Ils ont tous été fortifiés, et cela me réjouit beaucoup. Dieu t’a donné un ministère excellent, cher frère, selon sa prescience et son appel éternel.
J’ai moi aussi beaucoup pensé à l’humilité, comme tu l’écris. Le souhait et le désir de mon cœur, c’est de descendre au fur et à mesure que les assemblées se développent. C’est en ayant paru comme un simple homme que Jésus s’est abaissé. Voilà le secret de tout progrès : « être caché » et « descendre ». Les assemblées doivent se développer, et elles le feront. Les lois concernant le levain et le grain de sénevé vont s’accomplir. C’est inévitable. La parole de Dieu doit s’accomplir dans les moindres détails, et c’est ce qu’elle fera. Mais tout va dans la même direction et de la même manière qu’au commencement. Comme tu l’as dit à la conférence, c’est là un travail de construction.
Le fr. Th. Ellefsen dit qu’il y a énormément à faire sur la côte ouest. Il est possible qu’il y ait une conférence à Molde pendant les vacances d’été.
La sœur *** a été soumise à un traitement de choc vendredi dernier. Nous avons parlé de l’opprobre de Christ. Elle était toute tremblante et bouleversée en pensant qu’elle devait avoir part à cet opprobre. Lorsqu’elle est rentrée chez elle le soir, je ne savais pas si elle reviendrait. Tout était sens dessus dessous. Mais elle aspirait à revenir nous voir, et elle est venue hier, dimanche soir. Elle nous a dit qu’elle avait pris la décision de prendre un jour à la fois et de laisser venir les choses. Maintenant, on peut lui parler de toutes sortes de choses, autant qu’on veut. Pendant que je travaillais avec elle, ce que représente le fait de poser le fondement dans une personne est devenu tellement vivant pour moi. Paul a posé le fondement comme un sage architecte. Ceux qui ne recherchent rien de plus que le pardon des péchés n’ont pas reçu le fondement dans leur vie. C’est pourquoi il n’y a pas non plus d’édifice. Il faut poser le fondement avec une pleine connaissance de l’opprobre de Christ. Je crois que la sœur *** est très sincère. Je comprends que l’amour de l’Esprit pour les amis l’a saisie.
Quand il faut poser le fondement dans le cœur d’une personne, il ne faut laisser à la nature humaine ni racine ni branche. C’est un traitement dur, si on veut faire les choses radicalement. Et si on n’est pas radical, tout reste boiteux et n’est fait qu’à moitié.
Salue Andreas Nilsen et les amis. Salutations cordiales. Ps. 104, 10.
Bien à toi,
J. O. Smith