Paix.
Merci pour ta bonne lettre. Il n’y a rien de nouveau pour l’instant. L’autre nuit, la petite Lydia a eu des convulsions pendant toute une heure. Pendant un moment, sa respiration s’est arrêtée et elle a commencé à bleuir. C’était effrayant. Elle va de nouveau bien. Je crois que c’est parce qu’elle faisait ses dents.
Le fr. Berg est à la maison et il part ce soir. Il a été à Moldøen sur le patrouilleur. Il est certainement arrivé là-bas à un bon moment, car Kvalheim a été beaucoup fortifié, d’après ce qu’il écrit. Ils se sont séparés de Oldeide et de ceux qui veulent le suivre, si bien qu’ils vont maintenant encore mieux que d’habitude. Berg m’a donné deux longs manuscrits. Tu verras si tu peux en tirer quelque chose. Si tu ne peux rien en faire, il veut les récupérer, dit-il. Il y a beaucoup de bonnes pensées, mais elles sont mal développées. Il y a beaucoup à réécrire, et il faut supprimer certaines choses. Je crois qu’il faut que nous en tirions parti, mais cela doit uniquement être signé W. B. Berg a été trois fois chez Kvalheim. À Bergen, il a rencontré trois sœurs de Aalesund. Et ce soir, il doit partir pour Bergen et il continuera sans doute jusqu’à Haugesund. J’ai reçu aujourd’hui une lettre du fr. Strømme. C’était bien de recevoir des nouvelles. Je t’envoie cette lettre que tu me renverras peut-être plus tard. Je dois relire les épreuves. Klara Wold était ici dimanche.
J’ai trouvé juste, jusqu’à nouvel ordre, de ne pas aller aux réunions chez Karl P. J’ai dit ce que je pense de ce genre de choses, c’est qu’on est enflé d’orgueil. Je n’ai pas appris à connaître Christ de cette manière. Il faut laisser du temps aux gens avec qui on travaille et être indulgent à leur égard. Cela fait mal d’en être réduit à cette extrémité, mais on ne peut guère faire autrement. Toute sa parenté selon la chair est de son côté ; les autres ne viennent pas. À l’exception de madame Berg, qui ne sait pas de quoi il retourne. Peut-être qu’il aura maintenant le temps de rentrer un peu en lui-même.
Il n’y a plus grand monde sur qui il peut dominer et plus grand monde à critiquer s’il se retrouve maintenant face à son propre travail. « Et puissiez-vous régner, en effet, afin que nous aussi nous régnions avec vous ! » s’applique remarquablement à cette situation. Mais sans nous vous avez commencé à régner.
On va voir comment les choses évoluent. Comme Paul, j’aimerais être incapable, si seulement K. P. était capable. Mais j’ai malheureusement trouvé autre chose.
Salue les amis.
Salutations cordiales de ton frère
JohanJe me réjouis que cela aille bien avec la sœur Susanne Norum. Salue-la et dis-lui merci pour sa lettre. Je crois que tout va s’arranger.
La sœur Norum écrit que Jésus n’utilisait ni tableaux ni photographies. Dis-lui que Jésus n’avait pas non plus l’habitude de voyager à bord d’un vapeur ou par le chemin de fer. Il n’utilisait pas non plus la lumière électrique, ni des miroirs sur les murs, etc., etc. Si nous devons nous en prendre à ce genre de choses extérieures, ce sera affreux. Si cela fait partie des bons enseignements que la sœur Norum a reçus par l’intermédiaire de Manassé, eh bien, qu’on mette tout ça au rebut, le plus tôt sera le mieux. Je ne peux pas recevoir quelque chose de bon de personnes qui ont moins de lumière que moi. La seule chose qu’on puisse recevoir est cette vieille règle : Ne touche pas, ne goûte pas, ne prends pas. Mais est-ce que cela peut être une chose à retenir ? Demande à la sœur Norum.
