Horten, le 14 septembre 1918
Cher frère, Aksel,
Paix.

Merci pour ta bonne lettre reçue ce matin. J’apprends que Susanne Norum est arrivée chez toi avec deux enfants. Je lui ai écrit et lui ai demandé d’accepter de l’aide spirituelle de ta part et de la part des amis de Drøbak. Je lui ai fait valoir qu’elle a dévié par rapport à ce qu’elle a entendu au commencement.

Elle est ainsi faite que lorsqu’elle entend la vérité, l’Esprit de Dieu travaille ensuite avec elle sans faire de bruit. On peut y aller fort, elle le supporte, si seulement c’est la vérité et qu’elle comprend qu’on veut son bien. Cherche à savoir ce que peut être cette doctrine de Manassé jusqu’à ce que tu saisisses la racine de cette folie. Je ne sais pas ce que ces gens enseignent. Son mari est pêcheur, mais il a quelques idées de grandeur, selon Strømme. Je ne me souviens pas l’avoir vu. Il n’est pas converti, mais il permet à sa femme d’aller aux réunions. J’aurais dû être à Sandefjord demain, mais je ne peux pas laisser Pauline seule. La sœur Langsholt (Inga) s’occupe très bien de la maison. C’est bien qu’elle soit venue. N’attends pas jusqu’à ce que je vienne ; tu dois délier S. N. toi-même. La foi se montre sûre de remporter une victoire écrasante et c’est elle qui l’amènera à chanceler et à faire demi-tour.

Salue chacun des amis en particulier. Salutations cordiales.

Donne-moi rapidement des nouvelles.

Ton frère

Johan