Celui qui avait le droit de rachat dit donc à Boaz : Acquiers pour ton compte ! Et il ôta son soulier

Verset 8

Ça lui ressemble bien ! Il a ôté son soulier. On peut être sûr que Boaz a gardé son soulier au pied ; il n’était pas dépendant de ces innombrables coutumes et traditions d’Israël, que le peuple a préservées jusqu’aux jours de Jésus, et qui réduisaient à néant les commandements de Dieu. Cet homme se prenait sans doute pour un héros qui savait comment il fallait faire les choses extérieurement, même s’il a fait preuve de pure cupidité aux yeux de Boaz et à ceux de toutes les générations qui ont l’esprit d’intelligence. Les dix anciens de la ville devaient certainement comprendre par là que cet homme qui avait le droit de rachat était quelqu’un qui avait une opinion et qui savait la défendre et l’affirmer d’une manière digne, quand il le fallait, en ôtant son soulier.

Chère âme ! Ne cherche jamais à attirer l’attention des hommes sur toi par des choses extérieures. Cherche plutôt à te cacher, tout comme les chérubins se cachaient avec leurs ailes. Dans une telle position, tu peux chercher à tourner l’attention et les pensées des hommes vers Christ.

Dans les assemblées religieuses contemporaines, il y a plein d’interprètes de signes religieux, des tonneaux vides qui font beaucoup de bruit. Mais leurs fruits sont semblables à un avion qui traverse fièrement le ciel en faisant beaucoup de bruit, et qui fait lever les yeux à tout le monde. Une fois qu’il est passé, on reste là avec les oreilles remplies de bruit et une nuque raide, parce qu’on l’a regardé trop longtemps. Si tu ne vois pas que ce sont de simples jongleurs, c’est que tu es aussi aveugle qu’eux. Jésus les a vus, les prophètes ont combattu contre eux, Luther a passé sa vie à travailler contre eux. Toi, tu n’en vois pas un seul, et c’est probablement parce que tu te crois tellement pur que tu n’oses pas voir la réalité en face, pour ne pas être souillé.