Boaz passe à l’action
Alors Boaz dit aux anciens et à tout le peuple : Vous êtes témoins aujourd’hui que j’ai acquis de la main de Naomi tout ce qui appartenait à Elimélec, à Kiljon et à Machlon.
Celui qui avait le droit de rachat a joué son rôle, l’avion est parti, on en garde le bruit dans les oreilles, et tous les yeux se dirigent vers Boaz. Mais Boaz n’est pas de ceux qui cherchent à garder l’attention des gens dirigée sur leur propre personne ; il dirige les regards vers celui qui a droit de rachat et dit :
« Vous êtes témoins aujourd’hui que j’ai acquis tout etc. Vous avez bien vu qu’il a ôté son soulier ! »
Boaz a profité de l’occasion pour utiliser le signe de cet homme comme un signe contre lui. Celui qui avait le droit de rachat n’avait probablement pas imaginé qu’il en serait ainsi, mais c’est ce qui s’est passé. Le signe n’a pas servi à rassasier la chair, mais a été une arme contre lui-même.
Boaz connaissait celui qui avait le droit de rachat, il savait que les terres et les biens étaient profondément enterrés dans son cœur, malgré ce geste d’ôter son soulier. Il comprenait qu’il voulait se débarrasser de Ruth – et que c’était à cause d’elle qu’il devait renoncer au bien. Boaz agit en conséquence. Il évoque lui aussi en premier le champ et les biens, et prend à témoin les anciens et tout le peuple qu’ils étaient maintenant à lui, qu’il les avait achetés. Celui qui avait droit de rachat avait renoncé à ce droit et avait ôté son soulier pour attester que cette affaire était réglée. Il ne pouvait plus faire d’objections.
Notre Boaz céleste, Jésus-Christ, agit de même. Il commence par ce qui est attaché le plus fortement au cœur. Ce qui est étonnant, cependant, c’est que Boaz prend possession de ce que désirait de tout son cœur celui qui avait le droit de rachat. Notre Père céleste agit de la même manière avec nous. Si nous prenons soin de la pauvre Ruth, il nous fait hériter avec elle. Il faut compter sur le fait que la terre existe à cause de l’homme, et que ce n’est pas l’homme qui existe à cause de la terre. Celui qui prend soin de l’homme hérite donc aussi de la terre ; mais celui qui ne veut que la terre, mais pas l’homme, ne reçoit rien du tout. Celui qui avait le droit de rachat ignorait ces choses, c’est pourquoi il n’était pas apte à avoir le droit de rachat, puisqu’il était lui-même lié.
