Celui qui avait le droit de rachat abandonne
Et celui qui avait le droit de rachat répondit : Je ne puis pas racheter pour mon compte, crainte de détruire mon héritage ; prends pour toi mon droit de rachat, car je ne puis pas racheter.
Celui qui avait le droit de rachat aurait bien aimé ajouter des terres à ses biens pour renforcer son propre héritage, mais puisqu’il s’agissait de relever l’héritage d’un autre dans son champ, il n’a pas eu la force d’être au rendez-vous. « Je ne puis pas racheter pour mon compte, crainte de détruire mon héritage. »
C’est vrai. En suivant la voie de l’obéissance à la volonté de Dieu, on détruit son propre héritage, c’est-à-dire l’héritage auquel on peut prétendre selon la chair. Celui qui est vaniteux a beaucoup de choses à surveiller et à préserver. Si le « Moi » n’y trouve pas son compte de tous côtés, ça se brise. Combien tout culte rendu à Dieu devient mort, vide et insignifiant sous la coupe de ce grand « Moi » ! On a presque l’impression d’être étranglé. Si « Je » ne prends pas soin de mon propre héritage, « Je » perds tout. Mais ce « Je » ne comprend pas que c’est Dieu qui enracine et fortifie l’âme dans son propre héritage, quand elle a l’entendement de vouloir consolider un autre dans son héritage.
Cet homme qui avait le droit de rachat n’ose pas faire la volonté de Dieu, car à ses yeux cela revient à ce que tout ce dont il prend soin et tout ce qu’il aime se brise. Prends pour toi mon droit de rachat, dit-il, car je ne puis pas racheter.
