Boaz dit : Le jour où tu acquerras le champ de la main de Naomi, tu l’acquerras en même temps de Ruth la Moabite, femme du défunt, pour relever le nom du défunt dans son héritage

Verset 5

Nous voyons comment Boaz dévoile de plus en plus les opinions de l’autre détenteur du droit de rachat et qu’il met à nu son entendement. Il devenait clair pour tous les anciens à la porte que cet homme voulait le terrain. Il aimait les biens. Mais Boaz en vient maintenant au cœur de l’affaire.

Le jour où tu acquerras le champ de la main de Naomi, tu l’acquerras en même temps de Ruth la Moabite, femme du défunt, pour relever le nom du défunt dans son héritage.

Il ne s’agissait plus maintenant des intérêts propres, mais de servir les autres. Il ne devait pas relever son propre nom, mais celui du défunt. C’était cela qui était le plus important aux yeux de l’Éternel. Mais l’homme voulait relever son propre nom par le moyen du champ de son frère défunt. C’est là que se trouvait son mauvais entendement. Spirituellement parlant, il était un fratricide, qui aurait volontiers vu le nom de son frère effacé dans le monde, si seulement lui-même pouvait vivre et prospérer.

Si nous avons l’entendement de Christ, nous chercherons à aider les autres à acquérir un nom, chacun dans son héritage. Nous n’avons absolument aucun droit de relever notre propre nom dans l’héritage des autres. C’est du vol spirituel et c’est en opposition avec les lois de l’Esprit. Je peux être la personne principale dans mon propre héritage, mais je dois veiller à ce que les autres soient les personnages principaux, chacun dans son héritage. Comment faut-il comprendre cela ? demanderas-tu peut-être.

Si tu es plus doué que ton frère, si tu as un esprit plus fort que lui, tu as assez de force pour lui forcer la main et le dominer en esprit, de sorte que ce soit juste ton nom qui brille aux yeux du monde entier, les autres n’étant que ta queue. Mais tu ne dois pas utiliser ta force de cette manière. Tu dois aider ton frère, lui rappeler ce qu’il en est, être bon envers lui, pour qu’il puisse se développer et se plaire dans son propre héritage, comme une plante dans son propre jardin. Par cette bonté mutuelle et par l’aide que nous pouvons nous apporter les uns aux autres, nous pouvons tous – chacun dans son héritage – croître en lien avec la tête, pour arriver à un âge mûr en Christ.

Nous voyons ce qui se passe quand le prédicateur domine sur l’héritage des autres. Quand il meurt, tout meurt et tout devient silencieux, car chaque homme n’a pas été éduqué à devenir maître dans son héritage. Ils étaient des esclaves et payaient un impôt au prédicateur, qui dominait sur eux au lieu de les servir.

On allait maintenant voir si celui qui avait le droit de rachat prenait soin de ce qui appartient à l’Éternel et s’il voulait observer ses lois, ou s’il ne pensait qu’à lui-même et voulait trouver son propre avantage. Boaz le met vraiment à l’épreuve, en présence de dix des hommes les plus sages de la ville. Je m’imagine bien cet homme se recroqueviller dans l’étau chaque fois que Boaz serre un peu plus la vis.

Tous ceux qui cherchent leur propre intérêt se retrouveront un jour ou l’autre dans le même étau. Cherche donc à te sauver avant de parvenir à une situation aussi gênante, en présence de témoins. Nous faisons bien d’apprendre nous-mêmes à trouver la honte de notre nudité, avant qu’elle soit mise à nu et exposée aux yeux des autres.