La puissance d’une vie impérissable
« Cela devient plus évident encore, quand il parait un autre sacrificateur à la ressemblance de Melchisédek, institué, non d’après la loi d’une ordonnance charnelle, mais selon la puissance d’une vie impérissable ; car ce témoignage lui est rendu : Tu es sacrificateur pour toujours selon l’ordre de Melchisédek. » Hé. 7, 14-17.
Les sacrificateurs de la première alliance sont devenus sacrificateurs selon la loi d’une ordonnance charnelle. S’ils étaient issus la tribu de Lévi, et qu’ils ne présentaient pas de défaut corporel, ils avaient le droit de devenir sacrificateurs. Mais « notre Seigneur est sorti de Juda, tribu dont Moïse n’a rien dit en ce qui concerne le sacerdoce. » Selon la chair, Jésus n’avait donc pas le droit de devenir sacrificateur, mais il l’est devenu selon la puissance d’une vie impérissable.
Le prince héritier devient roi parce qu’il est né pour cela. Mais Napoléon est devenu empereur par la puissance de sa vie. Dans la première alliance, c’était la loi d’une ordonnance charnelle qui était déterminante, mais dans la nouvelle alliance, c’est la puissance d’une vie impérissable.
Jésus vivait cette vie de sacrifice. Ce n’était pas seulement quelque chose qu’il avait appris et qu’il devait prêcher ; non, cette vie, il la vivait. Melchisédek était sans généalogie, et toute la lignée de Jésus selon la chair – cette race humaine selon la chair qui avait tellement corrompu sa voie – a été offerte en sacrifice par la puissance de cette vie impérissable. C’est pourquoi Jésus était réellement un sacrificateur, établi par un serment : « Le Seigneur a juré, et il ne se repentira pas : Tu es sacrificateur pour toujours, selon l’ordre de Melchisédek. » Hé. 7, 21. Oh ! que cette œuvre a plu à Dieu !
Le corps de Christ – l’Église – croît par la puissance de cette vie impérissable. Chaque membre a une fonction qui lui a été attribuée. C’est Jésus qui établit dans l’Église les uns d’une manière, les autres de l’autre, chacun en fonction de la vie qu’il a vécue par cette puissance d’une vie impérissable. Ils sont ce qu’ils sont, personne n’y changera rien, et Jésus ne regrettera pas de les avoir établis dans ces fonctions.
C’est tout à fait autre chose que ce qu’on rencontre dans les différents partis religieux de nos jours. Dans ces milieux, on devient ce qu’on est par la loi d’une ordonnance charnelle – suivant ses capacités selon la chair – par un scrutin majoritaire. Si on a fait quelques études, si on sait bien s’exprimer ou si on a une bonne situation etc., il est facile d’obtenir une place ou d’être chargé d’une fonction. On devient facilement ancien ; mais si un jour cet ancien n’arrive pas à imposer ses vues, il demande à être relevé de ses fonctions ; ou bien, s’il a commis un scandale, il est destitué.
Comment quelqu’un qui est devenu ancien par sa vie pourrait-il demander à être relevé de sa position d’ancien ? Car il est ancien, c’est sa vie. Il est berger, il est évêque, car il vit une telle vie. Doit-il arrêter maintenant de garder l’Assemblée, d’être berger et de servir ? Doit-il commencer à vivre une autre vie ? Il pourrait le faire s’il était devenu ancien selon la loi d’une ordonnance charnelle, mais ce n’est pas possible s’il l’est devenu par la puissance d’une vie impérissable. Jésus ne regrette pas de l’avoir établi là où il est ; que peuvent donc bien faire les hommes ? Dans le corps de Christ, ils ne peuvent rien faire, mais dans les partis religieux, la majorité peut instituer et destituer.
Personne ne peut aujourd’hui devenir sacrificateur selon la nouvelle alliance grâce à sa formation ou son talent. Tout cela n’est qu’un succédané, un produit de remplacement. La parole de Dieu est cachée à l’intelligence naturelle. Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant les voies et les pensées de Dieu sont élevées au-dessus de nos voies et de nos pensées. C’est sur ces voies et dans ces pensées que nous devons pénétrer, mais nous n’y arrivons que par la puissance de sa résurrection. C’est uniquement par cette sagesse et par cette connaissance que l’on sert l’Église du Dieu vivant.
La Bible ne reconnaît que deux sortes de sacerdoces : le sacerdoce lévitique, et le sacerdoce selon Melchisédek. Tout le reste n’est que vanité et une œuvre humaine inutile.
