La foi transmise aux saints
Quelle est cette foi ? Nous pouvons tout simplement dire que c’est la foi « qu’il peut sauver parfaitement ceux qui s’approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur. » Hé. 7, 25.
« Il peut abolir le péché par son sacrifice ! » Hé. 9, 26.
« Maintenant le temps est venu, où tout peut être mis en ordre. » Hé. 9, 10. Voilà la foi qui a été transmise aux saints. Elle leur est donnée dans la nouvelle alliance en même temps qu’ils sont sanctifiés par l’aspersion du sang de Christ.
Lorsque Jude désirait écrire, il se sentait obligé d’exhorter les destinataires de sa lettre à combattre pour cette foi, parce que ceux qui s’étaient glissés parmi eux voulaient la leur arracher. C’est justement à cela que le mystère de l’iniquité est arrivé, dans une mesure effarante. Jésus avait certainement des raisons de dire : « Mais, quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? » Luc 18, 8.
Ceux qui veulent seulement être sous la couverture de la grâce, et qui ne veulent pas obéir, ne s’intéressent évidemment pas le moins du monde à ce salut parfait, ou à ce que tout soit mis en ordre. Non, cette foi juge leur vie, et c’est pourquoi ils font tout pour l’éliminer. Ces prédicateurs impies ont même réussi à faire admettre que c’est de l’orgueil de croire en une vie victorieuse. Et si, de nos jours, quelqu’un a goûté à ce salut de la nouvelle alliance et qu’il dit avec Paul : « Mais grâces soient rendues à Dieu qui nous donne toujours la victoire par Jésus-Christ », 1 Co. 15, 57, il est considéré comme un orgueilleux et comme quelqu’un qui est juste à ses propres yeux. Ou bien on lui dit : Oui, c’était en Christ, mais ce n’était pas Paul. – Par une telle réponse, ils t’ont enlevé la foi, d’une manière mystérieuse, et tu es de nouveau convaincu que Paul ne parlait que de la couverture, et non d’une victoire personnelle.
Ou si tu dis : « Soyez mes imitateurs, comme je suis imitateur de Christ », les gens répondent simplement : « Bien sûr, Paul pouvait dire cela, mais nous, nous devons nous contenter de ramper jusqu’au pied de la croix. » Ou bien si tu cites : « Ce n’est pas que j’aie déjà atteint la perfection, mais je cours, pour tâcher de la saisir », on réplique : « Bien sûr, nous devons tâcher de la saisir, mais nous n’y arriverons jamais. » Ou bien : « afin que vous soyez parfaits et accomplis, sans faillir en rien. » « Oui, c’est écrit ainsi, mais est-ce que tu as déjà vu quelqu’un de parfait ? »
Remarque bien que dès que tu parles dans la foi qui a été transmise aux saints, tu rencontres une terrible opposition de la part de la prostituée. On te présente alors aussitôt comme quelqu’un qui rejette la grâce et le sang, et qui veut se sauver par ses propres œuvres. Et devant un tel traitement inique, presque tout le monde se laisse terrasser.
Mais Paul nous a appris comment nous pouvons discerner ces loups iniques (sans loi) : « Veillez donc, vous souvenant que durant trois années, je n’ai cessé nuit et jour d’exhorter avec larmes chacun de vous. »
« Je n’ai désiré ni l’argent, ni l’or, ni les vêtements de personne. » Ac. 20, 29-35.
Ces pasteurs et évangélistes iniques peuvent pleurer et t’exhorter à venir sous la protection du sang de Christ ; mais ensuite, ils ne prennent pas réellement soin de toi pour que tu obtiennes la victoire ou que tu deviennes une nouvelle créature, à part les commandements qu’ils te donnent pour que tu ne fasses pas trop de scandale. Si seulement tu donnes la dîme, tu es un excellent membre. Mais si tu viens te plaindre de tes défaites, et que tu cherches conseil, ils te répondent seulement : « Ne regarde pas à toi-même, ne regarde qu’à Jésus. Lui, il est ta justice. L’œuvre de Golgotha tient bon, frère ! » Et ces mercenaires ne s’occupent plus de toi. Si tu exhortes, ils crient : « Prêche Christ ! Nous ne pouvons tout de même pas aider Dieu dans le salut, non, il est parfait et gratuit. Alléluia ! »
Compare la manière actuelle de prêcher avec celle des apôtres, peut-être que tes yeux s’ouvriront et que tu pourras être sauvé du mystère de l’iniquité, avant qu’il ne soit trop tard. Écoute ceci :
« C’est lui que nous annonçons, exhortant tout homme, et instruisant tout homme en toute sagesse, afin de présenter à Dieu tout homme, devenu parfait en Christ. » Col. 1, 28.
« Au reste, frères, soyez dans la joie, perfectionnez-vous, consolez-vous, ayez un même sentiment. » 2 Co. 13, 11.
« Epaphras ne cesse de combattre pour vous dans ses prières, afin que, parfaits et pleinement persuadés, vous persistiez dans une entière soumission à la volonté de Dieu. » Col. 4, 12.
« Afin que l’homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne œuvre. » 2 Ti. 3, 17.
Est-ce que tu peux voir comment la foi de la nouvelle alliance brille clairement, comme du cristal, à travers les prédications, les exhortations et les consolations des apôtres ? Nous pourrions continuer à accumuler les citations à l’infini. Mais vois-tu aussi la nécessité de combattre pour cette foi qui a été transmise aux saints une fois pour toutes ? Plus que jamais cette exhortation est valable : « Pour vous, bien aimés, vous édifiant vous-mêmes sur votre très sainte foi, et priant par le Saint-Esprit, maintenez-vous dans l’amour de Dieu, en attendant la miséricorde de notre Seigneur Jésus-Christ pour la vie éternelle. » Jude 20-21.
Et voici encore quelques exemples : « Ce qui est bon, je le sais, n’habite pas en moi, c’est-à-dire, dans ma chair ; j’ai la volonté, mais non le pouvoir de faire le bien. Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas. » Ro. 7, 18-19.
Beaucoup de ceux qui ne veulent pas entendre parler d’une victoire sur le péché se cramponnent à ces paroles. Nous ne pouvons pas devenir meilleurs que Paul, disent-ils. Ils ne comprennent pas, ou ne s’occupent pas du contexte dans lequel sont situées ces paroles de Paul. Paul ne dit pas qu’il n’habite rien de bon en lui, mais qu’il n’habite rien de bon dans sa chair. Sinon, Paul parle beaucoup du bien qui habite en nous, auquel nous avons eu part par cette très sainte foi. Philémon, verset 6 ; Ro. 15, 14 ; Ph. 1, 11.
Paul ne parle pas du péché conscient dans Ro. 7, mais de la sanctification – du fait de marcher de lumière en lumière. Il dit : « Je ne sais pas ce que je fais. » V. 15. Et : « Si je fais ce que je ne veux pas, ce n’est plus moi qui le fais, c’est le péché qui habite en moi. » V. 20.
Lorsque tu mens, ou lorsque tu es coléreux ou offensé, tu ne peux pas dire : « Je ne sais pas ce que je fais, ce n’est pas moi qui le fais, c’est le péché qui habite en moi. » – Non, à ce moment-là, tu sais très bien ce que tu fais, et le péché qui habite en toi – dans ta chair – a alors pris place dans ton cœur, et c’est bien toi qui es offensé, en colère, etc. Tu ne sers pas seulement le péché avec ta chair, mais aussi avec ton entendement. Paul, lui, ne le faisait jamais. V. 25. Cependant le péché dans la chair exerçait son influence dans les domaines où Paul n’avait pas encore été éclairé, et dans une plus grande lumière, il voyait qu’il avait fait des choses qu’il haïssait. Son entendement n’y avait pas participé. Il appelle ces œuvres les actions du corps, et il les faisait mourir par l’Esprit. Ro. 8, 13. Mais toi qui fais le mal, tout en sachant que c’est du mal, tu es un serviteur du péché, et tu ne peux absolument pas te comparer avec Paul dans Romains 7. Mais par cette foi qui a été transmise aux saints, tu seras affranchi, pour que tu ne sois plus esclave du péché, et tu deviendras un esclave de Dieu. Ro. 6, 22. Nous devons croire davantage à la puissance du sang et de la grâce qu’à la puissance du péché et de Satan. Ro. 5, 17.
Les Écritures ne disent nulle part que les enfants de Dieu sont des pécheurs. Au contraire ! « Celui qui pèche est du diable. » 1 Jn. 3, 8-10.
Mets la lumière sur le chandelier et combats pour cette foi qui a été transmise aux saints dans la nouvelle alliance.
