Un si grand salut

« Car, si la parole annoncée par des anges a eu son effet, et si toute transgression et toute désobéissance a reçu une juste rétribution, comment échapperons-nous en négligeant un si grand salut, qui, annoncé d’abord par le Seigneur, nous a été confirmé par ceux qui l’ont entendu. » Hé. 2, 2-3.

Dans ce passage, nous voyons de nouveau que l’apôtre compare l’ancienne alliance avec la nouvelle, et qu’il attire notre attention sur le fait que dans cette dernière, le salut est bien plus grand. La question qui se pose est donc de savoir quelle est la grandeur de ce salut.

« Car celui qui sanctifie et ceux qui sont sanctifiés sont tous issus d’un seul. C’est pourquoi il n’a pas honte de les appeler frères. » Hé. 2, 11.

Un si grand salut ! Car Jésus, notre souverain sacrificateur céleste, est celui qui sanctifie, et nous sommes ceux qui sont sanctifiés, et il n’a pas honte de nous appeler frères. Lorsque nous voyons ce que nous sommes dans 1 Co. 1, 26-29 et 6, 9-11, nous avons un aperçu de la grandeur de ce salut. La condition, c’est que tu veuilles entrer dans l’alliance, que tu veuilles te laisser sauver. « Et le Seigneur ajoutait chaque jour à l’Église ceux qui se laissaient sauver. » Ac. 2, 47 (trad. norv.). En lisant 2 Th. 1, 7-10, nous comprenons un peu combien ils serviront à « la louange de sa gloire », eux qui étaient auparavant esclaves de toutes sortes de convoitises, mais qui ont été sanctifiés et ont reçu part à la nature divine. Mais nous y voyons aussi quel est le sort de ceux qui ne sont pas fidèles envers l’alliance. Si, dans l’ancienne alliance, la désobéissance entraînait la malédiction, combien pire ce sera dans la nouvelle alliance !

Le salut est tellement grand que Jésus fera « paraître devant lui cette Église glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irrépréhensible. » Ép. 5, 26-27. Quel jour ce sera lorsque Jésus viendra chercher l’Église – ces hommes déchus qui se seront laissés sauver, à qui Jésus aura donné la victoire et qu’il aura sanctifiés, de sorte qu’ils seront sans tache, ni ride –, lorsque Jésus les amènera devant la face du Père et se présentera avec toutes ces personnes en disant : « Me voici, moi et les enfants que Dieu m’a donnés. » Hé. 2, 13.

Le salut est si grand que nous serons assis avec Jésus sur le trône comme lui-même s’est assis avec son Père sur son trône. Ap. 3, 21. « En effet, ce n’est pas à des anges que Dieu a soumis le monde à venir dont nous parlons. Or quelqu’un a rendu quelque part ce témoignage : Qu’est-ce que l’homme, pour que tu te souviennes de lui, ou le fils de l’homme, pour que tu prennes soin de lui ? » Hé. 2, 5-6.

Le salut est si grand que le monde à venir sera soumis aux hommes que Jésus a sanctifiés. Tous ces hommes ont cessé de parler de ce monde. Ils l’ont abandonné lorsqu’ils sont entrés dans la nouvelle alliance, et ils ont alors commencé à parler du monde à venir. En est-il ainsi pour toi quand tu es à table avec tes enfants, quand tu es en chemin, quand tu te lèves ou quand tu te couches ? Il fallait qu’il en soit ainsi dans l’ancienne alliance, combien plus alors dans la nouvelle ! De. 6, 6-9.

Tu ne pourras pas être sauvé si tu ne le veux pas ; mais si tu le veux vraiment, sache que nous avons un tel agronome – un tel souverain sacrificateur – qui peut sauver parfaitement ceux qui s’approchent de Dieu par lui. Hé. 7, 25.