Jésus comme souverain sacrificateur

Le premier acte de Jésus comme souverain sacrificateur a été d’entrer dans les cieux mêmes – le vrai lieu saint – et d’obtenir une rédemption éternelle. Alors, le diable – Satan – a été précipité du ciel, lui qui accusait les saints devant Dieu nuit et jour. Ap. 12, 7-11, Luc 10, 18. Jésus a ainsi purifié les cieux par son sang. Maintenant, c’est lui qui se présente devant la face de Dieu, non pas pour nous accuser, mais pour intercéder en notre faveur. Hé. 7, 25, 9, 11-28.

Que Dieu « vous rende capables de toute bonne œuvre pour l’accomplissement de sa volonté, et fasse en vous ce qui lui est agréable, par Jésus-Christ. » Hé. 13, 21. Jésus apparaît ici comme médiateur. Nous sommes le champ de Dieu. Jésus nous a rachetés pour Dieu par son sang. Il est clair que Dieu veut cultiver son champ maintenant, et c’est par Jésus-Christ qu’il travaille, qu’il accomplit ce qui lui est agréable.

Si nous voulons retenir l’image du champ, nous pouvons comparer Dieu à un grand propriétaire, et Jésus à un gérant ou à un agronome. L’agronome est dans le bureau avec le propriétaire et discute avec lui de la façon de cultiver les différents champs. Ensuite, il sort, et il met tout en œuvre, selon la volonté du propriétaire. Mais l’agronome a aussi beaucoup de collaborateurs. Il y a tout d’abord le Saint-Esprit, et ensuite ceux qu’il a établis dans l’Église, ceux qui, par l’obéissance, ont été sauvés et formés comme agronomes – ses frères – les sacrificateurs de Jésus-Christ. Mais lui-même est le souverain sacrificateur.

Le gérant ne doit pas seulement mettre en pratique les plans du propriétaire, il doit aussi présenter des résultats. On peut dire que le propriétaire désire un profit.

« Édifiez-vous pour former... un saint sacerdoce, afin d’offrir des victimes spirituelles, agréables à Dieu par Jésus-Christ. » 1 Pi. 2, 5. Nous voyons que les fruits retournent à Dieu par Jésus-Christ.

Considérons quelques exemples d’offrandes spirituelles : « Par lui, offrons sans cesse à Dieu un sacrifice de louange, c’est-à-dire le fruit de lèvres qui confessent son nom. Et n’oubliez pas la bienfaisance et la libéralité, car c’est à de tels sacrifices que Dieu prend plaisir. » Hé. 13, 15-16. « J’ai été comblé de biens, en recevant par Epaphrodite ce qui vient de vous comme un parfum de bonne odeur, un sacrifice que Dieu accepte, et qui lui est agréable. » Ph. 4, 18. Nous pouvons également dire que ce sont tout simplement les fruits de l’Esprit. Ga. 5, 22.

« Le point capital de ce qui vient d’être dit, c’est que nous avons un tel souverain sacrificateur, qui s’est assis à la droite du trône de la majesté divine dans les cieux, comme ministre du sanctuaire et du véritable tabernacle, qui a été dressé par le Seigneur et non par un homme. Tout souverain sacrificateur est établi pour présenter des offrandes et des sacrifices ; d’où il est nécessaire que celui-ci ait aussi quelque chose à présenter. » Hé. 8, 1-3.

Les sacrificateurs de la première alliance ne présentaient pas seulement des sacrifices d’expiation ou de culpabilité, mais ils présentaient également des sacrifices d’actions de grâces, des holocaustes et des offrandes. Chaque homme venait avec une corbeille remplie des choses dont Dieu l’avait béni. Et lorsqu’il venait avec cette corbeille, il témoignait devant le sacrificateur de la bonté de Dieu envers lui, qui l’avait fait sortir de la servitude en Égypte et qui avait accompli envers lui toutes ses bonnes paroles. En d’autres termes, il témoignait que Dieu avait tenu ses engagements dans l’alliance, et comme il respectait également ses propres engagements, cela lui donnait de l’assurance pour demander des bénédictions encore plus grandes. De. 26.

« Il est nécessaire que celui-ci ait aussi quelque chose à présenter. » C’est clair. Il faut que le travail de l’agronome et les champs qu’il a achetés produisent un résultat. Tout le monde comprend cela lorsqu’il s’agit des choses terrestres.

Si nous plaçons cette image dans le contexte de Ro. 5, 10, elle devient aussi claire spirituellement. On pourrait interpréter le verset de la façon suivante :

« Car si, lorsque nous étions une terre inculte, nous avions été rachetés pour le propriétaire, par la mort de l’agronome, à plus forte raison, étant achetés, serons-nous cultivés par la vie de l’agronome. »

Oui, si sa mort a donné de si grands résultats, quels ne seront pas ceux de sa vie devant la face du Père ! Mais s’il ne peut pas récolter des fruits chez nous, et si nous ne portons que des épines et des chardons – des œuvres de la chair, Ga. 5, 19, nous savons que la colère, les soucis, l’avidité, l’avarice, etc. ne sont pas des choses que notre souverain sacrificateur céleste peut présenter. Le propriétaire demande alors dans quel état sont les terres de Démas et celles de Diotrèphe. – L’agronome intercède alors pour eux, et conseille de nouvelles méthodes – peut-être pourront-ils porter des fruits à l’avenir.

« Mais à présent que vous avez connu Dieu, ou plutôt que vous avez été connus de Dieu. » Ga. 4, 9.

Le terrain fait connaissance avec le propriétaire quand l’agronome commence à le cultiver ; mais à combien plus forte raison le propriétaire apprend-il à connaître le terrain par les fruits que l’agronome lui présente ! Ap. 3, 5. Est-ce que les champs de Timothée et de Démétrius ont été récoltés ? demande-t-il. Oui, ce sont des champs précieux dans lesquels nous devons investir encore plus. Jn. 15, 2.

Tu demandes que Dieu te bénisse, c’est bien, mais cela ne vaut pas les louanges que d’autres adressent à Dieu pour toi. Il y en a qui sont continuellement pauvres. Ils n’ont jamais rien à donner, ni des choses temporelles, ni des choses spirituelles. Il faut que d’autres personnes les aident, et ils ont pour ainsi dire l’idée fixe qu’ils ne possèdent rien. Ils doivent constamment recevoir. De telles personnes ne peuvent pas devenir autre chose que pauvres. Si tu veux devenir riche, il faut semer et semer. Aussi peu de blé qu’un paysan puisse avoir, il vaut mieux qu’il le sème plutôt que d’en faire du pain. S’il le sème, il pourra en faire plus tard autant de pain qu’il voudra ; mais s’il ne sème pas, il souffrira de la faim.

Si tu ne donnes pas du peu que tu as, afin que d’autres puissent glorifier Dieu à cause de toi, tu seras toujours dans le besoin, quand bien même tu prierais beaucoup. Lis 2 Co. 9, 6-15. C’est par les actions de grâces que de nombreuses personnes font monter vers Dieu que le peu porte si richement du fruit. Paul priait lui-même, mais malgré tout, il demande aux Corinthiens qu’ils l’assistent dans leurs prières, « afin que la grâce obtenue pour nous par plusieurs soit pour plusieurs une occasion de rendre grâces à notre sujet. » 2 Co. 1, 11. Voilà quelque chose d’utile. Le propriétaire pouvait ainsi voir que la grâce sur le champ de Paul n’avait pas été donnée en vain. 1 Co. 15, 10.

Je confesse l’Évangile de Christ par le fruit de ma vie, de même que ce qui pousse témoigne de ce qui a été semé. 2 Co. 9, 13. Voilà la lettre de Christ qui peut être lue par tous. 2 Co. 3, 2-3. Ne soyons pas un déshonneur pour notre souverain sacrificateur céleste. Lui qui nous a réconciliés avec Dieu par sa mort, il nous sauvera à plus forte raison par sa vie devant le Père, à cause de nous. Soyons reconnaissants lorsqu’il travaille avec nous, lorsqu’il nous châtie, afin que nous participions à sa sainteté – le fruit paisible de justice. Hé. 12, 10-14.

« Et je vous ai établis, afin que vous alliez, et que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure, afin que ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donne. » Jn. 15, 16.

Ces fruits paisibles de justice demeurent. Ces fruits qui sont présentés au Père par notre souverain sacrificateur céleste deviennent nos trésors cachés dans les cieux, où aucun voleur ne peut pénétrer ni voler. Nous devenons riches en Dieu. Voilà le résultat magnifique d’une vie vécue dans ce monde pécheur.

« C’est aussi pour cela qu’il peut sauver parfaitement ceux qui s’approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur. » Hé. 7, 25. Oh ! considère combien est grand ce Melchisédek – Jésus, notre souverain sacrificateur céleste. Hé. 7, 4.