Quand romps-tu l’alliance ?
Dans la première alliance, Dieu savait que les Israélites ne pouvaient pas faire tout ce qui était écrit dans le livre de l’alliance. C’est pourquoi il avait prescrit tous ces sacrifices pour le pardon des péchés. Il y avait des sacrifices d’expiation et de culpabilité lorsqu’ils transgressaient les commandements, et lorsqu’ils péchaient, cela leur coûtait un bouc sans défaut, ou une chèvre, etc. Il y avait aussi le grand jour de l’expiation, où le souverain sacrificateur entrait dans le lieu très saint. Ce n’était qu’une fois par an. Ce jour-là tout était expié, leurs péchés inconscients et leurs péchés conscients.
Ces sacrifices étaient tous l’ombre du sacrifice véritable que Jésus devait apporter. Et jusqu’à ce que Jésus vienne, ils ont continué ces sacrifices qui faisaient partie de l’ombre, et qui ne pouvaient jamais ôter le péché et transformer leur vie. Mais par eux, ils vivaient dans la connaissance et dans l’attente, et ils mûrissaient pour pouvoir un jour accepter la nouvelle alliance.
Aussi longtemps qu’ils gardaient l’alliance, ils étaient affligés de leur péché, présentaient fidèlement leurs sacrifices et observaient avec soin leur culte. Mais lorsqu’ils rompaient l’alliance, l’affliction au sujet de leur péché disparaissait. A ce moment-là, ils ne s’efforçaient plus de garder la loi, et ils ne se souciaient plus de présenter pour le sacrifice des animaux sans défaut. Et quand les choses allaient vraiment mal, ils sacrifiaient aux idoles.
Mais s’ils étaient infidèles, Dieu demeurait fidèle. 2 Ti. 2, 12-13. Il restait fidèle à son alliance et faisait venir sur eux toutes les malédictions et les chassait hors du pays. Il en est exactement de même dans la nouvelle alliance.
Le fait de tomber dans le péché n’est pas la même chose que de rompre l’alliance, mais si je commets le péché, je romps l’alliance. « Je vous écris ces choses, afin que vous ne péchiez point », écrit Jean. C’est donc cela qui est normal. C’est le salut de la nouvelle alliance, celui qu’on ne pouvait pas atteindre dans la première. Mais si quelqu’un pèche, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ, le juste, qui est une victime expiatoire pour nos péchés. 1 Jn. 2, 1-2. Mais il va de soi que cela ne me dispense pas de garder l’alliance, et cette alliance, c’est que je confesse le péché commis et que je sois fermement décidé à ne plus jamais le faire.
Si je me suis engagé à payer tous les mois une certaine somme à quelqu’un et qu’un mois, je ne peux pas le faire, ce n’est pas pour cela que j’ai rompu l’alliance si je vais chez lui pour lui exposer mon cas. Il voit que cela m’attriste, et il comprend bien que je n’ai pas rompu l’alliance, mais que je ne peux pas payer. Il me pardonne alors et me fixe un délai. Mais si je trouve que c’est bien commode et que je me dis : « Pourquoi me donner tant de peine pour payer ? Il est tellement bon et il pardonne volontiers », alors, la prochaine fois que je viendrai lui demander pardon, il verra bien que cela ne m’attriste plus. J’ai alors rompu l’alliance, et il fait venir la malédiction sur moi. – Dieu regarde au cœur, et il sait si tu as rompu l’alliance ou non.
On peut dire que la première fois, je suis tombé dans le péché, mais la deuxième fois, j’ai commis le péché. Celui qui pèche est du diable, dit Jean. 1 Jn. 3, 8.
Le péché est la transgression de la loi. J’agis contre la lumière que je possède. « Or, vous le savez, Jésus a paru pour ôter les péchés, et il n’y a point en lui de péché. » 1 Jn. 3, 4-6.
Jésus n’a jamais transgressé la loi. Il était sans péché, et maintenant il a paru pour mettre fin à nos transgressions de la loi. Et il est puissant pour faire l’œuvre pour laquelle il est venu, avec quiconque le veut.
La loi du péché est agissante lorsque tu tombes dans la tentation. Sois alors humble pour que la loi de la mort ne soit pas agissante à son tour. Car lorsque le péché est consommé, il produit la mort. C’est-à-dire : lorsque tu ne reconnais pas le péché et que tu n’en es pas affligé, il n’est pas non plus ôté. Le sang de l’alliance l’interdit. Le fruit reste alors attaché et il mûrit – il produit la mort. Tu as rompu l’alliance, et le péché crée une séparation entre toi et Dieu. Ja. 1, 14-15.
Mais en Jésus-Christ la loi de l’esprit de vie nous a affranchis de la loi du péché et de la mort. Ro. 8, 2. C’est pourquoi « quiconque demeure en lui ne pèche point. » 1 Jn. 3, 6. Mais si tu aimes le monde et les choses qui sont dans le monde, tu ne peux pas faire autrement que de pécher, et l’amour du Père n’est pas en toi. Petits enfants, que personne ne vous séduise, écrit Jean à ce sujet. Gardez-vous des idoles !
Ceux donc qui, dans la première alliance, peinaient, se fatiguaient et s’affligeaient, étaient fidèles dans l’alliance, et c’est à eux que Jésus dit : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. » Tous les autres avaient rompu l’alliance, ils n’étaient pas non plus en mesure d’entrer dans la nouvelle.
Il en est encore ainsi de nos jours. Tous ceux qui ne s’affligent pas de leur transgression de la loi – de leur péché – ne sont pas dignes de la nouvelle alliance. Ou bien ils ne sont jamais entrés dans la nouvelle alliance, ou bien ils l’ont rompue. Jésus ne peut pas les sauver et leur donner du repos.
