La vanité des pensées

Voici donc ce que je dis et ce que je déclare dans le Seigneur, c’est que vous ne devez plus marcher comme les païens, qui marchent selon la vanité de leurs pensées. Ils ont l’intelligence obscurcie, ils sont étrangers à la vie de Dieu, à cause de l’ignorance qui est en eux, à cause de l’endurcissement de leur cœur. Ayant perdu tout sentiment, ils se sont livrés à la dissolution, pour commettre toute espèce d’impureté jointe à la cupidité. V. 17-19.

La plus grande plaie pour l’impie, c’est la vanité de ses pensées (le vide de son entendement, autre trad.). Il se sent seul et abandonné. Seul un nouveau péché peut mettre un peu d’animation, un court moment, pour laisser ensuite encore plus de condamnation et plus de vide. Même la demeure de l’impie témoigne de ce vide, car il a chassé la bénédiction de sa propre vie et de sa maison.

L’Esprit de Dieu travaille inlassablement pour se rappeler au souvenir de l’âme, en toute occasion, mais quand on ferme sans cesse son cœur à sa voix bénie, on devient de plus en plus insensible et de plus en plus ignorant en ce qui concerne les voies de Dieu à l’égard de l’homme. On perd pour finir tout sentiment de honte à l’égard des choses dont on devrait justement avoir honte. L’entendement est vide et désolé, et la condamnation est oppressante.

On peut endurcir son cœur envers la voix de Dieu jusqu’au point de ne plus ressentir de condamnation quand on commet les péchés habituels. Ce n’est que si on plonge plus profondément dans le péché que la conscience fait de nouveau entendre ses mises en garde.

Celui qui est dans un tel état est mort dans ses transgressions et ses péchés. Une telle âme se trouve dans le royaume qui s’appelle la mort. Ce séjour des morts sera un jour jeté dans l’étang de feu. Ap. 20, 14. Quelle situation terrible !

Il sera rendu à chaque homme selon ses œuvres. C’est pourquoi l’apôtre nous exhorte à ne plus marcher comme les païens, qui marchent selon la vanité de leurs pensées.