Se dépouiller du vieil homme
Mais vous, ce n’est pas ainsi que vous avez appris Christ, si du moins vous l’avez entendu, et si, conformément à la vérité qui est en Jésus, c’est en lui que vous avez été instruits à vous dépouiller, eu égard à votre vie passée, du vieil homme qui se corrompt par les convoitises trompeuses. V. 20-22.
Il y a dans les Écritures beaucoup d’appellations qu’il faut bien noter, si on veut être capable de faire la part des choses. En effet, la parole de Dieu utilise des mots enseignés par le Saint-Esprit. Ce sont des mots très différents des paroles d’hommes, même si l’Esprit utilise des mots humains.
Il est question du corps du péché et du corps de la chair, des actions du corps et des œuvres de la chair, du vieil homme et de l’homme nouveau – également appelé l’homme de Dieu. Si on ne sait pas faire la différence entre ces différents termes, on finit par avoir une compréhension très embrouillée de beaucoup de choses.
C’est l’entendement de l’homme qui fait qu’une action peut être qualifiée « d’action du corps », « d’œuvre de la chair » ou « d’œuvre de Dieu ».
Si on a un entendement mauvais, on fait des actions mauvaises, c’est-à-dire les œuvres de la chair, avec le corps de la chair. Ces œuvres sont faites par « le vieil homme ». Lors de la nouvelle naissance, on se dépouille du corps de la chair, par la circoncision de Christ. Ce corps de la chair est enseveli avec lui par le baptême. Col. 2, 11-12.
Il ne faut absolument pas confondre ce « corps de la chair », dont on se dépouille, avec le « corps du péché », dont nous ne sommes pas débarrassés, tant que nous restons dans notre corps. Ro. 6, 6.
Les actions du corps ne sont pas faites par mon entendement nouveau, qui sert les lois et la volonté de Dieu. Mais c’est le péché (le péché originel, avec lequel je suis né) qui habite en moi, qui me rend captif de la loi du péché qui est dans mes membres, et qui me force à faire ce que je hais. Puisque je le hais et que Dieu le hait, nous sommes donc d’accord sur ce point. De cette manière, je fais mourir par l’Esprit les actions du corps, et je vivrai. Ro. 8, 13.
Il n’y a pas de condamnation pour ces actions du corps, puisque je les juge par l’Esprit, conformément à la loi de mon entendement, et que de ce fait j’en triomphe.
Le dépouillement du vieil homme consiste donc à toujours suivre la loi de Dieu selon mon entendement, et à faire mourir par l’Esprit les actions du corps.
