Le moindre de tous éclaire tout le monde
À moi, qui suis le moindre de tous les saints, cette grâce a été accordée d’annoncer aux païens les richesses incompréhensibles de Christ, et de mettre en lumière quelle est la dispensation du mystère caché de tout temps en Dieu qui a créé toutes choses. V. 8-9.
On est tellement habitué à l’hypocrisie et au mensonge que personne, sans doute, ne pense que l’apôtre parle sérieusement, quand il se désigne comme le moindre de tous les saints. Et pourtant, l’Esprit le poussait à s’exprimer de la sorte.
Il était en vérité très petit à ses propres yeux. La moindre pensée consacrée à soi-même, ou la moindre tendance à s’enfler d’orgueil, fait que l’Esprit se retire. Mais la dispensation du mystère que Paul annonçait lui avait été maintenant révélée en Esprit. L’Esprit ne rend témoignage d’aucun homme ; il ne rend même pas témoignage de lui-même. Il rend témoignage de Christ. Les révélations de l’Esprit exigent donc que l’on soit très petit à ses propres yeux. Si on veut s’arrêter sur ce que dit l’Esprit, faire des découvertes en Esprit, et servir tout de suite les autres avec ces découvertes, il faut que l’on ait une opinion modeste de soi-même.
Il sentait qu’il était donné en spectacle à la fois aux anges et aux hommes – qu’il était le rebut de tous. Cela provenait du fait que dans tout son ministère, il était poussé par l’Esprit à s’opposer à la chair des autres, pour l’apporter comme un sacrifice sur la croix. Cela lui apportait beaucoup d’opposition et de tribulations. Celles-ci, à leur tour, faisaient sur lui un tel effet qu’il se considérait comme le plus petit et le plus misérable de tous les saints.
On se sent misérable quand on rencontre de l’opposition de tous côtés. C’est pourquoi il est dit de Jésus qu’il a été tourmenté, frappé et rendu misérable. Et quand la vraie lumière ne témoigne elle aussi que de la misère qui est en nous, et exige de notre part de nombreux sacrifices, par les jugements de la lumière, la misère croît à un tel point qu’on se sent le moindre de tous les saints. Car on ressent l’opposition de la part des hommes pour ce qui est de l’esprit, et celle de Dieu pour ce qui est de la chair.
Dans un tel état, on est assez humble pour éclairer tout le monde, pour ce qui concerne la dispensation du mystère caché de tout temps en Dieu.
La dispensation devient claire par les jugements de la lumière. Le grand nombre des sacrifices, lié à un ministère de sacrificateur très varié, fait apparaître des procès où des jugements sont prononcés par la lumière et la perfection (les urim et les thummim). De cette manière, on s’en prend au péché dans la chair, et on atteint le but. C’est ce qu’a fait Dieu, quand il a envoyé son Fils dans une chair semblable à celle du péché, et à cause du péché, et qu’il a condamné le péché dans la chair. Ro. 8, 3.
La dispensation de cette lumière et de ces jugements reste encore un mystère de nos jours, car la chair se rebiffe quand elle fait l’objet d’un traitement aussi radical. Mais quand on souffre avec Christ, et que l’on supporte tout à cause de son nom, on exerce une dispensation de ces choses très secrètes et mystérieuses de l’autre côté du voile – sa chair.
Il y a là une dispensation d’heure en heure avec des valeurs vitales ; on ne cesse d’y perdre sa vie et d’y trouver sa vie. C’est cela qui rend cette dispensation beaucoup plus intéressante et passionnante que toute autre dispensation.
Oses-tu entrer et participer à cette dispensation ? Acceptes-tu de te laisser servir par le plus petit ?
