L’apôtre comme serviteur des païens
Ce mystère, c’est que les païens sont cohéritiers, forment un même corps, et participent à la même promesse en Jésus-Christ par l’Évangile, dont j’ai été fait ministre selon le don de la grâce de Dieu, qui m’a été accordée par l’efficacité de sa puissance. V. 6-7.
Dieu a conduit l’apôtre en Esprit, avec puissance, dans la connaissance du fait que les païens étaient cohéritiers et faisaient partie du corps. Il a vu en esprit comment le corps naturel était mis à part par l’Esprit comme sacrifice. Tu m’as formé un corps. Il a vu comment les païens étaient baptisés d’un seul Esprit pour former un seul corps.
Il a ensuite pénétré dans le corps, et il est devenu un sacrificateur de Jésus-Christ, pour les païens. L’œuvre de l’Esprit ne consiste pas seulement à baptiser pour former un seul corps ; il doit pénétrer dans le corps pour choisir les sacrifices. Dans ce travail, Paul était ouvrier avec Dieu, alors que l’assemblée elle-même était le champ de Dieu. Il dispensait l’Évangile de Dieu comme un sacrificateur, en n’éloignant pas son épée du carnage. Dieu choisissait des sacrifices, et l’apôtre s’acquittait du divin service, afin de conduire les païens par la foi à l’obéissance par la foi et les œuvres. Ro. 15.
Pour pouvoir servir comme sacrificateur, il fallait que Paul ait été lui-même mis à l’épreuve dans les domaines dans lesquels il devait aider les autres. La Parole de Dieu devait s’accomplir avec lui et en lui, pour qu’il puisse l’accomplir dans une pleine mesure dans les autres.
La connaissance relative au corps reste un grand mystère de nos jours ; combien plus grande est donc la connaissance relative aux sacrifices dans le corps ! De la même manière, le ministère par le baptême de l’Esprit devient grand, mais le ministère de sacrificateur dans le corps, par l’Esprit, devient encore beaucoup plus grand.
La gloire de l’héritage augmente en valeur suivant le nombre des sacrifices. Car plus on sacrifie, plus on est pieux, saint et pur.
Même si le corps est mis à part par l’Esprit comme un seul sacrifice entier, il n’en reste pas moins beaucoup de sacrifices à faire dans le seul corps, qui coûtent plus à sacrifier que le corps en entier.
Dieu a besoin de collaborateurs au cours de ce travail. L’avantage de l’apôtre sur les païens, de ce point de vue, était qu’il se sacrifiait lui-même par la puissance d’un Esprit éternel, comme Jésus lui-même, alors que les païens avaient besoin d’une aide pour présenter les sacrifices.
