Le mystère de Christ jadis et maintenant
Il n’a pas été manifesté aux fils des hommes dans les autres générations, comme il a été révélé maintenant par l’Esprit aux saints apôtres et prophètes de Christ. V. 5.
Il était impossible pour les anciens prophètes de comprendre les mystères de Christ comme ils étaient révélés maintenant à Paul par l’Esprit. Certes, l’Esprit de Christ qui était en eux attestait d’avance les souffrances de Christ et la gloire dont elles seraient suivies (1 Pi. 1, 11), mais il était impossible à l’Esprit seul, sans le sang, d’apporter à l’homme une compréhension de cette œuvre aussi profonde qu’il pouvait maintenant le faire pour l’apôtre, qui souffrait lui-même et qui était purifié dans le sang, au fur et à mesure que les révélations sur le mystère progressaient.
À l’époque à laquelle vivaient les anciens prophètes, l’Esprit n’avait pas encore frayé de voie au travers de la chair. Au lieu de rendre témoignage du sang et avec le sang, l’Esprit devait rendre témoignage du péché dans la chair, qui était la raison pour laquelle on n’observait pas la loi, puisqu’il avait la puissance de rendre la chair incapable de faire le bien.
Les anciens prophètes ont compris que Christ devait souffrir et mourir pour pouvoir s’en prendre au péché dans la chair.
Maintenant que l’Esprit avait été envoyé, Paul avait l’avantage de pouvoir marcher avec Christ sur la route nouvelle et vivante au travers du voile, qui est sa chair.
Au cours de cette marche, il acquérait une lumière et une connaissance du mystère de Christ qu’aucun des anciens n’avait été en mesure de recevoir. Car les innombrables sacrifices faits dans le corps mettent un terme définitif au péché, alors que les sacrifices faits en dehors du corps ne font que rappeler le souvenir du péché.
Paul était serviteur de l’Esprit et apprenait à comprendre l’opinion de l’Esprit. Mais l’opinion de l’Esprit étant l’opinion de Dieu, et l’opinion de Dieu étant l’opinion de Christ, Paul, en marchant selon l’Esprit, arrivait à la même opinion. Cela rendait la communion intime. Paul était attentif à la voix de l’Esprit, car il était bien disposé. Dieu a ainsi pu l’utiliser beaucoup, et de ce fait, Paul a eu sans cesse besoin de la lumière qu’il avait reçue, pour mettre de l’ordre dans toutes les questions difficiles au sein des assemblées. Et Dieu, qui répond à tous nos besoins selon la richesse de sa gloire, n’a pas été avare de révélations et d’intelligence à son égard. Il a donné à l’apôtre de contempler des choses glorieuses insondables, pour que cela le remplisse de zèle pour servir les assemblées, et pour que celles-ci à leur tour puissent grandir et être fortifiées dans la foi.
Si nous nous sacrifions maintenant nous-mêmes par la puissance d’un Esprit éternel, nous n’aurons pas seulement connaissance des souffrances de Christ, mais nous partagerons la souffrance avec lui, et nous partagerons aussi la gloire avec lui. C’est une loi de Dieu qui fait que la sagesse qui est en lui s’écoule en nous. Ses mystères deviennent notre vie ; c’est pourquoi toute notre vie devient un mystère. Mais même si c’est un mystère pour tous ceux qui sont à l’extérieur, elle est dévoilée et exposée à la lumière pour celui qui possède la vie.
