L’intelligence que l’apôtre a des mystères de Christ – Paul captif
À cause de cela, moi Paul, prisonnier de Christ pour vous païens… V. 1.
Rempli d’admiration pour ce que Dieu a fait pour les païens, Paul fléchit les genoux et remercie Dieu du plus profond de son âme pour ce qu’Il a fait pour ces pauvres gens, qui avaient vécu dans l’obscurité et l’ignorance pendant des générations. Il vient de leur dépeindre comment ils ont eu accès aux mêmes droits que les Juifs, par le fait qu’ils ont été greffés dans le corps.
Celui qui est monté en haut, qui a fait des dons aux hommes et emmené des captifs, avait aussi fait de Paul son captif et l’avait établi comme apôtre des païens. Paul se sentait captif pour les païens. Il était lié dans l’Esprit aux vérités qui les concernaient tout particulièrement. L’Esprit de Dieu liait sa vision et le conduisait à des révélations qui rendaient l’œuvre de Christ pour les païens tellement manifeste, que leur foi créait une pleine intelligence de choses qui avaient été cachées aux époques précédentes.
Si l’œuvre d’un berger ou d’un maître t’a été confiée, et que tu aimes les brebis et les agneaux que Dieu t’a donnés pour que tu en prennes soin, tu seras toi aussi lié dans l’Esprit comme captif de Jésus-Christ, à cause d’eux. Ta liberté de manœuvre est limitée à cause d’eux, de même qu’une bonne mère est limitée, comme captive pour ses enfants.
Si un homme prêche la Parole et engendre des enfants en Christ, et qu’ensuite il les abandonne, comme s’ils ne le concernaient pas, il est tout aussi dur et insensible qu’une mère qui abandonnerait son nourrisson.
C’est l’amour de Jésus-Christ qui nous presse de prendre l’attitude de captif de Jésus-Christ, à cause des agneaux. Quelle attitude bénie ! Heureux sont les enfants que des instruments de Dieu aussi consciencieux engendrent par la foi !
J’ai vu beaucoup d’exemples où l’évangile a été prêché de sorte que des pécheurs ont été sauvés. Les yeux des jeunes ont brillé de joie. Mais ce qui est triste, c’est que la plupart du temps, le prédicateur s’en va et abandonne ses enfants, avec autant d’insensibilité que l’autruche abandonne ses œufs dans le sable chaud du désert.
Il ne faut absolument pas qu’il en soit ainsi parmi nous. Nous devons prendre soin des agneaux jusqu’à ce qu’ils deviennent des brebis, et nous devons ensuite continuer à les paître. Prions Dieu de nous donner l’entendement qui fait de nous des captifs de Jésus-Christ à cause d’eux ! Le fait de prêcher la Parole aux pécheurs n’est pour ainsi dire que le côté du travail le plus honorable. L’œuvre laborieuse et moins visible se fait quand on éduque, quand on prend sans cesse soin du troupeau.
Ainsi, l’œuvre d’une mère attire peut-être peu l’attention, mais ce qu’elle plante dans le cœur des enfants, pendant toute leur enfance et toute leur jeunesse, reste planté comme des clous en eux et forme le fondement de leur vie.
