Réunion à Oslo, le 22 octobre 1975
Ps. 62, 10. C’est une grande vérité. Il est écrit dans certaines traductions que les fils de l’homme ne sont que vanité et que mensonge. Non pas « beaucoup » de vanité et « beaucoup » de mensonge, mais que vanité et mensonge. Il est écrit aussi « tu as été pesé et tu as été trouvé trop léger. » Nous sommes donc corrompus des pieds à la tête par le péché, la vanité et le mensonge. Certaines personnes pensent et disent : « Moi, je trouve que... moi, je pense que... » Combien c’est ironique ! Mais c’est ce que font la plupart d’entre nous, après avoir été de nombreuses années dans l’Assemblée. Ils pensent, ils trouvent et ils ressentent un tas de choses. Ils le pensent et ensuite ils en parlent. Si seulement ils avaient cru que ce n’était que vanité et mensonge ! Je me souviens qu’une fois, on m’a demandé : « Qu’en penses-tu ? » Et je me suis permis de répondre : « Attendez, je vais vérifier ! » Que voulais-je vérifier ? Ce qui est écrit dans la Bible. Il faut que l’on comprenne que rien de bon n’habite dans notre chair. Tout ce qui vient de nous est mauvais. Ce n’est pas qu’il y ait beaucoup de mal en nous, non, tout est mal en nous. La seule chose qui est vraie est écrite ici. Beaucoup ne comprennent pas cela, bien qu’il aient été parmi nous depuis de nombreuses années. La seule chose sur laquelle nous pouvons compter, c’est la parole de Dieu, et en ce qui concerne la vie, le salut et le bonheur, rien d’autre n’est vrai. Il est écrit en Ro. 8 que ceux qui vivent selon la chair ne peuvent pas plaire à Dieu. C’est normal, car Dieu est la vérité même, et tout ce qui est vanité et mensonge ne peut donc pas lui plaire.
On appelle certaines personnes des « commères ». Nous avons un tas de commères dans l’assemblée, qui parlent et bavardent tellement qu’elles n’ont pas le temps d’examiner si ce qu’elles disent est vrai, si c’est selon la parole de Dieu ou si ce n’est que ce qu’elles pensent elles-mêmes. Elles n’y pensent pas du tout. Il est écrit que les fils de l’homme ne sont que mensonge, et les filles ne sont pas meilleures, elles sont plutôt pires. Cela veut dire clairement que chacun est menteur. Ce n’est pas qu’on ment plus ou moins : tout ce qu’on dit est mensonge.
Nous pouvons lire la même chose en Ro. 3, 4. C’est tout un art de retenir fermement la parole de Dieu. Cela ne sert à rien d’être d’accord et de comprendre que la Parole est juste et bonne. Je dois la retenir fermement en moi. Et voici à quoi nous devons nous tenir fermement : « Dieu doit être reconnu pour vrai et tout homme pour menteur, selon qu’il est écrit : afin que tu sois trouvé juste dans tes paroles. » Pour cela, ma parole doit être la parole de Dieu, car c’est la seule chose qui est vraie et juste. On veut généralement gagner quand on plaide sa cause. Or notre cause consiste à être profondément sauvés, et nous gagnerons cette cause si nous retenons fermement que Dieu est vrai. La parole de Dieu est parfaitement vraie en tous points, et tout homme est menteur : tout ce qu’il pense et ce qu’il ressent est tout à fait faux. Lorsque nous nous convertissons à Dieu, nous sommes des hommes vaniteux et menteurs qui trouvent la paix avec Dieu.
Jn. 14, 6. Jésus dit qu’il est le chemin, la vérité et la vie. Prenons le thème qui nous intéresse ici : « Je suis la vérité. » Nous ne sommes que mensonge en tant qu’hommes et Il n’est que vérité. Pense alors à la transformation et au salut magnifiques et grands auxquels nous pouvons avoir part ! Il est écrit que nous avons été appelés à lui ressembler et qu’il n’est que vérité. Nous qui ne sommes que menteurs pouvons être entièrement transformés et ne devenir que vérité. Si nous le croyions, nous cesserions le bavardage et nous occuperions nos pensées avec des choses aussi sérieuses que glorieuses. Nous passerions de l’état « rien que mensonge » à l’état « rien que vérité ». Je suis la vérité, dit Jésus. Lorsque nous lui ressemblons, nous sommes aussi la vérité. Lorsque nous venons à lui, nous ne sommes que mensonge. Et la fin de tout cela est que nous ne sommes que vérité. Lorsque je parle de mensonges, je ne parle pas seulement de mensonges dans le sens habituel, ni de ce qu’on appelle familièrement des « bobards ». C’est ce que croient la plupart des gens lorsqu’ils entendent parler du mensonge. Un mensonge grossier avec préméditation est tout à fait le contraire de la vérité. La lumière qu’on a pour commencer ne va pas plus loin que cela. On n’a pas d’idée plus précise de ce qu’est le mensonge. Cela montre à vrai dire qu’on se trouve dans de grandes ténèbres. Lorsque deux femmes parlent ensemble, cela peut être des hommes aussi, mais ce sont souvent des femmes, on dirait des baguettes de tambour qu’on agite sans arrêt. Et elles ne pensent pas une seule seconde que ce qu’elles disent devrait être vrai selon Dieu et utile par dessus le marché. Le pire n’est pas qu’elles mentent, finalement, bien que ce soit déjà très mal, mais c’est qu’elles n’aient pas l’intention de dire des choses vraies. On parle généralement comme le font la plupart des gens, on y est habitué depuis son enfance. Et malheureusement, on sait que les autres font de même, on se tranquillise ainsi en se disant qu’on n’est pas pire que les autres, ou du moins que la plupart des autres. Mais est-ce que les autres sont notre échelle de référence ? Nous sommes appelés à être semblables à Christ, à lui ressembler, à devenir entièrement vrais.
Il y a différentes manières de mentir. Nous avons, dans la Bible, tout un chapitre qui parle de mensonge, mais il ne concerne pourtant qu’une partie du mensonge, et il est divisé en plusieurs rubriques. Lisons dans Lu. 12, 1. C’est une parole qui s’est ancrée profondément dans mon cœur depuis de nombreuses années, et qui s’y trouve jour et nuit. C’est cela le but de la parole de Dieu pour chacun de nous. Il n’existe aucun autre moyen d’être sauvé. Il faut prendre la Parole à cœur et vivre selon elle. L’hypocrisie est-elle une notion inconnue de nos jours ? N’existait-elle qu’au temps de Jésus ? Qu’est-ce que l’hypocrisie ? C’est du mensonge à 100 %. On peut être hypocrite avec ou sans parole, même simplement avec l’expression de son visage. On arbore un doux sourire, on a appris et on a été exhorté à sourire, et même les journaux recommandent de toujours garder le sourire. Mais ce n’est pas la vérité. Cela veut dire qu’il faut toujours être hypocrite. C’est si agréable, et les femmes sont extrêmement sensibles à cela. Elles sourient à qui mieux mieux. Elles ressemblent à des anges. Plus d’un homme s’est sans doute laissé prendre par tant de douceur apparente au moment où il a demandé une fille en mariage. Figure-toi qu’on peut être assez bête pour croire que la fille au doux sourire a obligatoirement un cœur d’or ! La vérité révèle peut-être qu’elle est particulièrement douée pour l’hypocrisie. Elle a peut-être fait semblant d’être bonne, mais ce n’était pas vrai. Lorsque les épreuves de la vie quotidienne sont arrivées, elle était amère, de mauvaise humeur et même vexée. J’ai souvent donné une définition de l’hypocrisie. La meilleure définition, la plus exacte et la plus compréhensible, c’est « faire semblant d’être ce que l’on n’est pas. » Faire comme si ! Il n’y a rien d’innocent à cela. Il y a aussi une autre expression qui définit bien l’hypocrisie, c’est « se faire passer pour. » Une troisième définition, c’est « jouer la comédie. » Il n’y a pas que des comédiens professionnels dans ce monde, nous avons tous des talents pour la comédie, et plusieurs ont une grande expérience dans cet art. Ce sont de très bons comédiens, de grands hypocrites, de grands menteurs. Ils sont restés pour ainsi dire tels qu’ils étaient à leur conversion.
J’ai cité plusieurs fois un exemple simple. On regarde par la fenêtre et on voit arriver chez soi une personne qu’on ne peut pas supporter. Elle arrive et sonne, et on va ouvrir et on s’exclame : « Ohhhh ! » comme sur une scène de théâtre. On joue à être bon, et on souhaite la bienvenue à son visiteur. Mais intérieurement, on souhaiterait le voir à mille kilomètres de là. Il ne faut pas prendre cela à la légère, ce n’est pas une bagatelle. Nous avons beaucoup d’autres expressions qui recouvrent la même chose. C’est la même chose qu’être faux. Rien de faux ne se trouve dans le royaume de Dieu. Lorsque nous ne sommes que vérité, nous entrons dans le royaume de Dieu. Alors Dieu a fait son œuvre, nous avons alors atteint le but.
J’ai encore une autre expression, c’est : la fraude. C’est la même chose que la tricherie, la fausseté, exactement comme le mensonge. Une chose m’a beaucoup étonné, c’est qu’il est dit de Jésus dans l’épître de Pierre qu’il n’a point été trouvé de fraude dans sa bouche. C’est quelque chose de très grand, puisque c’est l’une des vertus que Pierre cite dans ce passage, à côté de quelques autres très peu nombreuses. Le fait qu’il n’y ait point eu de fraude dans sa bouche est donc quelque chose de tout particulièrement glorieux. Cela veut dire indirectement que les hommes sont habituellement mensonge, comédie, hypocrisie. C’est quelque chose de fantastique. Pense combien Dieu nous a aimés, cela donne le vertige ! Nous devons méditer ces choses sans cesse jusqu’à la fin de notre vie. Dieu nous aime tellement qu’il veut nous donner un salut aussi glorieux, aussi parfait et aussi divin. Ici, dans les jours de notre chair. Ici, pendant le temps de grâce, pendant notre pèlerinage ici-bas. Être vrais des pieds à la tête. Vrais dans nos paroles et nos actions. Ordinairement, on fait tout pour cacher sa misère, son péché et son vrai état. Le reconnaître est la pire des choses qu’on puisse imaginer. On pense qu’en reconnaissant son péché devant les autres, on baisse dans leur estime, et c’est bien la dernière des choses qu’on souhaite. On veut au contraire être grand à leurs yeux. Plus on a envie d’être grand aux yeux des autres, plus on trouve que c’est mauvais de baisser dans leur estime. Mais dans l’estime de qui baisse-t-on lorsqu’on est vrai et juste ? Dans l’estime des gens insensés, de ceux qui ont si peu de lumière de la vie et qui comprennent si mal la vie qu’ils confondent le blanc avec le noir. Il est exact qu’on baisse dans l’estime des gens insensés, mais quelle importance cela peut-il avoir ? Il n’y a aucun avantage à être bien vu par de telles personnes, au contraire. Mais une chose est certaine, c’est qu’on grandit dans l’estime de Dieu. Est-ce que vous croyez qu’il vaut la peine de grandir dans l’estime de Dieu. Dieu se passionne pour les personnes qui aiment la vérité, la justice et l’honnêteté, qui sont sans fraude, sans hypocrisie, sans comédie. On ne peut pas cacher la vérité à Dieu, mais on peut la cacher aux hommes. On peut dire que ce n’est pas moderne de demander pardon, même parmi nous. C’est une chose qui ne se produit presque pas. Mais ce qui arrive souvent, c’est qu’on pèche abondamment en parlant des autres. J’ai déjà cité le manque de sincérité et d’honnêteté, pour préciser ce qu’est le mensonge. Le mensonge recouvre beaucoup de choses ! Ce n’est pas être honnête que de cacher son péché et faire comme si on était meilleur que ce qu’on est en réalité. Peut-on dire que c’est être honnête aux yeux de Dieu ? Qu’en pensez-vous ? Peut-on dire que c’est un manque d’honnêteté ? Absolument ! Dans le monde, être honnête, c’est ne pas frauder, ne pas voler. Mais nous avons affaire à Dieu. Peut-on dire qu’on est honnête dans ce sens-là si on cache son péché ? S’il est une chose dont la grande majorité des amis sont sûrs et certains, c’est qu’ils sont honnêtes. Mais si on regarde de plus près, et qu’on éprouve leur honnêteté à la lumière de Dieu, on constate qu’il n’en est rien, que la malhonnêteté est encore présente sous de multiples formes. Il n’y a vraiment pas de quoi sourire. Loin de là !
No. 23, 10. Un verset magnifique. La mort du juste, c’est la mort de celui qui est devenu uniquement vérité. Dans tous les domaines, aussi bien dans les choses terrestres que dans les choses spirituelles. Lorsqu’on est vrai au plus profond de son cœur, les paroles qu’on prononce avec sa bouche sont vraies aussi. On a alors une vie et un comportement vrais.
Job 33, 3. La droiture et la justice sont la même chose. Ps. 7, 11. C’est clair et net. Dieu ne peut pas sauver les autres, ceux qui n’aiment pas la vérité au point de la rechercher de toutes leurs forces pour s’y conformer dans les moindres détails de leur vie. Ps. 32, 11. Est-ce que nous ne pouvons pas manifester de l’allégresse ? Est-ce que nous voulons essayer de voir qui est le plus habile à montrer de l’allégresse ? Ce genre de concurrence est fréquemment pratiqué dans les assemblées où règne l’esprit de prostitution. On essaie d’avoir l’air le plus heureux possible, mais ce n’est que mensonge. On estime que le culte a été magnifique si seulement quelqu’un a fait un discours impressionnant et bien tourné grâce auquel l’ambiance a monté dans la salle. Qu’est-ce que cela représente ? C’est une grande comédie, une grande hypocrisie. Le Saint-Esprit est aussi appelé l’Esprit de vérité, ce qui est très significatif. Cela ne peut pas être saint si ce n’est pas vrai. Lorsque c’est vrai, c’est également saint. Quelle hypocrisie de faire monter l’ambiance sur un fondement mensonger ! La louange sied aux hommes droits. Il est clair que nous devons louer Dieu pour ce qu’il fait. Mais si ce n’est pas vrai, cela ne peut pas plaire à Dieu, à l’Esprit de vérité. C’est de la folie, spirituellement parlant, pas humainement parlant.
La louange sied aux hommes droits. Cela veut dire que cela ne sied pas aux autres. Il est bon de louer Dieu en vérité, avec des lèvres vraies. Nous avons fait une curieuse expérience en Allemagne du Sud, il y a longtemps, alors que nous participions à une conférence organisée par un frère qui avait eu l’idée d’inviter des personnes de toutes les dénominations qui croient au pardon des péchés. Il y avait une conférence générale à laquelle participaient beaucoup de personnes, et une conférence de frères, où il y avait un peu moins de monde. A une de ces réunions, un des frères responsables dit dans sa prière : « Et lorsque nous nous approchons de ta face, ô Dieu, nous tremblons. » Il n’a pas dit « je », mais « nous ». Qu’est-ce que c’était ? Un grossier mensonge. J’ai demandé à l’auditoire si c’était vrai, et on m’a répondu d’une voix forte que non. Mais le frère en question a bien pris ma remarque. Il a eu une réaction tout à fait louable. C’était lui qui dirigeait la réunion, mais il a été s’asseoir au fond de la salle. Je lui ai dit qu’il n’avait pas besoin de s’asseoir au fond, mais qu’il fallait qu’il cesse de mentir. Il m’a serré dans ses bras et il a pleuré, en disant : « Aslaksen est mon apôtre ». C’était la deuxième fois qu’il mentait à cette réunion. Il avait aussi menti dans son témoignage. C’est une chose courante ; c’est à celui qui ment le mieux, à celui qui est le plus hypocrite. Pourquoi a-t-il parlé ainsi ? C’est parce qu’il savait qu’il impressionnait l’auditoire. Il ne se souciait pas du tout de savoir si c’était vrai. Comme je l’ai déjà dit : le pire, ce n’est pas tellement que l’on mente, c’est évidemment terrible, mais le pire de tout, c’est qu’on n’ait pas l’intention de dire la vérité. Que recherche-t-on ? A impressionner, à dire de belles paroles. C’est de l’hypocrisie à 100 %, de la comédie à 100 %.
Prends ta concordance et lis les versets où il est question de la justice. Réfléchis à ce qui est écrit. Suis donc cet excellent conseil dès aujourd’hui ou demain, et continue de la même manière. Ne lis pas ces choses simplement pour les avoir lues, mais pour que cela puisse s’ancrer profondément dans ton cœur. Retiens fermement que Dieu est vrai et que tout homme est menteur. Ps. 64, 11 m’a fait la plus grande impression lorsque je l’ai lu pour la première fois, et aussi depuis. C’est une parole qui peut amener pratiquement chacun à se juger lui-même. Lorsque notre vie ne s’accorde pas exactement avec la Parole, c’est qu’il y a quelque chose qui ne va pas chez nous. L’un des signes qui caractérisent les hommes sincères, c’est qu’ils s’estiment heureux. C’est le juste, l’homme sincère et droit qui peut se réjouir en l’Éternel. Si nous lisons la Parole, que nous prenons du temps pour la méditer et que nous faisons preuve de beaucoup d’intérêt, Dieu a ainsi la possibilité de nous donner sa lumière et ses révélations. Sinon, il n’a pour ainsi dire aucune chance. Il est écrit : « Veille sur toi-même et sur ton enseignement. » Cela veut dire que tu dois comparer ta vie avec la Parole et voir si ta vie est en accord avec elle. Si ce n’est pas le cas, ce n’est pas la Parole qui est en cause, mais c’est toi-même. Tu dois le comprendre. On reconnaît donc les hommes sincères par le fait qu’ils se réjouissent. Je crois que pour la plupart des gens, c’est assez incompréhensible. L’explication, c’est que Dieu est tellement enthousiasmé par les hommes sincères qu’il se hâte de les sauver profondément. Ils deviennent alors tellement heureux qu’ils se réjouissent à haute voix. Ils sont tellement heureux qu’ils ne peuvent pas le cacher. Ce n’est pas le cas pour la plupart des gens. J’ai vécu assez longtemps pour pouvoir en parler en connaissance de cause. Beaucoup de gens ne sont pas heureux, ils peuvent avoir l’air heureux mais ils ne le sont pas réellement. Le signe qui caractérise ceux qui sont réellement heureux, c’est qu’ils expriment une joie et une reconnaissance véritables. Et comment pourrait-il en être autrement puisque Dieu les sauve si profondément ? Dans ces conditions, tout va magnifiquement bien, on se sent heureux, on se sent comme si on était déjà au ciel. C’est autre chose que de faire l’hypocrite. Il est écrit dans Ps. 51, 8 : « Tu veux que la vérité soit au fond du cœur. » Lorsque nous témoignons, ce que nous disons doit être vrai selon l’étalon que Dieu utilise. Ce que je dis doit être exact. Pour ma part, j’ai utilisé des termes radicaux dans beaucoup de mes témoignages personnels, je l’ai fait pour fortifier les autres dans la foi, sinon je préférerais ne pas le faire, mais tous ces témoignages sont vrais. Ils ont pour but d’apporter une aide à ceux qui écoutent. Si les choses dont je témoigne sont possibles pour moi, qui me suis trouvé autrefois dans une misère irrémédiable, c’est aussi possible pour les autres. J’espère que mes témoignages personnels ont produit cette foi chez plusieurs. J’ai souvent raconté dans quel état je me trouvais après m’être converti radicalement. Je pleurais tellement sur mon péché que mon oreiller était trempé. Je ne voulais pas vivre dans la défaite. Je préférais mourir dans la foi au pardon de mes péchés, plutôt que de continuer à vivre dans le péché. Mais la parole de vérité dit : « Heureux ceux qui pleurent [pas sur les autres mais sur eux-mêmes], car ils seront consolés. » La seule chose qui pouvait me consoler, c’était la victoire sur le péché. Cette parole s’est accomplie à mon égard. C’est pourquoi Dieu m’a conduit auprès du frère J. O. Smith qui m’a fait connaître la vérité. Et la victoire est venue. Une pleine victoire, une victoire éclatante, plus que la victoire. « Heureux les pauvres en esprit. » J’étais tellement pauvre que je n’arrivais plus à vivre ainsi. « Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice. » La plupart des gens aspirent à ce que les autres soient justes à leur égard, mais ce n’est pas de cette justice-là qu’il est question dans ce passage. Il s’agit d’être soi-même entièrement juste en toutes choses. « Car ils seront rassasiés. » C’est la vérité, ce n’est pas une belle histoire religieuse. Dieu se porte garant de ce qu’il dit. « Ils seront rassasiés. » Ils auront tout ce dont ils ont faim et soif. Ce n’est pas étonnant que de telles personnes se réjouissent abondamment. Nous ne devons pas nous enivrer de vin, mais être remplis du Saint Esprit, de l’Esprit de vérité. Nous devons nous laisser conduire par l’Esprit qui nous amène à dire la vérité, à ne pas faire l’hypocrite, à être juste et sincère. Même les gens du monde comprennent ces choses, sans les pratiquer, il est vrai. Beaucoup de nos amis se comportent aussi de la même manière. Ils ont reçu beaucoup de lumière, de connaissance sur bien des choses, mais ce n’est pas suffisant : chacun doit vivre suivant la lumière qu’il a reçue. Le jugement sera plus dur pour celui qui aura eu la connaissance et qui ne s’y sera pas conformé. C’est très grave. Celui qui s’abaisse lui-même sera élevé. Dieu lui-même veille à ce que cela se réalise. S’abaisser, c’est reconnaître que je ne suis pas aussi grand que le croient les autres. Tout doit être vrai. Il n’y a rien d’autre à faire que de s’abaisser. Je me demande combien de personnes s’occupent de ces choses-là. Combien travaillent à s’abaisser eux-mêmes ? Dieu veut volontiers nous élever, non pas faussement, mais en vérité. Lorsque nous remplissons la condition et nous abaissons nous-mêmes, nous serons élevés. Dieu ne peut pas faire autrement que de nous élever. Il est tellement épris de la vérité ! Habituellement, on est beaucoup trop haut, mais il est possible de s’abaisser de telle sorte que l’on soit profondément ancré dans les choses humbles et qu’aucun homme, ni aucun démon, ni aucun esprit, ne puisse réussir à nous amener à nous élever nous-mêmes. On demeure pour de bon dans cette position, même si on est honoré ou hautement loué. Il est possible de rester si fortement ancré en bas, dans la vérité, qu’aucune puissance, aucune force, aucun esprit ne puisse réussir à nous amener à nous élever nous-mêmes le moins du monde.
Il est écrit que nous devons nous honorer les uns les autres. C’est ce que nous avons l’habitude de pratiquer, en particulier aux fêtes d’anniversaire. Les uns et les autres saisissent l’occasion pour dire du bien de celui qui est l’objet de la fête. Pour ma part, quand on m’honore de cette manière, j’ai l’impression d’être assis dans une boîte, bien à l’abri, si bien que rien ne peut pénétrer jusqu’à moi. Ce n’est donc pas difficile pour moi. Rien ne me gêne. Quelquefois, on m’adresse des louanges par écrit. Rien ne m’empêcherait de les lire souvent pour m’en délecter. Mais pas question de cela ! Cela ne m’intéresse pas. J’entends ce qui est dit, et ce qui est vrai reste vrai. On peut dire que Satan essaie de me tenter à m’élever moi-même, mais il a appris à me considérer comme un cas incurable. Il n’est pas complètement dénué d’intelligence. Il ne perd pas son temps là où il n’y a aucun espoir. Cela vient de ce que j’ai retenu la parole qui dit : « Résistez au diable avec une foi ferme et il fuira loin de vous. » Il revient toujours à la charge chez de nombreuses personnes parce qu’elles l’écoutent. Ce n’est pas étonnant qu’il revienne ainsi, puisqu’il arrive à ses fins. Mais notre vocation céleste c’est de passer de l’état « rien que mensonge » à l’état « rien que vérité. » De sorte que lorsqu’on a l’air très sérieux, on est très sérieux, et lorsqu’on a l’air très triste, on est réellement triste, et il y a de nombreuses raisons d’être attristé. La tristesse selon Dieu est même trop peu répandue. Mais lorsqu’on se réjouit, on le fait sur un fondement vrai.
Je souhaite à chacun un plein succès dans ce travail qui doit nous occuper jusqu’au terme de notre vie. Je crois qu’on ne peut rien faire de mieux. C’est très important d’avoir de l’amour, mais il faut que ce soit un amour véritable et non un amour faux. C’est l’amour faux que l’on rencontre le plus souvent. Beaucoup se comportent et parlent comme s’ils aimaient beaucoup, et ce n’est pas vrai. Que l’on pense à la vérité, la justice ou l’amour, on est soit vrai, soit faux, soit sincère, soit hypocrite. Il est question dans la Parole d’un amour sincère. Puisse chacun être saisi d’un zèle ardent pour s’emparer de ces choses. Il est bon de se parler à soi-même. Je vous propose la chose suivante, après ce qui a été notre thème ce soir : parle-toi à toi-même de la vérité. Dis-toi que tout doit être vrai d’un bout à l’autre. Il est parfois bien préférable de se parler à soi-même de choses utiles, plutôt que de parler avec d’autres personnes. Il y a tellement de bavardages inutiles. Depuis plusieurs années, je demande parfois ce qu’est une réunion magnifique, une bonne réunion. Qu’est-ce qu’il y a de plus glorieux ? C’est que ce soit vrai ! Et si ça n’est pas vrai, ce n’est que de l’hypocrisie, de la fraude, du mensonge, de la tromperie, de la fausseté. J’ai donné beaucoup de bons conseils. Heureux celui qui les suit avec joie. Dieu n’a pas d’autre désir que d’accomplir sa parole. La question est de savoir ce que tu veux, quant à toi.
