Comment

peut-il nous secourir quand nous sommes tentés ? Hé. 2, 17-18. La réponse à cette question se trouve au verset 18 :

« Car, du fait qu’il a souffert lui-même et qu’il a été tenté, il peut secourir ceux qui sont tentés. » La raison en est donnée au verset précédent : il a dû être rendu semblable en toutes choses à ses frères. Et la raison à cela se trouve à son tour au verset 16 : il devait venir en aide à ceux qui participent à la chair et au sang comme nous, c’est pour eux qu’il devait frayer une route.

« Ainsi donc, Christ ayant souffert dans la chair, vous aussi armez-vous de la même pensée. Car celui qui a souffert dans la chair en a fini avec le péché, afin de vivre, non plus selon les convoitises des hommes, mais selon la volonté de Dieu, pendant le temps qui lui reste à vivre dans la chair. » 1 Pi. 4, 1-2.

Il n’est pas question ici des souffrances corporelles que Christ a dû endurer, car on est loin d’en finir avec le péché en passant simplement par des souffrances corporelles.

Non, Christ a souffert dans la chair quand il a été tenté, par le fait qu’il a renoncé à sa volonté humaine, en lui disant toujours « non ». L’aide puissante qu’il peut maintenant nous donner, quand nous sommes tentés, est la suivante :

Christ a été lui-même tenté, il a souffert tout comme nous, et il a toujours résisté fidèlement à la tentation, par la puissance du Saint-Esprit, de sorte que le péché dans la chair a été condamné. Si nous souffrons fidèlement dans la chair, par la puissance du même Esprit, en disant toujours « non » à toute tentation, nous en finissons avec le péché.

Quand nous avons été fidèles assez longtemps en résistant au péché, une sorte de mort au péché s’installe, point après point. Si cette mort n’a pas lieu, c’est qu’on a donné de la nourriture au péché ; on n’a pas été fidèle. Sur les points où la mort a eu lieu, nous ne sommes plus tentés, sauf si nous venons à déchoir de notre position. De cette manière, nous pouvons vraiment en finir avec le péché. L’apôtre Pierre nous dit de nous armer avec cette pensée.

Cette arme est une aide puissante. Dans ces conditions, on n’est pas comme ce « pasteur » qui disait qu’après avoir été converti pendant 18 ans, il combattait encore contre le tabac.

Comment peut-il nous venir en aide quand nous sommes tentés ? Par le fait qu’il a lui-même souffert quand il a été tenté, tout comme nous, et qu’il a pourtant toujours remporté la victoire. Par le fait qu’il avait une chair comme nous et une volonté propre comme nous, mais qu’il a toujours remporté la victoire. Cela nous fortifie dans la foi que nous pouvons vaincre, nous aussi, par la grâce de Dieu.

Notre devise doit être la suivante : la même force pour surmonter la même difficulté. Le même Esprit pour vaincre la même chair.