Pourquoi ?

« Car nous n’avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses ; au contraire, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché. Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce, afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins (au moment opportun, autre trad.). » Hé. 4, 15-16.

Nous savons que Dieu connaît toutes choses, et qu’il peut de ce fait compatir avec nous, du haut du ciel. Mais il est clair que ce n’est pas de cela qu’il est question ici. Nous voyons bien qu’il est question de compassion dans un sens tout à fait différent, primordial pour nous : le Fils de Dieu lui-même a revêtu cette chair qui est la nôtre, et il a de ce fait été tenté comme nous en toutes choses, sauf une chose : il n’a jamais commis de péché.

Pourquoi nous qui sommes des créatures tellement misérables et faibles pouvons-nous oser demander quelque chose d’aussi grand que de vaincre le péché, comme Jésus l’a fait ? Comment pouvons-nous imaginer que nous puissions atteindre quelque chose d’aussi grand ? N’est-ce pas insensé ? Si, cela serait absolument insensé si Christ n’avait pas eu la même chair que nous dans les jours de sa chair et s’il n’avait pas de ce fait été tenté comme nous.

Mais l’épître aux Hébreux nous dit que c’est justement à cause de cela que nous pouvons nous approcher avec assurance du trône de la grâce et demander quelque chose d’aussi grand, parce que nous avons un tel souverain sacrificateur qui, quand il était ici-bas, avait revêtu la chair et le sang tout comme nous, et qui à cause de cela a été tenté tout comme nous, mais qui malgré cela n’a pas péché.

La grâce d’être secouru au moment opportun, c’est en tout premier lieu de recevoir de la grâce et de la force à l’avance, pour ne pas tomber dans la tentation quand elle survient. On peut obtenir grâce après être tombé, et recevoir le pardon pour cette chute, mais si on a besoin de cette grâce, c’est qu’on a négligé la première grâce, la plus forte : la grâce de vaincre.

Ce « donc » dans Hé. 4, 16 est un mot-clé. Il donne son plein sens à la foi en une pleine victoire ! Loué soit Dieu ! Sinon, ce serait complètement insensé ! Mais maintenant, nous avons toutes les raisons d’avoir de l’assurance pour demander devant le trône de la grâce la même force pour surmonter la même difficulté. Gloire à Dieu !

Ce mot-clé ouvre les portes qui mènent à tous les trésors de la sagesse et de la connaissance, qui sont cachés en Christ. Col. 2, 3. Ce mot-clé mène à une vie victorieuse et triomphante en Jésus-Christ.