Le développement de Jésus, sa propre course
« Et Jésus croissait en sagesse, en stature, et en grâce, devant Dieu et devant les hommes. » Luc 2, 41-52.
« Il croissait en sagesse et en grâce ! » Il recevait plus de lumière, plus de sagesse. Péchait-il donc ? Non, absolument pas ! Mais comme il avait revêtu la chair, il avait une volonté humaine, sur laquelle il était de plus en plus éclairé, et à laquelle il renonçait et qu’il condamnait au fur et à mesure qu’il la découvrait, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus rien en quoi il n’ait pas été mis à l’épreuve, rien qu’il n’ait vaincu.
Cela donne un sens à l’expression qu’on trouve dans Hé. 5, 8, qui dit qu’il a appris l’obéissance. Sinon, il serait incompréhensible et insensé de prétendre qu’il ait eu besoin d’apprendre l’obéissance. De même, cela donne un sens à ce qui est dit dans Hé. 12,2 : Jésus est le chef – l’initiateur – et le consommateur de la foi, ce qui signifie qu’il a aussi eu part à un développement sur le chemin de la foi.
À la fin, il était accompli, et par l’obéissance de la foi il s’était alors réapproprié toute la plénitude de la divinité, à laquelle il avait renoncé à cause de nous. Il est notre précurseur ! À travers le voile, qui est sa chair ! Hé. 6, 19-20 et 10, 20. Nous courons sur ses traces, en suivant le même chemin !
Quelle course !!!
