Renoncer à soi-même

Beaucoup de gens renoncent à beaucoup de choses sans pour autant renoncer à eux-mêmes. Ce à quoi ils renoncent contribue plutôt à fortifier leur « moi » et ils trouvent par là qu’ils valent mieux que les autres. De telles personnes se sont éloignées de Christ qui est la tête. C’est pourquoi Dieu nous exhorte : « Garde-toi d’offrir tes holocaustes dans tous les lieux que tu verras. » . Nous avons une forte tendance naturelle à vouloir être visibles. C’est pourquoi Jésus nous exhorte aussi puissamment à ce sujet dans le Sermon sur la Montagne : « Gardez-vous de pratiquer votre justice devant les hommes, pour en être vus ; autrement, vous n’aurez point de récompense auprès de votre Père qui est dans les Cieux. Donc, lorsque tu fais l’aumône, ne sonne pas de la trompette devant toi, comme font les hypocrites dans les synagogues et dans les rues, afin d’être glorifiés par les hommes. Je vous le dis en vérité, ils ont leur récompense. Mais quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ne sache pas ce que fait ta droite, afin que ton aumône se fasse en secret ; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra. Lorsque vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites, qui aiment à prier debout dans les synagogues et aux coins des rues, pour être vus des hommes. Je vous le dis en vérité, ils ont leur récompense. Mais quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte, et prie ton Père qui est là dans le lieu secret ; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra. » .

« Ils ont, en vérité, une apparence de sagesse, en ce qu’ils indiquent un culte volontaire, de l’humilité, et le mépris du corps, mais cela est sans valeur réelle et ne sert qu’à satisfaire la chair. » . Tout culte qui est selon notre propre sentiment n’a aucune valeur pour Dieu. Il ne contribue qu’à la satisfaction de la chair. Il faut faire preuve d’un zèle puissant pour exterminer tout cela, pour que notre corps puisse être un temple pour le Saint-Esprit. « Vous détruirez tous les lieux où les nations que vous allez chasser servent leurs dieux, sur les hautes montagnes, sur les collines, et sous tout arbre vert. » .

« Connaissant donc la crainte du Seigneur, nous cherchons à convaincre les hommes ; Dieu nous connaît et j’espère que dans vos consciences vous nous connaissez aussi. » . Nous voyons que ce verset est clairement relié à ce qu’il écrit avant et après. Il est clair que lorsqu’on gagne des hommes, on aimerait bien aussi que cela puisse se voir. C’est pourquoi les motivations peuvent être très différentes dans le travail que nous faisons avec les hommes. Paul était connu de Dieu dans ce qu’il faisait – pour lui c’était une affaire de cœur. Il espérait aussi que les autres le connaissaient dans leurs consciences. Il ne convoitait pas leurs biens terrestres, mais il souhaitait gagner leurs cœurs pour Dieu. Il avait de la crainte du Seigneur, et il savait qu’un jour il comparaîtrait devant le tribunal de Christ afin de recevoir selon le bien ou le mal qu’il aurait fait, étant dans son corps. Il avait sondé les motifs de son cœur et avait mis un point final à tout ce qui tournait autour de sa propre personne. C’est aussi pourquoi il pouvait dire : « Car l’amour de Christ nous presse, parce que nous estimons que si un seul est mort pour tous, tous donc sont morts ; et qu’il est mort pour tous, afin que ceux qui vivent ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui est mort et ressuscité pour eux. » .

On pourrait poser la question : Pourquoi n’écrit-il pas « vivre pour les autres », mais « vivre pour Lui » ? En pratique cela signifie bien que nous vivons pour les autres, mais il écrit tout de même que nous devons vivre pour Lui. C’est pour que nous ne devenions pas esclaves des hommes dans notre travail pour eux. Beaucoup sont devenus esclaves des hommes parce qu’ils veulent passer pour de bons chrétiens aux yeux des gens du monde. Ils perdent par là la liaison avec la tête – avec celui qui est mort et ressuscité pour eux. « Et non seulement ils ont contribué comme nous l’espérions, mais ils se sont d’abord donnés eux-mêmes au Seigneur, puis à nous, par la volonté de Dieu. » . Nous ne pouvons pas nous donner aux hommes de la manière dont ils l’exigent et le souhaitent, parce que nous avons alors vite fait de devenir esclaves des hommes. Jésus dit : « Voici, je viens (dans le rouleau du livre il est question de moi) pour faire, ô Dieu, ta volonté. » .

Lorsque nous venons à Jésus comme lui est venu à son Père, Jésus devient Seigneur pour nous. Nous pouvons alors écouter ce que l’Esprit dit dans nos cœurs afin de pouvoir nous donner aux hommes selon la volonté de Dieu. Nous sommes alors libres des hommes, tout en les servant. C’est Dieu qui produit alors en nous le vouloir et le faire, selon son bon plaisir.