La ville sur la montagne

« Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée. » . Ce qui édifie la ville sur la montagne, c’est ce que la chair et le sang n’ont pas révélé, mais que le Père a dit. « Entrez par la porte étroite. Car large est la porte, spacieux est le chemin qui mènent à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là. Mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mènent à la vie, et il y en a peu qui les trouvent. » .

« Alors Jésus dit à ses disciples : Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suive. Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui la perdra à cause de moi la trouvera. » .

Lorsque nous entrons par la porte étroite, nous devons renoncer à notre vie dans ce monde à cause de Jésus. Alors le chemin qui mène à la vie s’ouvre pour nous, et nous apprenons à connaître Jésus comme Seigneur. « Ainsi donc, comme vous avez reçu le Seigneur Jésus-Christ, marchez en lui. » . Nous entrons ici sur le chemin qui mène à la vie, où Jésus devient la tête et le Maître. Paul décrit ce chemin qui mène à la vie dans les termes suivants : « Si vous vivez selon la chair, vous mourrez ; mais si par l’Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez. » . C’est donc lorsque nous faisons mourir les actions du corps par l’Esprit que nous vivrons, et c’est par là que nous apprenons à connaître Jésus en tant que tête.

Sur ce chemin, il est indispensable d’avoir renoncé à tout. Les choses auxquelles nous n’avons pas renoncé nous empêcheront de faire la volonté de Dieu. Le chemin large ne mène pas à la vie. On peut recevoir le pardon des péchés et ne pas être perdu, grâce au don expiatoire de Jésus, mais on n’est pas pour autant arrivé à la vie ! Le monde religieux est complètement égaré dans ses pensées dans ce domaine. Beaucoup n’obtiendront même pas le pardon, parce qu’ils ne demeurent pas dans l’amour. Beaucoup sont séduits au point de croire qu’ils ont le pardon des péchés, alors qu’ils ont quelque chose contre leur prochain. C’est un profond égarement.

Si nous voulons marcher sur la route nouvelle et vivante, nous devons apprendre à le connaître en tant que tête. Cela signifie que nous apprenons à écouter la voix de l’Esprit dans notre for intérieur et à lui obéir. C’est ainsi que nous pouvons croître et nous développer. « Il est la tête du corps de l’Église ; il est le commencement, le premier-né d’entre les morts, afin d’être en tout le premier. » . Jésus est le commencement – il a engendré son Église lorsqu’il est mort sur la croix à Golgotha. « Et vous, qui étiez autrefois étrangers et ennemis par vos pensées et par vos mauvaises œuvres, il vous a maintenant réconciliés par sa mort dans le corps de sa chair, pour vous faire paraître devant lui saints, sans défaut et sans reproche. » .

Cette réconciliation est un grand mystère, et Paul travaillait pour en manifester la gloire. C’est grâce à cette œuvre que l’épouse de Jésus se forme, ainsi qu’une Assemblée qui fonctionne comme un corps, dans une harmonie parfaite. « Le mystère caché de tout temps et dans tous les âges, mais révélé maintenant à ses saints. Dieu a voulu leur faire connaître la glorieuse richesse de ce mystère parmi les païens, savoir : Christ en vous, l’espérance de la gloire. » .

Christ en nous est la formation par laquelle nous passons personnellement pour lui devenir semblables. Christ parmi nous est la fraternité que Christ, en tant que tête du corps, fait paraître devant lui, par son action, sainte, irrépréhensible et sans reproche. Ce sont les prémices de ses créatures. .

« Que personne, sous une apparence d’humilité et par un culte des anges, ne vous ravisse à son gré le prix de la course ; tandis qu’il s’abandonne à ses visions, il est enflé d’un vain orgueil par ses pensées charnelles, sans s’attacher au chef, dont tout le corps, assisté et solidement assemblé par des jointures et des liens, tire l’accroissement que Dieu donne. » .

Certains s’élèvent pour s’ériger en conducteurs, et ils guident les autres selon leur propre goût. Les brebis ont l’impression que si elles font la volonté du conducteur, elles sont agréables à Dieu. Elles croient donc qu’elles sont sur le bon chemin parce que le conducteur leur accorde sa bénédiction, mais de cette manière-là, elles s’égarent et perdent le prix de leur course. De tels conducteurs qui s’élèvent eux-mêmes égarent les brebis loin de la tête et placent leur propre personne devant Christ. Ce sont alors des voleurs qui arrachent les brebis à celui qui est le vrai berger et qui a une vraie sollicitude pour elles – à savoir Christ, qui est la tête de l’Assemblée. Quand on tient compte de cela, il n’est pas étonnant que Johan O. Smith ait considéré que sa plus grande œuvre ici-bas était de s’efforcer dans ce qu’il faisait de mettre chacun en particulier en contact avec celui qui est la tête.