Fiançailles – mariage – remariage
Les fiançailles ne sont pas le mariage et il va de soi qu’il ne convient pas de vivre ensemble comme mari et femme avant de s’être mariés. C’est à l’homme qu’il revient de porter la responsabilité principale pour que tout le temps de fiançailles soit pur et bon. Les parents doivent aussi assumer leur responsabilité et exhorter leurs propres enfants, sans pour autant s’immiscer dans leurs affaires et sans leur inculquer une compréhension légaliste des choses. Le temps de fiançailles est un temps où on apprend à mieux se connaître, aussi bien selon l’esprit que selon l’âme et le corps. En tout premier lieu, on fait bien d’apprendre à bien connaître le cœur l’un de l’autre et de chercher la communion dans la vocation céleste que Dieu nous a donnée. Cela rend forts les liens entre les fiancés et on est ainsi mieux préparé pour faire face aux tribulations que l’on rencontrera tôt ou tard dans la vie.
On ne doit donc pas être trop pressé de se fiancer. C’est un choix sérieux et lourd de conséquences. Beaucoup de jeunes tombent amoureux, mais c’est loin d’être un signe certain qui te permet de savoir qui tu dois avoir comme conjoint. Il est tout particulièrement important et sérieux de chercher Dieu d’un cœur sincère dans de tels domaines, pour que Dieu puisse te conduire. Il arrive que des fiançailles soient rompues et si ce n’est pas l’amour réciproque qui lie les fiancés, c’est probablement plus d’une fois le mieux pour les deux parties de mettre un terme à leur relation avant de s’engager dans le mariage. Dans ce cas, on doit faire les choses d’une manière aussi respectueuse et bonne que possible. Veille à ne pas parler en termes négatifs de l’autre partie après la rupture. Parlez l’un de l’autre avec respect ! Le mieux aurait été de rechercher Dieu et d’examiner soigneusement tous les aspects de la situation de façon à ne pas être obligés de passer par une rupture de fiançailles.
Notre unique référence est la parole de Dieu, aussi en ce qui concerne le mariage, le divorce et le remariage. Jésus dit entre autres : « Mais je vous dis que celui qui répudie sa femme, sauf pour infidélité, et qui en épouse une autre, commet un adultère. Ses disciples lui dirent : Si telle est la condition de l’homme à l’égard de la femme, il n’est pas avantageux de se marier. » .
« Les pharisiens l’abordèrent ; et, pour l’éprouver, ils lui demandèrent s’il est permis à un homme de répudier sa femme. Il leur répondit : Que vous a prescrit Moïse ? Moïse, dirent-ils, a permis d’écrire une lettre de divorce et de répudier sa femme. Et Jésus leur dit : C’est à cause de la dureté de votre cœur que Moïse vous a donné ce précepte. Mais au commencement de la création, Dieu fit l’homme et la femme ; c’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair. Ainsi ils ne sont plus deux, mais ils sont une seule chair. Que l’homme donc ne sépare pas ce que Dieu a joint. Lorsqu’ils furent dans la maison, les disciples l’interrogèrent encore là-dessus. Il leur dit : Celui qui répudie sa femme et qui en épouse une autre, commet un adultère à son égard ; et si une femme quitte son mari et en épouse un autre, elle commet un adultère. » .
Dans le monde et parmi les gens religieux, on parle de la partie coupable et de la partie innocente. Jésus n’en parle pas. Beaucoup de choses sont cachées et il est tout à fait impossible pour nous de juger ou de déterminer qui a tort et qui est innocent. D’ailleurs, il est certainement rare que des personnes qui se sont mariées plusieurs fois aient une vocation céleste. Il faut donc rester vigilant à l’égard de telles personnes pour que leur impureté ne corrompe pas des âmes non affermies !
Paul était l’apôtre des païens et il connaissait la loi. Nous nous en tenons donc à ce que dit Paul. Nous sommes des païens et Paul est l’apôtre des païens. Comme Paul, nous devons servir en nouveauté d’Esprit quand nous donnons des conseils relatifs à de telles situations. Dans certains couples mariés, il y a de la violence et des mauvais traitements, et même parfois de la violence « au nom de Dieu ». De tels agissements sont bien entendu entièrement condamnables et extrêmement éloignés de la vie de Christ.
« À ceux qui sont mariés, j’ordonne, non pas moi, mais le Seigneur, que la femme ne se sépare point de son mari (si elle est séparée, qu’elle demeure sans se marier ou qu’elle se réconcilie avec son mari), et que le mari ne répudie point sa femme. Aux autres, ce n’est pas le Seigneur, c’est moi qui dis : Si un frère a une femme non croyante, et qu’elle consente à habiter avec lui, qu’il ne la répudie point ; et si une femme a un mari non croyant, et qu’il consente à habiter avec elle, qu’elle ne répudie point son mari. » .
Il y a beaucoup de situations dans la vie avec lesquelles on est obligé de continuer à vivre, par exemple un handicap. Certains ont eu des accidents ou ont fait d’autres expériences qui les ont traumatisés. Les hommes disent que leur vie est gâchée, mais pense à ce que l’éternité pourra leur apporter s’ils sont fidèles dans les circonstances que Dieu a permises pour eux. Nous devons nous en tenir à la parole de Dieu. Les païens avaient été dispensés d’observer la loi, mais Paul parle de ces choses dans ses écrits.
Sigurd Bratlie a écrit à propos de ceux qui sont remariés et il a indiqué comment il faut les traiter. Ils peuvent prier et participer au travail pratique qui se fait dans l’assemblée, mais ils ne doivent pas témoigner et on ne doit pas faire de réunions dans leur foyer. Il faut les maintenir à leur place avec bonté. Ils n’ont pas la foi de se séparer, mais souhaitent vivre dans l’assemblée. Nous ne pouvons pas leur imposer de se séparer. Cela reviendrait à nous mêler des affaires d’autrui. À cause de la vérité, nous devons placer la lumière sur le chandelier, sans pour autant dominer sur les autres de quelque manière que ce soit. Dans ce domaine aussi, notre tâche est de freiner l’évolution autant que nous pouvons et d’annoncer la parole de Dieu. Nous ne jugeons pas non plus ceux qui sont au dehors – c’est Dieu qui les jugera.
