Donner des conseils à propos de l’avortement

« C’est pourquoi il est écrit : Le premier homme, Adam, devint une âme vivante. Le dernier Adam est devenu un Esprit vivifiant. » . C’est Dieu qui donne la vie. Nous devons honorer et respecter la vie dans notre travail avec les hommes. Il peut arriver qu’on nous pose des questions sur la grossesse et l’avortement provoqué. La compréhension qui doit prévaloir, c’est que la vie que la mère porte vient de Dieu – elle est sainte, pure et divine, quelle que soit la manière dont la grossesse est survenue. Nous devons respecter la vie !

Les relations sexuelles sont du domaine du mariage et elles sont saintes et pures dans le cadre du mariage. À notre époque, les péchés qui sont liés à l’impudicité se multiplient à un degré tel qu’il en résulte une pression très forte – en particulier sur les jeunes générations. Si on est faible et qu’on tombe dans de tels péchés, il n’est pas convenable de faire une fête dans l’Assemblée à l’occasion du mariage. Si on est enceinte avant le mariage et que cela est connu, il vaut mieux avoir une fête privée. Bien sûr, nous n’interrogeons pas les fiancés à ce sujet – les choses cachées sont pour le Seigneur. D’un autre côté, il n’est pas bon de mentir.

S’il s’avère après coup qu’une sœur était enceinte avant le mariage, il ne faut malgré tout jamais traîner de telles personnes devant l’assemblée pour qu’elles reconnaissent leur faute. Cela peut leur causer du tort pour le reste de la vie. Nous devons agir avec circonspection dans nos rapports avec autrui – essayer de le cacher et leur donner de bons conseils. Veille à ne pas t’immiscer dans les affaires des autres. Lis 1 Co. 9 pour voir comment Paul servait les autres en vue de leur salut.

La parole de Dieu est notre ligne directrice, aussi en ce qui concerne la grossesse. Les prophètes tout comme le psalmiste parlent de cela. « Malheur à qui dit à son père : Pourquoi m’as-tu engendré ? et à sa mère : Pourquoi m’as-tu enfanté ? Ainsi parle l’Éternel, le Saint d’Israël, et son créateur : Veut-on me questionner sur l’avenir, me donner des ordres sur mes enfants et sur l’œuvre de mes mains ? » .

« C’est toi qui as formé mes reins, qui m’as tissé dans le sein de ma mère. Je te loue de ce que je suis une créature si merveilleuse. Tes œuvres sont admirables, et mon âme le reconnaît bien. Mon corps n’était point caché devant toi, lorsque j’ai été fait dans un lieu secret, tissé dans les profondeurs de la terre. Quand je n’étais qu’une masse informe, tes yeux me voyaient ; et sur ton livre étaient tous inscrits les jours qui m’étaient destinés, avant qu’aucun d’eux existe. » .

« Voici, j’excite contre eux les Mèdes, qui ne font point cas de l’argent, et qui ne convoitent point l’or. De leurs arcs ils abattront les jeunes gens, et ils seront sans pitié pour le fruit des entrailles : leur œil n’épargnera point les enfants. » .

Il faut avoir de la foi pour ce que l’on fait. C’est la sollicitude et le souci du bonheur de chacun en particulier qui doivent être notre force motrice. Pour quelle raison certaines personnes demandent-elles conseil par rapport à l’avortement ? Certains veulent sans doute cacher un péché et souhaitent préserver l’honneur de la famille. Il est difficile de donner des conseils dans de telles situations sans que cela se fasse en communion avec l’apôtre. Si on conseille de tuer le fœtus, on devra en répondre un jour !

Reçois celui qui vient te demander conseil avec sollicitude et compréhension. Rappelle clairement et fermement que toute vie vient de Dieu – c’est Dieu qui est le créateur. Nous ne pouvons pas conseiller à la légère d’avorter, même si la grossesse est due à un viol. Tout enfant appartient en effet au royaume des Cieux. Il faut mettre celles qui posent de telles questions en relation avec Dieu. Elles doivent elles-mêmes faire leur choix et assumer la responsabilité de ce choix. Beaucoup de celles qui sont passées par un avortement provoqué ont eu plus tard de gros problèmes psychologiques, avec des angoisses, de la dépression et beaucoup de tourments. Dans de telles situations, il faut avant tout s’en remettre entièrement à Dieu et non aux conseils du médecin. Il peut y avoir des situations dans lesquelles il est très difficile de donner un conseil – ce peut être une question de vie ou de mort. La famille doit alors parvenir elle-même à la foi par rapport au choix qu’elle fait.

« Cette foi que tu as, garde-la pour toi devant Dieu. Heureux celui qui ne se condamne pas lui-même dans ce qu’il approuve ! Mais celui qui a des doutes au sujet de ce qu’il mange est condamné, parce qu’il n’agit pas par conviction. Tout ce qui n’est pas le produit d’une conviction est péché. » . Choisis ce pour quoi tu as de la foi, mais n’en fais pas une affaire qui concerne l’assemblée toute entière. Garde cela pour toi et pour Dieu. Quand quelqu’un saisit la foi pour prendre une décision personnelle, il faut le fortifier dans le choix qu’il fait.