Donner des conseils sur les fiançailles

Beaucoup de gens viennent dans l’Assemblée après avoir vécu une vie mondaine ordinaire. Il peut donc être bon d’expliquer aux nouveaux convertis comment les choses se passent dans l’Assemblée. Ils ont aussi souvent besoin de comprendre que les fiançailles ne sont pas le mariage. Quand on est berger, on peut parler de ces choses d’une manière générale. Place le garçon devant ses responsabilités – si les choses vont trop loin, c’est le plus souvent la faute au garçon.

Parle de ces choses aux réunions de parents pour que les parents comprennent leur responsabilité et qu’ils exhortent leurs enfants qui sont fiancés ou sont susceptibles de se fiancer. Un père doit expliquer à son fils quelle responsabilité est la sienne. On ne doit pas se satisfaire sexuellement l’un l’autre avant le mariage. Notre vocation est de combattre pour la pureté et pour la foi en la victoire. Le fait de vivre ensemble avant le mariage, de même que le concubinage, ne sont pas d’actualité pour quelqu’un qui croit en la victoire et qui combat pour la pureté dans sa vie.

Il peut aussi être juste de mettre en garde l’une des deux parties si l’un des fiancés a un très mauvais passé. Il faut qu’ils en finissent complètement avec l’esprit de prostitution et qu’ils soient arrivés au repos dans ce domaine, pour qu’il soit manifeste pour tous qu’ils sont devenus des disciples avant de se marier. Cela n’a pas de sens que des enfants issus de foyers pieux aient à souffrir parce qu’ils se marient avec de tels individus superficiels et dénués de piété. Les parents doivent sentir leur responsabilité dans ce domaine et parler de ces choses à leurs enfants. On fait bien d’exhorter également ses enfants à ne pas demander la main à quelqu’un avec qui ils risqueraient de n’avoir aucune affinité.

« Mes frères, qu’il n’y ait pas parmi vous un grand nombre de personnes qui se mettent à enseigner, car vous savez que nous serons jugés plus sévèrement. » . Nous comprenons bien qu’il n’est pas facile de donner des conseils dans de telles circonstances. Sois prudent de façon à ne pas donner aux gens des conseils qui les amènent au désespoir et aux ténèbres. Dans les cas difficiles, il faut consulter les apôtres. Il y a des gens qui aiment se mêler des affaires d’autrui et qui s’arrogent volontiers un rôle de conseiller dans des circonstances où ils n’ont pas la grâce de pouvoir être en aide. En agissant de cette manière, ils se font du tort à eux-mêmes et ils font beaucoup de tort à l’autre partie.

« Nous bronchons tous de plusieurs manières. Si quelqu’un ne bronche point en paroles, c’est un homme parfait, capable de tenir tout son corps en bride. » . « C’est pourquoi, frères, appliquez-vous d’autant plus à affermir votre vocation et votre élection ; car, en faisant cela, vous ne broncherez jamais. » .

On pourrait penser que les apôtres ne sont pas d’accord ici. Pierre nous dit que nous ne devons jamais broncher, alors que Jacques dit que nous bronchons tous de plusieurs manières. Pierre parle de notre vocation de vivre une vie victorieuse et il souligne que nous ne devons pas continuer à pécher. Jacques, lui, parle du ministère, dans lequel on peut broncher en paroles quand on a affaire aux hommes, par exemple quand on exprime son opinion ou qu’on donne un conseil. Quand on donne un conseil, on doit donc être prudent de façon à ne pas faire allusion à des choses auxquelles l’autre n’a même pas pensé dans la circonstance en question. Je pense par exemple aux fiançailles et au mariage. C’est au couple qu’il incombe d’assumer sa responsabilité et de prendre sa décision. Un berger ne peut pas et ne doit pas endosser la responsabilité des choix et des actions d’autres personnes. Si on manque de vigilance et de tact, on a vite fait d’empiéter sur la liberté des autres dans de telles circonstances et on risque fort d’être un jour en mauvais termes avec eux, parce qu’on a été imprudent dans ses paroles et qu’on les a mis dans une situation difficile.

Des personnes qui travaillent dans l’Assemblée et qui se fiancent en dehors de l’Assemblée ont abandonné leur premier amour. Il ne convient pas de faire une fête dans l’assemblée à l’occasion de tels mariages, car ce ne sont pas de bons exemples. Il convient mieux dans ce cas d’avoir une fête de mariage privée, en présence de quelques amis. Des personnes qui travaillent dans l’Assemblée et qui font de tels choix trahissent en effet les jeunes avec lesquels ils ont travaillé. Si, en plus, ils se glorifient de ce qu’ils ont fait, c’est encore bien pire.

Il ne convient pas non plus pour les saints d’aller au mariage de divorcés qui veulent se remarier. S’il y a de telles situations dans la famille proche, on peut par exemple faire un cadeau à la personne avec laquelle on est apparenté, mais pas aux deux, car cela reviendrait à bénir le péché dans lequel ils vivent. Saisis plutôt l’occasion à un moment d’épreuve, quand Dieu fait en sorte qu’ils soient dans la détresse et quand il est tout proche. Peut-être auras-tu alors la grâce d’être un intercesseur pour leur annoncer la voie qu’ils doivent suivre. « Son âme s’approche de la fosse, et sa vie des messagers de la mort. Mais s’il se trouve pour lui un ange intercesseur, un d’entre les mille qui annoncent à l’homme la voie qu’il doit suivre, Dieu a compassion de lui et dit à l’ange : Délivre-le, afin qu’il ne descende pas dans la fosse ; j’ai trouvé une rançon ! » .