Ceux qui vivent tranquilles et en sécurité

Dans Amos 6, 1, il est dit : « Malheur à ceux qui vivent tranquilles dans Sion, et en sécurité sur la montagne de Samarie, à ces grands de la première des nations, auprès desquels va la maison d’Israël ! » Nous jouissons d’un bien-être merveilleux dans l’assemblée, tant sur le plan spirituel que matériel, mais nous devons veiller, dans notre vie personnelle, à ne pas laisser s’installer une sécurité et une insouciance qui stoppent notre croissance spirituelle. Lorsqu’on parvient à la victoire sur les péchés manifestes et qu’on atteint un certain « niveau » dans la vie, il est facile de se laisser aller à une vie superficielle et insouciante. On peut mener une sorte de vie paradisiaque de laquelle disparaissent rapidement la pauvreté en esprit, ainsi que la faim et la soif de justice. On « surfe » sur les vagues de la vie, sans qu’il y ait de salut de plus en plus profond dans la détresse et la reconnaissance de son propre péché.

Dans 1 Co. 10, 1-12, Paul nous exhorte à prendre comme exemple et avertissement ce qui est arrivé à Israël et aux Juifs, afin que nous n’ayons pas de mauvais désirs. Il écrit par exemple au verset 7 : « Ne devenez point idolâtres, comme quelques-uns d’entre eux, selon qu’il est écrit : Le peuple s’assit pour manger et pour boire ; puis ils se levèrent pour se divertir. » Quand le sérieux et la crainte de Dieu disparaissent, des voyants rouges devraient s’allumer : notre vie spirituelle est alors en danger. Nous avons alors besoin d’un véritable réveil spirituel, afin de ne pas être assoupis quant aux possibilités que nous offre l’Évangile et à l’avenir que Dieu souhaite pour nous qui avons reçu une vocation céleste.

Lorsque Moïse et Josué sont redescendus du mont Sinaï avec les tables de la loi, comme l’explique Ex. 32, ils ont entendu des chants en approchant du camp. Ce n’étaient pas des cris de victoire. En s’approchant davantage, ils ont vu la danse autour du veau d’or et qu’Aaron avait laissé le peuple se livrer à l’idolâtrie. Moïse a alors été rempli de zèle, a jeté les tables de la loi et les a brisées ; il a pris le veau d’or, l’a réduit en poussière et l’a jeté au feu. Il s’est ensuite placé à la porte du camp et a dit : « À moi ceux qui sont pour l’Éternel ! Et tous les enfants de Lévi s’assemblèrent auprès de lui, et ce jour-là ils furent consacrés comme prêtres pour l’Éternel. » Puissions-nous vraiment avoir cet entendement qu’avaient les enfants de Lévi, afin de nous libérer de tout ce qui veut nous entraver et nous empêcher de courir dans la carrière. Que rien de ce que nous pouvons admirer ou idolâtrer ici-bas ne nous empêche de servir le Dieu vivant d’un cœur entier et brûlant !

Dans És. 52, 1-2 se trouve cette magnifique exhortation : « Réveille-toi ! réveille-toi ! revêts ta parure, Sion ! Revêts tes habits de fête, Jérusalem, ville sainte ! Car il n’entrera plus chez toi ni incirconcis ni impur. Secoue ta poussière, lève-toi, mets-toi sur ton séant, Jérusalem ! Détache les liens de ton cou, captive, fille de Sion ! » Il se peut que l’on soit tombé dans une fausse sécurité, dans l’insouciance, et peut-être aussi dans de mauvaises habitudes, et que l’on sente que sa vie n’est pas ce qu’elle devrait être au regard de la vocation élevée et sainte que nous avons reçue. Cette exhortation retentit alors : « Détache les liens de ton cou ». Quand une voiture est prise dans des ornières, il faut tirer fortement sur le volant pour revenir sur la route. Il en est de même dans notre vie : il faut du zèle et de l’énergie dans l’action pour que tout revienne en ordre. Nous faisons alors l’expérience de la paix et de la joie dans le Saint-Esprit, et nous recevons la certitude d’être sur le bon chemin. Nous gardons alors le cap, et avançons vers une gloire éternelle avec tous les saints !