Arild Tombre – Un bâtisseur de l’Assemblée

mai 2026

Arild Tombre – Un bâtisseur de l’Assemblée

8 mai 1932 – 7 mars 2026

Le vendredi 3 avril 2026, nous avons fait nos adieux à notre cher ami, frère, père et serviteur du Seigneur, Arild Tombre. Environ 5 000 amis se sont réunis pour la cérémonie commémorative à Brunstad, et beaucoup ont également suivi cette journée retransmise en direct. Comme cela tombait le premier jour de la conférence de Pâques, de nombreux amis venus de plusieurs pays ont pu être présents. Dieu a agi de manière particulière tout au long de cette journée, et pour beaucoup, cela a été un réveil à Le chercher avec piété, avec à la fois du sérieux et de la joie dans le cœur.

Arild Tombre est né à Oslo le 8 mai 1932, et dès l’âge de 9 ans, alors que la guerre faisait rage, il a pris la décision personnelle de suivre Jésus. Ce choix a été le fil conducteur de toute sa vie. Très jeune, il s’est engagé dans l’œuvre missionnaire de l’assemblée et, à partir de 1953, il a accompagné les frères dans de nombreux voyages qui ont posé les bases de l’expansion de l’assemblée en Europe. Sa maîtrise de l’anglais, de l’allemand, du français et du néerlandais lui a ouvert de nombreuses portes et a fait de lui un collaborateur précieux dans ce travail.

Il s’est installé en France en 1963, où il a œuvré pendant plus de 50 ans à édifier le corps de Christ. Jusqu’à la fin, il a combattu le bon combat de la foi. Il laisse derrière lui une vie qui, pour tous ceux qui l’ont connu, était un modèle vivant sur les traces de Jésus. Nous avons eu un aperçu émouvant de sa vie lorsque son fils Einar en a retracé les grandes lignes à l’ouverture de la cérémonie funéraire. Avec sa chère Mirjam — son aide fidèle et exceptionnelle pendant plus de cinquante ans — ils ont eu douze enfants. Au fil d’une vie marquée par l’amour, la fidélité et la piété, ils ont fondé ensemble une famille nombreuse et bénie.

Kåre J. Smith nous a rappelé que le cœur paternel d’Arild Tombre était loin de se limiter à ses proches. Au cours d’une longue vie au service de Dieu, il a pu être en bénédiction pour une multitude d’enfants spirituels – des personnes qui ont eu la grâce de le connaître et qui perpétuent son héritage dans leur propre vie. Le passage de 2 Jn. 1-2 a été lu, un passage qui lui convenait particulièrement bien : « L’ancien, à Kyria l’élue et à ses enfants, que j’aime dans la vérité – et ce n’est pas moi seul qui les aime, mais aussi tous ceux qui ont connu la vérité – à cause de la vérité qui demeure en nous, et qui sera avec nous pour l’éternité. » Kåre J. Smith nous a rappelé avec insistance que c’est l’Esprit de vérité qui nous affranchit et qui nous guide sur le chemin du salut. Notre croissance et nos progrès dans le salut sont indissociables de notre amour pour la vérité. Arild Tombre avait reçu une grande part de la plénitude de Christ, et ce sera une bénédiction de le retrouver dans l’éternité – lui qui aimait la vérité et a vécu dans la vérité jusqu’au bout.

Tout comme Pierre, qui aimait Jésus plus que tout et dont le cœur était réceptif à la voix de la vérité, Arild est devenu une pierre vivante dans la maison spirituelle que Christ édifie. Mt. 16, 18. Car l’Église de Christ est la colonne et l’appui de la vérité. 1 Ti. 3, 15. Tout ce qui s’y fait doit être en accord avec l’Esprit de Vérité, sans que rien ne puisse obscurcir la lumière éclatante de la vérité. Il est clair qu’il faut une grande grâce de Dieu pour vivre la vérité. Paul a lui-même témoigné que la grâce qui lui avait été accordée n’avait pas été vaine. 1 Co. 15, 9-10. On pouvait observer la même chose chez Arild Tombre : une vie où la grâce de Dieu avait accompli de grandes choses en un humble serviteur. C’est une grande chose que de venir à Dieu avec humilité, mais c’est une chose encore plus grande que de conserver cette humilité jusqu’à la fin, et c’est précisément ce dont sa vie a été un témoignage vivant.

Marc Auchet, qui a été pendant de nombreuses années un proche collaborateur d’Arild Tombre en France, a témoigné d’une vie qui avait été source de bénédiction, une vie vécue sur les traces de Jésus et de Paul, loin des choses de ce monde. Ses paroles tirées de Ph. 3, 17 ont été une exhortation pour nous tous : « Soyez tous mes imitateurs, frères, et portez les regards sur ceux qui marchent selon le modèle que vous avez en nous. » Puissions-nous tous suivre les traces que nous avons vues chez Arild Tombre, et avancer sur le même chemin avec l’aide de l’Esprit.

C’était émouvant de voir la foule rassemblée sur la place faire un dernier adieu en chantant le cantique LVS n°24 : « Le Ciel est plein d’allégresse quand les saints touchent au but. Plus de peine, de tristesse, ils sont auprès de Jésus. Cela a bien plus de valeur que les joies de cette terre. Ils vont vivre avec le Seigneur, pour toujours auprès du Père. » Arild Tombre a désormais achevé sa course et rejoint le Ciel. Beaucoup ont sans doute souscrit dans leur cœur aux derniers mots de l’éloge funèbre lu par son fils Einar : « Cher papa, merci de nous avoir montré le chemin par ta vie – le chemin sur les traces de Jésus ! Ta mémoire vivra dans nos cœurs. Nous nous reverrons ! »

La rencontre commémorative

La rencontre commémorative a débuté par la projection d’un film intitulé « Un bâtisseur de l’Assemblée », qui retraçait en partie la vie d’Arild Tombre. On y voyait notamment une interview datant de quelques années, dans laquelle Arild évoque le développement de l’assemblée et le désir profond qu’avaient les frères, dès le début, de transmettre les enseignements qui appartiennent à la piété. Il a cité ce qu’Aksel Smith avait témoigné sur son lit de mort : « Recevez les enseignements qui appartiennent à la piété. Ils tiennent bon ! » Arild a exprimé sa profonde gratitude d’avoir dès son enfance rencontré des personnes pieuses. Et cette rencontre commémorative nous a permis d’entrevoir ce que cela avait signifié pour sa vie.

Kåre J. Smith a souligné qu’Arild Tombre était un homme pieux qui recherchait la communion avec des personnes pieuses, et que c’était précisément cela qui le rendait capable d’être un bâtisseur de l’Assemblée. « Mais grâces soient rendues à Dieu de ce que, après avoir été esclaves du péché, vous avez obéi de cœur à la règle de doctrine dans laquelle vous avez été instruits. » Ro. 6, 17. Il existe de nombreux enseignements, mais un seul enseignement affranchit du péché. Pour ceux qui aiment Dieu de tout leur cœur et vivent dans la piété au sens le plus profond du terme, ces enseignements prennent vie. Ce sont de telles personnes qui sont rendues aptes à être des serviteurs de Dieu. Cela ressort clairement chez l’apôtre Paul, qui n’osait pas mentionner une chose si Christ ne l’avait pas faite par lui. Chap. 15, 18-19. C’est ainsi que nous avons connu Arild Tombre tout au long de sa vie.

Kåre a souligné la pleine espérance de l’Évangile : la réconciliation est un don de la grâce, mais une fois que nous l’avons reçue, l’œuvre de Dieu commence en nous lorsque nous marchons sur le chemin nouveau et vivant que Jésus a inauguré pour nous. Ép. 2, 8-10. Pour la plupart des gens, l’Évangile se résume au pardon des péchés, mais l’espérance que donne l’Évangile va bien au-delà de la réconciliation. C’est que la vie de Jésus devienne notre vie, que nous soyons présentés saints et irréprochables devant lui. Col. 1, 28. Arild Tombre en était la preuve vivante : il vivait ce qu’il enseignait et pouvait ainsi graver le message efficacement dans le cœur des autres.

Bernt Aksel Larsen a exprimé son profond respect pour Arild Tombre et a lu un passage de Ap. 2, 2-5, dans lequel Jésus évoque le premier amour et les premières œuvres. C’est avec Jésus en tant que personne que nous devons être en communion. Nous ne devons jamais perdre ce que Dieu nous dit dans notre cœur. C’est ainsi qu’il a perçu Arild Tombre, et il a raconté comment, dès son jeune âge, il a bénéficié de sa part d’une sollicitude personnelle et sincère, qui a laissé une empreinte durable.

Les témoignages de nombreux amis ont permis de dresser le portrait d’un homme qui avait choisi de servir Dieu dès son enfance et qui est resté sur la bonne voie toute sa vie. Il est resté ferme au milieu des tempêtes, obéissant à sa vocation céleste, et pouvait dire avec Paul : « Mais je ne fais pour moi-même aucun cas de ma vie, comme si elle m’était précieuse, pourvu que j’accomplisse ma course avec joie, et le ministère que j’ai reçu du Seigneur Jésus. » Ac. 20, 24.

Il était naturel et simple dans sa manière d’être, prompt à s’humilier, et avait pris l’habitude de se juger lui-même plutôt que les autres. Il était un véritable père en Christ qui engendrait des personnes pieuses là où il allait. « Exerce-toi à la piété », nous exhorte 1 Ti. 4, 8. Et c’est précisément ce que nous avons vu en lui : une vie où la piété n’était pas un idéal, mais une marche quotidienne sur les traces de Christ.

La famille a témoigné d’une vie simple et naturelle au sein de leur foyer, avec une grande largesse d’esprit. Ils avaient un père plein d’humour, qui aimait la musique et le chant, et cela a marqué de son empreinte le foyer qu’il a bâti avec Mirjam. Les enfants ont dit avoir été témoins d’un homme de Dieu qui, avec humilité et crainte de Dieu, a mené le bon combat de la foi jusqu’au bout. Sa manière d’être, sa joie de vivre et son humour leur ont montré qu’être spirituel, c’est être naturel.

Des amis de différents pays et continents ont témoigné de l’amour qui leur avait été manifesté à travers le ministère d’Arild. Son grand cœur englobait beaucoup de monde, notamment en Afrique et en Inde, où il a œuvré pendant de nombreuses années. Plusieurs ont exprimé leur gratitude pour sa capacité à inculquer la parole de Dieu de manière à ce qu’elle reste gravée dans les esprits et soit facile à retenir. C’était un grand homme, mais qui avait des pensées modestes de lui-même.

Nous avons eu la grâce de connaître un tel homme pieux. Puisse cette même puissance agir en nous. Gardons à l’esprit les paroles avec lesquelles Arild Tombre lui-même a conclu son interview : « Je veux vivre le reste de ma vie dans la piété, afin que ceux qui viendront après puissent également dire : J’ai été en contact avec des personnes pieuses. »

Kåre J. Smith a conclu la rencontre en rappelant les paroles de Jésus : « Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui la perdra à cause de moi la trouvera. » Mt. 16, 25. C’est ce que nous avons pu voir dans la vie d’Arild Tombre, et toute cette journée en a été un puissant témoignage. Que Dieu bénisse et fortifie abondamment sa famille et tous ses descendants !

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Nous souhaitons exprimer nos remerciements les plus sincères aux amis et aux assemblées de nombreux pays pour leur participation, leurs messages, ainsi que pour la bonté, la sollicitude et l’amour extraordinaires dont nous avons été entourés à l’occasion du rappel à Dieu et des funérailles de notre cher père.

Avec toute notre gratitude, la famille Tombre