Pratiquer ses premières œuvres !

avril 2026

Pratiquer ses premières œuvres !

« Mais ce que j’ai contre toi, c’est que tu as abandonné ton premier amour. » Ap. 2, 4. Quelle exhortation directe adressée à l’ange de l’Église d’Éphèse !

Cela faisait longtemps que Jésus sentait l’amour ardent de ce frère se relâcher ; l’amour pour Lui, qui est le chemin, la vérité et la vie. Peu à peu, il s’était détourné de ce chemin, sur lequel seul l’Esprit de vérité peut nous guider. Il avait cessé de ne faire qu’une seule chose : oublier ce qui est en arrière et courir vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu. Il n’était pas resté dans cet état d’esprit parfait que Paul avait gardé toute sa vie. Il a plutôt commencé à se préoccuper de plus en plus des choses qu’il réalisait, pour lesquelles on le complimentait et qui lui valaient d’être mentionné.

Jésus a également confirmé que ce frère avait beaucoup œuvré pour Son nom et qu’il avait porté des fardeaux avec persévérance. Bon nombre de membres de l’Église le considéraient certainement comme un pilier inébranlable. Mais Jésus l’a averti que suite à cette exhortation, son chandelier risquait d’être bientôt écarté s’il ne se repentait pas. Après cela, il ne serait plus en mesure de se voir lui-même. Dans cet état, il s’était en fait déjà coupé de la communion spirituelle avec ses frères et sœurs qui étaient animés de cet amour fervent. Jusqu’alors, Jésus lui avait laissé le temps de prendre à cœur les exhortations, de se juger lui-même. Mais maintenant qu’il avait entendu cette exhortation, qui montrait que Jésus connaissait exactement son état, il devait se repentir sans tarder. V. 5 : « Souviens-toi donc d’où tu es tombé, repens-toi, et pratique tes premières œuvres ; sinon, je viendrai à toi, et j’ôterai ton chandelier de sa place. »

Dans nos premières œuvres, nous nous jugeons nous-mêmes. Dans nos premières œuvres, nous ne pensons pas mériter d’être bénis. Dans nos premières œuvres, nous nous considérons comme étant les plus misérables, et c’est pourquoi nous retirons toujours quelque chose de la foi des autres. C’est sur la base de notre foi que nous parlons, et non en nous appuyant sur notre connaissance. Ro. 1, 12.

Si je ne vois pas déjà l’importance des premières œuvres – dont Jésus dit ici clairement qu’elles sont tout ce qui compte pour lui –, c’est que le premier amour est en train de s’éteindre ou s’est déjà éteint. Si j’ai des oreilles pour entendre ce que l’Esprit a dit aux frères et sœurs de l’Église, j’ai alors un désir sincère d’en tirer un enseignement !