Vous qui craignez Dieu, écoutez !
« Paul se leva, et, ayant fait signe de la main, il dit : Hommes Israélites, et vous qui craignez Dieu, écoutez ! » Ac. 13, 16. Paul poursuit en leur parlant de la manière dont Dieu a choisi son peuple, l’a fait sortir d’Égypte par son bras puissant et l’a porté dans ses bras paternels à travers le désert. Il parle ensuite de la manière dont les peuples ont été exterminés par la main de Dieu, et de la manière dont il a institué des juges, puis des prophètes, et lorsque le peuple l’a exigé, il leur a donné des rois. Dieu a fait tout cela pour aider son peuple à obéir à ses commandements ; il avait des pensées de paix pour eux. Sans exception, Dieu les bénissait lorsqu’ils écoutaient ses paroles et accomplissaient sa volonté. Ils ont écrasé les rois et exterminé les peuples sur l’ordre de Dieu. Et grâce à leur obéissance à la loi, ils sont devenus invincibles.
Mais tout au long de l’histoire, nous voyons que la difficulté était d’écouter les commandements de Dieu et de les observer. Ils tenaient bon pendant un certain temps, puis ils se détournaient vers les idoles muettes. Ils ne se sont pas soumis à Dieu, et sa bénédiction s’est détournée d’eux ; les défaites se sont succédé l’une après l’autre.
Tout cela a été écrit pour notre instruction. On a vite fait de se dire qu’ils devaient vraiment être stupides pour ne pas écouter. C’est vrai, mais qu’en est-il de moi ? Est-ce que j’écoute ? Ou est-ce que j’oublie immédiatement à quoi je ressemble après m’être vu dans le miroir de la Parole ? J’ai reçu une vocation bien plus noble, celle d’avoir part à la nature divine !
Il en faut beaucoup pour qu’un être humain se mette vraiment à écouter. Nous sommes tellement imbus de nous-mêmes et de nos propres pensées. Nous pouvons être au bénéfice d’une prédication puissante, mais est-ce que j’écoute avec les oreilles de mon cœur ? Si j’écoute comme un disciple, si j’écoute le message qui m’est adressé à propos de moi-même, à quoi est-ce que je prête l’oreille ? Il y a tant de choses qui cherchent à nous détourner de l’essentiel, du cœur même de l’Évangile.
En És. 55, 3, il dit : « Prêtez l’oreille, et venez à moi, écoutez, et votre âme vivra : Je traiterai avec vous une alliance éternelle, pour rendre durables mes faveurs envers David. »
Je dois prêter l’oreille, je dois tourner mon oreille vers lui ; c’est un acte conscient. Je dois m’humilier et être pauvre en esprit afin de pouvoir entendre ce qu’il veut me dire. J’ai du péché et je dois rester vigilant tant que je vivrai. Si je l’oublie dans mon service pour Dieu, j’abandonne aussi mon premier amour pour Christ. Ce sont en effet mes actions qui montrent si j’écoute. Que se passe-t-il dans mon cœur, est-ce que je me purifie ?
Comment puis-je apprendre à faire sa volonté sans entendre ce qu’est sa volonté, et comment la Parole peut-elle fusionner avec la foi dans mon cœur si je n’écoute pas ?
Nous vivons à une époque où il nous parle par le Fils, et tout est nu et découvert aux yeux de celui à qui nous devons rendre compte. Hé. 4, 13. Il intervient avec une grande précision pour nous donner les circonstances dont nous avons besoin afin que nous puissions être formés comme la partie de l’édifice pour laquelle il souhaite nous employer. Lorsque l’édifice doit être assemblé, cela doit se faire sans que l’on entende des coups de marteau. Sa volonté s’est accomplie dans les cieux et sur la terre, dans ma vie et dans la tienne.
Prenons à cœur ce que Dieu dans Mc. 9, 7 : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le ! » C’est seulement de cette manière que nous aurons un avenir éternel avec ceux qui, tout au long de leur vie, auront prêté l’oreille pour l’écouter et qui, par leur obéissance aux paroles du Maître, auront conservé une oreille attentive !