L’Épouse qui va vers son Époux
C’est l’épouse qui va vers son Époux – il possède son cœur, son esprit. LVS n° 393. C’est une grande grâce d’avoir reçu une telle vocation. Mais nous comprenons que cette vocation nécessite une formation très poussée. Et c’est cette formation que nous devons recevoir maintenant, pendant le temps de grâce. Cela ne peut se faire que lorsque tout notre cœur et tout notre esprit sont abandonnés entre les mains de Jésus. L’Épouse a nécessairement le même entendement que son Époux. C’est l’attitude de s’humilier soi-même. Nous acceptons alors volontiers les remarques et sommes reconnaissants pour toute aide et pour toutes les exhortations que nous recevons.
« C’est pourquoi, frères saints, qui avez part à la vocation céleste, considérez l’apôtre et le souverain sacrificateur de la foi que nous professons, Jésus. » Hé. 3, 1. Il est notre précurseur, et c’est sa vie qui doit rayonner de plus en plus dans nos vies.
Nous devons garder cela à l’esprit dans toutes les situations de la vie. C’est l’Épouse qui va vers son Époux. Nous ne devons pas trouver étrange d’être dans la fournaise de l’épreuve, comme s’il nous arrivait quelque chose d’extraordinaire. 1 Pi. 4, 12-13. Pourquoi cela se produit-il et qu’est-ce qui se passe ? C’est Dieu qui travaille avec nous pour que nous soyons transformés à l’image de Jésus. Dans cette fournaise de l’épreuve, nous devons être formés pour atteindre notre vocation céleste. C’est maintenant que nous devons garder à l’esprit notre vocation et notre salut. « Aie ton appel devant les yeux dans les moments difficiles. L’épreuve est pesée par ton Dieu, réjouis-toi et sois docile ! » LVS n° 302.
Toutes ces épreuves que nous rencontrons sont la preuve de la grande bonté de Dieu à notre égard. Tout a été mesuré et pesé avec précision, afin que nous puissions le supporter et rester debout et victorieux. C’est là le bon combat de la foi.
Nous devons regarder comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles nous pouvons être exposés. Ja. 1, 2-4. Comment est-ce possible ? C’est possible en ayant dans nos cœurs une foi vivante en la victoire dans toutes les tentations. L’épreuve de notre foi produit la patience – et il faut que la patience accomplisse parfaitement son œuvre, afin que nous soyons parfaits et accomplis, sans faillir en rien. C’est à cela que nous devons être formés en tant qu’épouse de Jésus, et c’est une raison de nous réjouir.
Il y a en nous beaucoup de force et de volonté propre qui doivent être brisées. Et Dieu a sans doute plus de mal à nous briser qu’à nous reconstruire le moment venu. Il désire notre bien-être éternel. Et nous n’avons pas à lui enseigner ce dont nous avons besoin pour notre salut. Nous devons nous humilier sous la puissante main de Dieu et trouver le chemin sur les traces de Jésus, lui qui n’a point commis de péché, et dans la bouche duquel il ne s’est point trouvé de fraude. 1 Pi. 2, 21-22. C’est ici que passe le chemin sur les traces de Jésus.
C’est dans toutes ces situations quotidiennes que nous trouvons le chemin sur les traces de Jésus. Et les œuvres qui ont été préparées d’avance pour nous sont à portée de main. Mais pour les voir et marcher en elles, nous devons nous humilier. Et c’est justement ce que nous devons apprendre. Apprendre l’humilité. C’est le chemin sur les traces de Jésus, lui qui s’est humilié lui-même.
Nous faisons l’expérience de cet abaissement lorsque la lumière éclaire nos cœurs et que nous ressentons le jugement de Dieu sur le péché qui habite en nous. Nous ne devons pas alors nous décourager et perdre toute force, mais accepter sans réserve le jugement, afin que la mort de Christ puisse agir en nous en vérité. Alors, la vie de Christ se manifestera de plus en plus, apportant une grande bénédiction là où nous sommes placés.
Puissent notre vie et notre conduite témoigner en vérité que nous sommes « l’Épouse qui va vers son Époux » !