Toi, suis-moi !

février 2026

Toi, suis-moi !

Jésus souhaite que nous les hommes soyons heureux dans le culte que nous rendons à Dieu. Ce n’était pas le cas des docteurs de la loi. Dans leur « magnificence », ils étaient forts, satisfaits d’eux-mêmes, froids et impitoyables. Jésus s’adresse à ses disciples dans Mt. 16, 24, où il les invite à une nouvelle vie : « Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suive. » Jésus s’adresse à ceux qui le veulent, et pour ceux qui le veulent, il est tout à fait possible de le suivre. Dans son invitation, Jésus n’a posé aucune exigence quant à des qualifications ou des qualités particulières que les hommes devaient posséder pour pouvoir le suivre. Il demande uniquement si je suis prêt à renoncer à moi-même et à me charger de ma croix. Jésus n’attire pas ses disciples en leur promettant des richesses terrestres ou une quelconque gloire dans ce monde. Il leur a montré le chemin du renoncement à soi-même et de la souffrance. Si je choisis de souffrir avec lui, je deviens un véritable disciple de Jésus. Je peux marcher sur les traces de Jésus, « lui qui n'a point commis de péché, et dans la bouche duquel il ne s'est point trouvé de fraude ; lui qui, injurié, ne rendait point d’injures, maltraité, ne faisait point de menaces, mais s’en remettait à celui qui juge justement. » 1 Pi. 2, 22-23.

Dans Jn. 21, 18-22, Pierre se préoccupe du sort du disciple que Jésus aimait, celui qui, pendant le souper, s’était penché sur la poitrine de Jésus. Jésus lui dit : « Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe ? Toi, suis-moi ! » Le fait de suivre Jésus ne devait pas être motivé par l’espoir d’obtenir quelque chose ou d’être soutenu par quelqu’un ici-bas, mais uniquement par un amour brûlant pour Christ. Plus tôt dans ce chapitre, Jésus demande trois fois à Pierre s’il l’aime. C’était comme si Jésus voulait être absolument certain que Pierre l’aimait plus que tout et plus que quiconque sur terre. Même après avoir si clairement exprimé son grand amour pour Jésus, Pierre l’a tout de même interrogé sur quelque chose qui ne le concernait pas et qui était sans importance. Comme il est vite fait de se préoccuper d’une chose ou d’une autre qui n’a aucune importance et sur laquelle je n’ai absolument pas d’emprise ! Cela accapare mes pensées et mon temps. Que les paroles de Jésus résonnent alors en nous : « Que t’importe ? Toi, suis-moi !

Marie avait choisi la bonne part, qui ne lui serait pas ôtée. Marie était assise aux pieds de Jésus et écoutait ses paroles tellement précieuses, qui lui donnaient quelque chose que rien ni personne ne pourrait jamais lui enlever. Il y a beaucoup de choses qui nous seront un jour enlevées : les services, les dons, la richesse, etc. Le maître m’enseigne le chemin de l’abaissement. Par ce que Jésus m’enseigne intérieurement, j’ai part à la sagesse, et même à la vie elle-même, qui est la chose la plus glorieuse et la plus élevée à laquelle un homme puisse avoir part. Parmi les sept anges d’Églises mentionnés dans l’Apocalypse, nous voyons que cinq d’entre eux s’étaient détournés de la foi simple envers Christ, au beau milieu de leur ministère. La moindre préoccupation pour notre nom et notre honneur, dans l’exercice de notre ministère, nous en détournera tout aussi rapidement. Que cela soit toujours clair pour nous : Toi, suis-moi !