Le pressoir
La Bible utilise beaucoup d’images pour décrire les grands combats et les victoires de Jésus. Le prophète Ésaïe a utilisé l’image d’un pressoir. Une fois les raisins récoltés, ils étaient placés dans un pressoir où on les pressait pour séparer le jus du fruit. Ésaïe écrit au chap. 63, 3 : « J’ai été seul à fouler au pressoir, et nul homme d’entre les peuples n’était avec moi ; je les ai foulés dans ma colère, je les ai écrasés dans ma fureur ; leur sang a jailli sur mes vêtements, et j’ai souillé tous mes habits. » C’était une lutte intense ! Chaque jour était pour Jésus un jour de vengeance contre tous les ennemis dans la chair de David, et dans ce pressoir, ils étaient anéantis un par un jusqu’à ce que toute l’œuvre soit accomplie.
Maintenant, c’est nous qui sommes dans notre pressoir. Nous ne pouvons pas dire que personne n’est avec nous dans ce combat. Nous recevons en effet beaucoup de soutien dans la fraternité – par la prédication, par de bons exemples et par tous les encouragements à faire le bien. Mais malgré cela, nous aussi, comme Jésus, nous devons fouler seuls, car personne d’autre ne peut entrer dans notre pressoir et mener le combat à notre place. Comme c’est important de bien le comprendre. Cela réduit aussi à néant toute exigence envers les autres. Je dois mener mon propre combat. Il en va de même dans le service que nous rendons aux autres, y compris ceux qui nous sont les plus proches. Nous pouvons et devons soutenir les autres dans leur combat, mais nous ne pouvons pas mener le combat à leur place.
Nous avons un vaste pays à conquérir, avec beaucoup de choses merveilleuses. Mais pour cela, il faut que de nombreux « enfants d’Anak » soient vaincus dans le pressoir. C’est pourquoi il est important que nous ne fassions pas du sur-place, en restant en butte aux mêmes choses année après année. Remporte une pleine victoire et empare-toi de nouvelles terres ! Nous devons nous déplacer dans le pressoir, et engager le combat dans des zones qui étaient peut-être restées « en jachère ». En foulant ces zones aux pieds, nous remporterons la victoire et nous aurons de bons fruits également dans ces domaines.
Le résultat du combat dans le pressoir est en effet la bonne coupe, celle que nous bénissons. 1 Co. 10, 16. Elle nous apporte aussi de la bénédiction. C’est le résultat de notre fidélité dans nos circonstances et d’une vie cachée avec Dieu. En menant le même combat que Jésus a mené, avec la même attitude que lui, nous parvenons à quelque chose de complètement nouveau.
Loué soit celui qui a été fidèle dans son pressoir, bien qu’il n’y ait eu personne avec lui ! Là, il a inauguré une voie pour nous, afin que nous ayons maintenant l’espérance de remporter la même victoire.