Seulement une nouvelle créature
« Pour ce qui me concerne, loin de moi la pensée de me glorifier d’autre chose que de la croix de notre Seigneur Jésus Christ, par qui le monde est crucifié pour moi, comme je le suis pour le monde. Car ce n’est rien d’être circoncis ou incirconcis ; ce qui est quelque chose, c’est d’être une nouvelle créature. » Ga. 6, 14-15. Ce n’est que ce que l’Évangile a pu faire en nous qui aura de la valeur dans l’éternité – et on pourrait dire que cela s’applique aussi à notre vie ici-bas.
Jésus dit en Mt. 7, 22-23 : « Plusieurs me diront en ce jour-là : Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé par ton nom ? N’avons-nous pas chassé des démons par ton nom ? Et n’avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom ? Alors je leur dirai ouvertement : Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité. » On pourrait ajouter à cette liste toutes sortes d’autres actions qui nous semblent assez naturellement avoir de la valeur – comme par exemple de se sacrifier et faire des « bonnes » œuvres diverses et variées. La seule chose qui a de la valeur, c’est d’être une nouvelle créature !
Mais si la mort de Christ n’agit pas en nous dans tout ce que nous faisons, ce qui est la condition pour que la nouvelle créature puisse croître, il ne restera après nous qu’une œuvre humaine. Paul écrit en 1 Co. 3, 14-15 : « Si l’œuvre bâtie par quelqu’un sur le fondement subsiste, il recevra une récompense. Si l’œuvre de quelqu’un est consumée, il perdra sa récompense ; pour lui, il sera sauvé, mais comme au travers du feu. » Pour pouvoir recevoir une récompense, nous devons bâtir avec des « matériaux spirituels » qui résistent à l’épreuve du feu.
Lorsque nous passons par des épreuves – et nous passons tous par des épreuves – nous sommes nombreux à savoir les affronter d’une manière bonne en apparence. Mais ce qui se passe au dedans de nous, la croissance –qui est le résultat de la mort de Christ qui agit en nous – peut être très différent d’une personne à l’autre. L’un trouve l’impatience, l’exigence et la cupidité qui habitent dans l’homme, et les livre à la mort. L’autre « réprime » l’impatience, l’exigence et la cupidité pour garder une « belle façade » et être honoré par les autres. On peut dire que les deux bâtiments se ressemblent. On entendra certainement de beaux témoignages dans les fêtes d’anniversaire au cours de la vie de ces deux personnes. Pourtant l’un des bâtiments tiendra debout quand le feu arrivera, donnant droit à une récompense, celle d’être l’épouse de Jésus-Christ. L’autre bâtiment brûlera, privant son bâtisseur de toute récompense.
Soyons au nombre des vierges sages qui auront le privilège de célébrer les noces avec l’époux en tant qu’épouse.