L’obéissance
Les paroles d’Ap. 2, 2-5, dans lesquelles Jésus s’adresse à l’ange de l’Église d’Éphèse, sont des paroles sérieuses : « Mais ce que j’ai contre toi, c’est que tu as abandonné ton premier amour. » C’est à la lumière de ces mots que chacun devrait éprouver sa propre vie, encore et toujours. Ils peuvent m’inciter à une révision permanente de ma vie de chrétien et de ma piété. La base et le fondement de ma vie chrétienne sont, et doivent être, un amour pour Dieu et de la piété ! Tout découle de cela ! Cela met l’accent au bon endroit dans ma vie, et cela crée un cri et une aspiration dans mon cœur : marcher de manière à être digne de Dieu, lui être agréable et lui obéir en toutes choses.
Si cela n’est pas en ordre, un grand danger nous guette. Nous transgressons alors le premier et le plus grand des commandements, qui est le suivant : « Tu aimeras l’Éternel, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force. » Mt. 22, 37. On peut dire que rien ne va si cela n’est pas en ordre. Nos œuvres ne seront alors pas trouvées parfaites devant Dieu. En revanche, on peut dire qu’une fois que ce point est en ordre, ce n’est plus qu’une question de temps avant que tout le reste ne le soit aussi. Si l’on n’est pas fidèle sur ce point, il se peut qu’on puisse dire, comme le jeune homme riche : « J’ai observé toutes ces choses dès ma jeunesse. » Mt. 19, 20. Mais on n’a tout de même pas observé le premier et le plus important de tous les commandements. Lorsque les circonstances de la vie se présentent et qu’il faut faire un choix, on peut vite finir comme le jeune homme riche et s’en aller tout triste. V. 22. On n’aime pas Dieu au point d’être prêt à tout souffrir et à tout sacrifier pour le suivre.
Cela vaut dans la vie personnelle comme dans les foyers et les assemblées. Les choses peuvent être bien organisées et ordonnées à tous points de vue, mais si le premier amour disparaît ou se refroidit chez ceux qui sont responsables, il y a un grand risque que le fondement même soit absent.
Dans le numéro de mai/juin 1929 de Trésors Cachés, Johan O. Smith écrit : « La fidélité envers la voix de Dieu au plus profond du cœur est l’artère divine qui transmet la force et la lumière à l’assemblée de Dieu. Si cette communication s’interrompt, il en résulte la mort et la ruine. »
Au début, Saül était un homme remarquable ! Humble et consacré à Dieu. Mais avec le temps, il a rejeté Dieu et la parole de Dieu – c’était certainement pour être honoré et respecté par les hommes ! 1 Sa. 15, 30. Dieu a donc dû envoyer le même prophète, celui qui l’avait auparavant oint pour être roi, pour lui transmettre ce triste message : « Puisque tu as rejeté la parole de l’Éternel, il te rejette aussi comme roi. » V. 23. Cela ne serait pas arrivé s’il avait aimé Dieu ! Abraham a pris les choses tout à fait différemment et il est devenu un exemple lumineux pour toutes les générations ! Dieu l’a mis à l’épreuve en lui demandant de sacrifier son fils Isaac. Ge. 22, 2. Bien des pensées ont dû traverser son esprit, mais le lendemain, il s’est levé de bonne heure. Après trois jours de marche, il est arrivé au lieu du sacrifice. Il a été obéissant jusqu’au bout, et Dieu l’a alors appelé des cieux : « Car je sais maintenant que tu crains Dieu. » V. 12. Et il est dit ensuite : « Je te bénirai et je multiplierai ta postérité, … et toutes les nations de la terre seront bénies en ta postérité, parce que tu as obéi à ma voix. » V. 17-18.
Voilà à quel point l’amour pour Dieu et l’obéissance sont appréciés !