Nous devons monter à hauteur d’aigle – et y rester !
« Si donc vous êtes ressuscités avec Christ, cherchez les choses d’en haut, où Christ est assis à la droite de Dieu. Attachez-vous aux choses d’en haut, et non à celles qui sont sur la terre. Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec Christ en Dieu. » Col. 3, 1-3.
C’est la position que nous devons occuper dès l’instant où nous sommes nés de nouveau, et jusqu’à la fin de notre vie. Puisque nous sommes ressuscités avec Christ, nous pouvons vraiment dire que nous sommes parvenus à hauteur d’aigle, élevés au-dessus de cette terre, où les gens sont occupés à vivre selon leurs convoitises. Nos pensées se tournent de plus en plus vers les choses célestes, celles qui ont une valeur éternelle, à savoir comment je peux être rendu semblable à Christ.
La plupart des gens ont leurs pensées dans les choses terrestres, du matin au soir. Ils sont en proie à l’anxiété, à la cupidité, à l’envie, à la jalousie, à la recherche d’honneur, etc. Quelle grâce de pouvoir s’élever comme un aigle et de tout observer d’en haut ! Là, tout en bas sur la terre, je vois quelqu’un qui dit ou fait quelque chose à mon encontre qui me paraît injuste. Je dois alors me dire : – Quelle importance revêt son propos ? – Quelle importance aura-t-il dans un an ? – Dans un mois ? – La semaine prochaine ? – Probablement très peu, ou peut-être même aucune ! En tant que ressuscité avec Christ, la parole de Dieu me viendra à l’esprit, par exemple ce qui est écrit dans 1 Pi. 3, 13 : « Et qui vous maltraitera, si vous êtes zélés pour le bien ? » Ce que l’autre a dit ou fait, ce n’est pas mon affaire. À hauteur d’aigle, je ne me préoccupe que de mon affaire, à savoir faire le bien.
J’ai ainsi part à la nature divine et je suis davantage en mesure d’aider mes semblables. Certains diront peut-être : « Mais je ne peux pas supporter une telle injustice ! » – « Il faut se battre pour la justice ! ». Oui, cela peut être exact, surtout lorsqu’on voit des enfants ou des jeunes subir une injustice absolument inacceptable. Dans ce cas, il faut intervenir et faire ce qui est en notre pouvoir pour les aider et leur éviter de souffrir et de subir des préjudices. En revanche, si l’injustice me concerne personnellement, je dois trouver du réconfort et de l’aide dans la Parole, par exemple dans 1 Co. 6, 7 : « C’est déjà certes un défaut chez vous que d’avoir des procès les uns avec les autres. Pourquoi ne souffrez-vous pas plutôt quelque injustice ? Pourquoi ne vous laissez-vous pas plutôt dépouiller ? »
Je dois être prêt à me charger de ma croix et à renoncer à moi-même. Souffrir une injustice est certainement la pire des choses qui puisse m’arriver, selon ma chair. Mais si je hais la chair, alors je suis prêt à souffrir dans la chair pour en finir avec le péché. Comme il est bon d’entrer dans ces souffrances, avec la certitude que je vais en finir avec ce que je hais. C’est par de nombreuses tribulations que nous entrons dans le royaume de Dieu, et les souffrances prendront fin.
En prime, j’évite les problèmes et les souffrances qui surviennent souvent au sein de la famille ou de la fraternité quand je me préoccupe avant tout de « mon droit ». Ces souffrances-là ne mènent pas à la gloire, mais bien au contraire à des relations détruites dans les foyers et les assemblées. Menons le bon combat de la foi, et cherchons toujours ce qui est en haut, afin de rester à hauteur d’aigle !