En partie

février 2025

En partie

Dans 1 Co. 13, 4-7, nous sommes exhortés à posséder l’amour divin : « L’amour est patient… Il excuse tout, il croit tout, il espère tout, il supporte tout. »

Après cela, Paul écrit au verset 9 : « Car nous connaissons en partie, et nous prophétisons en partie. »

Nous, qui sommes devenus des disciples de Jésus-Christ, avons reçu les plus grandes et les plus précieuses promesses, celles de devenir participants à la nature divine. 2 Pi. 1, 3-4. Cela signifie que nous sommes appelés à échapper à l’influence de notre cœur humain et étroit, qui ne cherche que son propre intérêt, pour accéder à la liberté divine – à un espace ouvert et libre – afin d’avoir la force d’aimer et le pouvoir d’édifier dans les circonstances que nous traversons.

Lorsque je commence à mettre en pratique ces paroles de Dieu dans les différentes situations de ma vie, je constate aisément que je ne réussis pas comme je le voudrais. Le péché qui habite en moi agit de telle sorte que même si je semble supporter toutes sortes de choses, la question est de savoir si je supporte tout.

Il est dit de Dieu qu’autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant ses pensées sont élevées au-dessus de nos pensées. És. 55, 9. Ces pensées font qu’il « fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes. » Mt. 5, 45. Et dans Ja. 1, 17, il est dit que « toute grâce excellente et tout don parfait descendent d’en haut, du Père des lumières, chez lequel il n’y a ni changement ni ombre de variation. »

Notre vocation est de parvenir à une telle liberté divine, d’accéder à la nature divine ! Pour que cette transformation ait lieu, je dois reconnaître mon péché et reconnaître dans chaque situation que je ne vois qu’une partie du tout. Paul en était conscient lorsqu’il a écrit dans Ph. 3, 12-14 : « … mais je fais une chose : oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant, je cours vers le but… »

Portons toujours en nous cet aveu empreint d’humilité que nous ne comprenons qu’en partie, que nous avons besoin de voir plus et encore plus clairement ! Lorsque nous avons un tel état d’esprit, nous ne pouvons pas nous satisfaire de ce à quoi nous sommes parvenus. Cela crée une détresse en nous – une détresse qui nous permet de voir davantage la bonté de Dieu et qui nous fait voir le pays magnifique qui est devant nous. Nous sommes appelés, avec tous les saints, à posséder le plus possible de ces richesses magnifiques ! Alors ce témoignage de 2 Co. 6, 12 devient vrai en nous : « Vous n’êtes pas à l’étroit dans notre cœur. »