Le miroir de l’examen de soi-même
« Nous tous qui, sans voile sur le visage, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés à son image, de gloire en gloire, par l’Esprit du Seigneur. » 2 Co. 3, 18 (traduction Segond 21).
À la fin de sa lettre aux Corinthiens, Paul les exhorte à s’examiner eux-mêmes : « Examinez-vous vous-mêmes, pour savoir si vous êtes dans la foi ; éprouvez-vous vous-mêmes. Ne reconnaissez-vous pas que Jésus-Christ est en vous ? à moins peut-être que vous ne soyez désapprouvés. » Chap. 13, 5.
Le miroir est un bon outil pour s’examiner soi-même. Tu te regardes dans le miroir pour voir à quoi tu ressembles, afin de pouvoir remédier à ce qui ne te convient pas. Quand tu corriges certains aspects de ton apparence devant le miroir, cela est dicté par une norme sociale que tu as toi-même décidé de respecter. Mais ici, l’apôtre ne parle pas de choses visibles, mais de choses invisibles : La vie cachée avec Christ en Dieu. Col. 1, 3-4.
Un disciple de Jésus-Christ souhaite s’examiner lui-même, et il se compare à l’image qu’il voit dans la parole de Dieu. Christ est devenu sa norme et son désir est de marcher dans la lumière, comme Lui-même est dans la lumière. Quand son visage n’est pas couvert d’un voile, il ne voit pas seulement la vérité sur lui-même ; il voit aussi Jésus. « … quand il est à ma droite… » Ps. 16, 8.
La tendance humaine est de brandir un miroir devant les autres et de les juger selon mes propres normes de justice. C’est comme un petit enfant qui ne se soucie pas de son apparence et qui n’a donc aucune utilité pratique pour un miroir. C’est le stade auquel se trouvaient les Corinthiens dans leur développement. Ils se comparaient les uns aux autres, et cela les divisait : les uns suivaient Paul, d’autres Pierre et d’autres encore Apollos. Paul était très sévère envers eux : « Vous ne regardez qu’à l’apparence ! » 2 Co. 10, 7. Ils étaient incapables de voir la personne cachée du cœur, ni en eux-mêmes ni chez les autres.
Nous ne verrons toujours que partiellement lorsque nous nous regardons dans le miroir de l’examen de nous-mêmes. L’Esprit de vérité est notre guide dans toute la vérité, et il glorifie Jésus dans notre miroir intérieur. L’amour de sa justice et la haine de la mienne grandissent et s’intensifient, et je porte toujours la mort de Jésus avec moi dans mon corps. Et alors s’opère la transformation à son image, de gloire en gloire, cachée dans un vase de terre. 2 Co. 4, 7-12.
Avec le temps, nous nous regardons peut-être dans un miroir et ne voyons plus la grâce de la jeunesse. Mais quand notre visage n’est pas couvert d’un voile, nous pouvons voir que l’homme intérieur est transformé et renouvelé. Des pensées viles ont été remplacées par des pensées nobles. Comme nous le chantons dans LVS n° 361 : « Des pensées nobles et belles croissent avec force et vigueur. La vie de Dieu se révèle et prend place dans mon cœur. » Voilà la promesse de la nature divine. Voilà l’œuvre que Dieu a promis d’accomplir en ceux qui croient et qui obéissent à sa parole. Quiconque a cette espérance en lui, la gloire de Dieu reflétée sur le visage de Jésus-Christ, se purifie comme lui-même est pur. 1 Jn. 3, 1-3.