Le combat spirituel – le bon combat de la foi
Le sérieux que cela représente d’être un serviteur de Dieu et de se ranger du côté de Dieu dans la lutte contre l’armée des esprits méchants nous amène à mener les guerres de l’Éternel. « Combats le bon combat de la foi » – c’est un combat entre la chair et l’Esprit, entre notre volonté et celle de Dieu, entre la mort et la vie. Jésus-Christ est le chemin, la vérité et la vie – et nul ne vient au Père que par lui. Il n’y a pas de neutralité en lui, mais seulement du combat. C’est un véritable combat spirituel qui se déroule dans le caché ; il est décisif et revêt une importance éternelle pour nous. « Et si Christ est en vous, le corps, il est vrai, est mort à cause du péché, mais l’Esprit est vie à cause de la justice. » Ro. 8, 10. Jésus s’est offert lui-même par la puissance d’un Esprit éternel – c’est la puissance de la résurrection, la même force que Dieu donne maintenant à ceux qui lui obéissent.
Sa divine puissance nous a donné tout ce qui contribue à la vie et à la piété – nous n’avons donc aucune excuse. Mais cette force n’est pas donnée aux orgueilleux, ni à ceux qui veulent quelque chose pour eux-mêmes. Elle est donnée à ceux qui sont pauvres en esprit – ceux qui ont quelque chose à reconnaître, qui voient leur propre détresse et qui ont faim et soif de la justice qui s’obtient par la foi.
Ce combat n’est pas contre des hommes, mais contre des esprits, contre des raisonnements qui s’élèvent contre la connaissance de Dieu. La plus grande résistance ne se trouve pas à l’extérieur, mais dans notre propre chair ; dans l’orgueil qui refuse de se courber, qui cherche une voie plus facile et qui est ennemi de la mort sur la croix. Mais il n’y a pas de raccourci. Ce n’est pas une voie large, mais étroite, qui exige que nous haïssions notre vie dans ce monde pour gagner la vie éternelle. La chair doit mourir – pour que l’Esprit vive. Il ne s’agit pas de sentiments ou de théories. Il s’agit de la mort du péché, afin que Christ puisse prendre forme en nous.
C’est pour cela que nous devons nous armer ! Non pas par la force ou la sagesse humaine, mais par la pensée que celui qui a souffert dans la chair en a fini avec le péché. C’est là une déclaration de guerre écrite par l’apôtre Pierre, et c’est sans doute l’une des armes les plus puissantes dont nous disposons, avec ce que l’apôtre Paul décrit comme étant toutes les armes de Dieu : la ceinture de la vérité, la cuirasse de la justice, le bouclier de la foi, le casque du salut et l’épée de l’Esprit. Ce ne sont pas des figures de style, ce sont de véritables armes pour de véritables combats. Sans elles, nous tomberons au combat. Mais avec elles, nous resterons debout.
Ce n’est que ce qui est né de la parole vivante de Dieu qui peut rester debout dans ce combat. La lettre tue, mais l’Esprit vivifie. Et l’Esprit a été dans la Parole dès le commencement – la Parole qui était auprès de Dieu et qui était Dieu. Lorsque cette Parole prend vie en nous, nous ne faisons plus qu’un avec la vie éternelle qui était auprès du Père et qui a été révélée dans le Fils. Ce sont là les promesses les plus grandes et les plus précieuses que peut recevoir un être humain. Participer à la nature divine ! Sa gloire, sa propre nature, peut se révéler en nous. C’est là une promesse pour la vie actuelle et pour celle à venir, qui durera éternellement. 1 Ti. 4, 8.
Si nous voulons protéger l’Église de Dieu, nous devons nous-mêmes mener ce combat. L’égarement, la tiédeur et l’esprit du siècle s’infiltrent là où l’on ne monte pas la garde. Les forces charnelles cherchent toujours une manière de laisser le péché en paix. Mais le corps de Christ est composé de membres qui combattent, animés par l’Esprit et par les ordres qui viennent de la tête, Christ, dans la pureté et l’obéissance. C’est pourquoi nous devons écouter ce que l’Esprit dit à l’Église, y compris à travers ceux que Dieu y a placés – ceux qui parlent comme la parole de Dieu. Ils ont été donnés pour conduire l’Église à la maturité pour Dieu. Cela ne se fait pas selon la sagesse humaine, mais selon l’Esprit qui a vaincu le monde. Et nous devons marcher dans cet Esprit. Car là où l’Esprit parle à travers des serviteurs obéissants, l’esprit de victoire s’allume dans le cœur de ceux qui écoutent. C’est là que l’Église s’édifie, et que les femmes et les hommes de foi reçoivent la force de lutter.
C’est un combat pour notre propre salut et notre sanctification, mais aussi pour la vie et la pureté de l’Église. Dieu ne construit pas son corps sur des théories et des pensées humaines, mais sur des membres vivants qui ont souffert avec Christ et vaincu le pouvoir et la force du péché. Nous sommes appelés à veiller, à prier, à lutter et à nous offrir nous-mêmes comme des armes de justice pour Dieu. Abreuvons-nous de l’Esprit qui était en Jésus – lui qui a triomphé en Édom, revêtu de vêtements rouges, et se redressant avec fierté dans la plénitude de sa force.
Voilà le bon combat de la foi auquel nous sommes invités. Celui qui combat dans cet Esprit, par la grâce de Dieu, remportera toujours la victoire et recevra un jour la couronne de vie que Dieu a promise à ceux qui l’aiment. Ja. 1, 12.