La parole de Dieu doit être digérée

janvier 2025

La parole de Dieu doit être digérée

Jean a reçu l’ordre d’avaler le livre. « Je pris le petit livre de la main de l’ange, et je l’avalai ; il fut dans ma bouche doux comme du miel, mais quand je l’eus avalé, mes entrailles furent remplies d’amertume. » Ap. 10, 10. Quand la parole de Dieu ne reste que de la connaissance, elle a le doux goût de miel, mais elle n’apporte pas la nourriture nécessaire pour grandir si elle n’est pas digérée. « Car cette bonne nouvelle nous a été annoncée aussi bien qu’à eux ; mais la parole qui leur fut annoncée ne leur servit de rien, parce qu’elle ne trouva pas de la foi chez ceux qui l’entendirent. » Hé. 4, 2. Si je ne fusionne pas, par la foi, avec la parole de Dieu que j’entends, je n’aurai que le goût sucré dans la bouche. Je peux être fortifié et enthousiasmé par la parole de Dieu, sans que la parole ne fasse d’œuvre en moi.

De la même manière que le corps a besoin de digérer les aliments naturels pour vivre et grandir, il faut aussi que la Parole descende dans mes entrailles pour que mon esprit soit vivant et grandisse. Jacques met en garde contre le fait de se tromper soi-même, au chapitre 1, 22 : « Mettez en pratique la parole, et ne vous bornez pas à l’écouter en vous trompant vous-mêmes par de faux raisonnements. » Lorsque je me contente du goût sucré de la connaissance dans ma bouche, et que je n’entre pas dans l’obéissance de la foi, je me trompe moi-même et je ne peux pas parvenir à un développement spirituel.

Il faut donc digérer et mettre en pratique la parole pour qu’elle devienne vie et vérité en moi, et c’est alors que je sentirai l’amertume dans mes entrailles. « Il a appris, bien qu’il soit Fils, l’obéissance par les choses qu’il a souffertes ; après avoir été élevé à la perfection, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent l’auteur d’un salut éternel. » Hé. 5, 8-9. Jésus cherchait avec crainte et tremblement à accomplir la volonté du Père en toutes choses, et faire la volonté de son Père était son pain quotidien. Je dois le suivre dans la même obéissance. Chaque jour, je dois manger le même pain que Jésus, et pour cela je dois me charger de ma croix chaque jour et le suivre sur ce chemin qu’il a inauguré pour nous au travers de sa chair. Chap. 10, 19-20. Je dois alors être disposé à faire mourir tout ce qui se lève dans ma chair, ma propre volonté doit être jugée et mise à mort afin de pouvoir faire la volonté de Dieu dans toutes mes circonstances.

« Ainsi je connaîtrai Christ, et la puissance de sa résurrection, et la communion de ses souffrances, en devenant conforme à lui dans sa mort. » Ph. 3, 10. Je suis rendu semblable à Jésus par le fait que la mort de Christ est agissante dans ma vie cachée, et la vie de Christ resplendit alors de moi ; ce magnifique parfum de la connaissance de Dieu se dégage de ma vie. 2 Co. 4, 6.