La rédemption du corps
«Et ce n’est pas elle seulement ; mais aussi nous, qui avons les prémices de l’Esprit, nous aussi nous soupirons en nous-mêmes, en attendant l’adoption, la rédemption de notre corps.» Ro. 8, 23. Jésus a inauguré la route nouvelle et vivante au travers du voile, qui est sa chair, cette route qui mène dans le sanctuaire (Hé. 10, 19-20).
«Car, chose impossible à la loi, parce que la chair la rendait sans force, Dieu a condamné le péché dans la chair, en envoyant, à cause du péché, son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché, et cela afin que la justice de la loi fût accomplie en nous, qui marchons non selon la chair, mais selon l’Esprit.» Ro. 8, 3-4. Nous voyons dans ces versets que Dieu a condamné le péché dans la chair. Jésus s’est offert lui-même sans tache à Dieu par un esprit éternel et a servi le Dieu vivant (Hé. 9, 14). Ainsi le péché ne sortait pas de la chair. Il était mis à mort dans la chair, de sorte que sa chair ne devenait pas pécheresse. De cette façon, il a délivré le corps de l’emprise du péché. Il est ainsi notre précurseur sur le chemin de la perfection (Hé. 6, 1). Nous avons trouvé notre refuge dans l’espérance qui nous est offerte (Hé. 6, 19-20 ; 7, 18-19). Cette espérance est justement la rédemption du corps, sa libération à l’égard du péché.
«C’est lui, Jésus-Christ, qui est venu avec de l’eau et du sang ; non avec l’eau seulement, mais avec l’eau et avec le sang ; et c’est l’Esprit qui rend témoignage, parce que l’Esprit est la vérité.» C’est là le témoignage que Dieu a donné de son Fils. Celui qui croit au Fils de Dieu a ce témoignage en lui-même (1 Jn. 5, 5-10).
Nombreux étaient ceux qui venaient à Jean-Baptiste. Ils confessaient leurs péchés et Jean les baptisait dans le Jourdain. C’est comme cela qu’il préparait le chemin pour Jésus. Cependant, le péché que ces pécheurs confessaient réapparaissait constamment. C’est pour cette raison que Jean-Baptiste dit au peuple : «Moi, je vous baptise d’eau, pour vous amener à la repentance ; mais celui qui vient après moi est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de porter ses souliers. Lui, il vous baptisera du Saint-Esprit et de feu.» Mt. 3, 11. Jésus dit que parmi ceux qui sont nés de femmes, il n’en a point paru de plus grand que Jean-Baptiste, et pourtant, le plus petit dans le royaume des cieux est plus grand que lui (Mt. 11, 11-12).
Nous comprenons ici que Jésus n’est pas seulement venu avec le témoignage de l’eau, mais avec celui du sang et de l’Esprit. C’est d’ailleurs ce témoignage-là que Dieu a rendu au sujet de son Fils. Lorsque la mort de Christ agit dans notre corps, l’Esprit rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu et donc cohéritiers. C’est ainsi que nous parvenons aussi à la glorieuse liberté des enfants de Dieu, qui est la rédemption du corps, et que nous faisons aussi partie des prémices (Ro. 8, 15-23). Jésus est les prémices et il reviendra chercher ceux qui lui appartiennent. Ce sont ceux-là qui auront part à l’enlèvement (1 Co. 15, 22-23). La gloire que nous partagerons avec Jésus sera exactement en rapport avec la mesure dans laquelle sa mort aura agi dans notre corps (1 Co. 15, 40-49).
Nous pouvons encore lire à ce sujet Ph. 3, 8-14 et 2 Co. 4, 6-11. Et dans 2 Co. 6, 4-10, nous voyons que le corps de Paul était affranchi de tout péché conscient. Toutes ses souffrances ne produisaient en lui que des vertus.
Paul travaillait avec les Corinthiens afin qu’ils parviennent à la rédemption du corps, c’est-à-dire à l’affranchissement à l’égard de tous les péchés dont ils étaient esclaves (1 Co. 6, 9-20). Il travaillait de même avec les Colossiens pour que leur corps soit affranchi de tout le péché qui habite dans la chair (Col. 3).
Si nous sommes disciples de Christ, nous possédons l’Évangile, et nous travaillons à notre salut avec crainte et tremblement. L’Esprit rend alors témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu et héritiers (Ph. 2, 12-15).